Les questions environnementales sont des problèmes publics construits. Les acteurs : pouvoirs publics, experts, ONG, entreprises, partis, mouvements citoyens ; les échelles : locale, nationale, européenne, mondiale. « En quoi » demande d'expliquer cette diversité, pas de la décrire.
Pourquoi le traitement des questions environnementales mobilise-t-il des acteurs multiples, entre coopération et conflit, à des échelles qui doivent s'articuler ?
Le plan en trois parties
Des acteurs multiples construisent les questions environnementales comme problèmes publics
- Les experts objectivent le problème.GIEC (1988) : réchauffement d'environ 1,1 °C sur 2011-2020 par rapport à 1850-1900.
- ONG, mouvements et partis le mettent à l'agenda.Kingdon (1984) ; « Affaire du siècle » (2018-2021) ; René Dumont (1974).
Des acteurs qui s'affrontent et coopèrent
- Conflits d'intérêts et de valeurs.« Gilets jaunes » (novembre 2018) ; abandon de Notre-Dame-des-Landes (17 janvier 2018).
- Coopérations et arène judiciaire.Convention citoyenne (2019-2020), loi Climat et résilience (22 août 2021) ; Urgenda (20 décembre 2019).
Des échelles qui s'emboîtent et se contrôlent
- Le mondial et l'européen fixent le cadre.Accord de Paris (2015) ; loi européenne sur le climat (2021) : −55 % en 2030.
- Le national et le local mettent en œuvre.Loi énergie-climat (2019) ; PCAET des intercommunalités de plus de 20 000 habitants (2015).
La judiciarisation du climat montre que la société civile cherche à obliger les États à tenir leurs engagements.