L'appartenance à la zone euro implique la perte de la politique monétaire et du change national. Le sujet invite à nuancer : les États gardent leur budget et bénéficient d'outils communs.
En transférant la politique monétaire à la BCE, les États de la zone euro ont-ils perdu toute capacité d'agir sur leur conjoncture ?
Le plan en trois parties
Des instruments nationaux perdus
- Plus de taux d'intérêt national.Politique monétaire unique depuis 1999.
- Plus de dévaluation possible.Ajustement par le chômage en Grèce et en Espagne, proche de 25 % en 2012.
Un instrument budgétaire conservé mais encadré
- Les budgets nationaux restent actifs.Bouclier tarifaire français (2021-2023) ; stabilisateurs automatiques en 2020.
- Ils sont contraints par des règles.Pacte de 1997, réforme d'avril 2024.
Des moyens d'action partagés
- La BCE protège aussi les États.« Whatever it takes » (2012), PEPP (2020).
- Des outils budgétaires communs émergent.NextGenerationEU, 750 Md€ (2020).
La souveraineté économique se partage-t-elle mieux qu'elle ne se perd ?