Les instruments sont la réglementation, la taxation, les marchés de quotas et les subventions à l'innovation verte. L'efficacité est environnementale (objectif atteint), économique (moindre coût) et pratique (application réelle). « Dans quelle mesure » impose d'évaluer un degré et des conditions.
Les instruments de politique environnementale réduisent-ils réellement les dommages causés par les externalités négatives, et à quelles conditions ?
Le plan en trois parties
Des instruments qui corrigent l'externalité et ont obtenu des résultats
- La norme garantit un seuil.Protocole de Montréal (1987) : environ 99 % des substances qui détruisent l'ozone éliminées.
- Taxe et quotas internalisent l'externalité au moindre coût.Pigou (1920), Coase (1960) ; SEQE-UE : environ −47 % d'émissions couvertes en 2023 par rapport à 2005.
Une efficacité réduite par les limites des instruments et les dysfonctionnements de l'action publique
- Norme contournable, taxe régressive, prix des quotas volatil.Volkswagen (2015) ; gel de la composante carbone à 44,6 € (2018) ; quota sous 5 € en 2013.
- Information imparfaite, lobbying, fraude, fuites de carbone.Surallocation de quotas gratuits ; fraude à la TVA sur les quotas (2008-2009), environ 5 milliards d'euros selon Europol.
Une efficacité qui se construit par la combinaison des instruments et l'échelle d'action
- Associer prix du carbone et subventions à l'innovation.Acemoglu, Aghion et al. (2012) ; Inflation Reduction Act (2022).
- Accompagner socialement et agir à la bonne échelle.Chèque énergie (2018) ; mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (2023).
L'efficacité des instruments nationaux dépend finalement de la coopération internationale, que menace le passager clandestin.