Le renseignement désigne l'information collectée et analysée pour la décision, et les services qui la produisent. « Au service des États » invite à étudier ses usages, mais aussi ses dérives. Bornes : 1947-1991, en comparant États-Unis et URSS.
Comment le renseignement devient-il pendant la guerre froide un instrument central de la puissance des deux Grands, et pourquoi pose-t-il la question de son contrôle ?
Le plan en trois parties
Des appareils de renseignement construits pour la guerre froide
- Côté américain, un renseignement centralisé et technique.National Security Act (1947), NSA (1952), U-2 (1956), satellites Corona (1960).
- Côté soviétique, un service à la fois extérieur et policier.KGB (1954), GRU ; surveillance des dissidents.
Savoir, voler, agir
- Mesurer la menace.Photos U-2 de Cuba (14 octobre 1962), agent Penkovsky.
- Voler des savoirs.Bombe soviétique (1949), affaire Farewell (1981-1982).
- Agir en secret.Iran (1953), Guatemala (1954), baie des Cochons (1961).
Un pouvoir diversement contrôlé
- Aux États-Unis, un contrôle démocratique tardif.Révélations de décembre 1974, commission Church (1975-1976), loi FISA (1978).
- En URSS, un service sans contre-pouvoir qui survit à l'État.Putsch d'août 1991, SVR et FSB (1995), Poutine à la tête du FSB (1998).
Les révélations d'Edward Snowden en 2013 montrent que la question du contrôle du renseignement n'a pas disparu avec la guerre froide.