La redistribution désigne les prélèvements et les transferts (prestations, services collectifs) qui modifient la répartition des revenus primaires. « Dans quelle mesure » impose d'évaluer l'ampleur et les limites.
La redistribution réduit-elle fortement les inégalités de revenu, et qu'est-ce qui limite son effet ?
Le plan en trois parties
Une réduction importante des écarts
- L'effet des prélèvements progressifs.Impôt sur le revenu (1914) ; rapport 5 ramené à 3,9 pour 100 000 € contre 20 000 € (barème 2024).
- L'effet des prestations et des services collectifs.Écart de 1 à 18 ramené à 1 à 3 (Insee, 2023, données 2019).
Une efficacité limitée
- Des prélèvements peu ou pas progressifs.CSG proportionnelle (1990) ; TVA régressive rapportée au revenu.
- Le non-recours.Environ un tiers des éligibles ne demandent pas le RSA (Drees, 2022).
Des effets discutés
- Le risque de désincitation.Okun (1975) ; prime d'activité (2016).
- Une redistribution qui ne touche pas la transmission.Élasticité de 0,41 en France (Corak, 2013).
La « prédistribution » (salaires, formation) serait-elle plus efficace que la redistribution ?