Le sujet associe deux leviers : la formation et la circulation des étudiants, les transferts de technologie. Il faut mesurer ce qu'ils apportent à la puissance indienne, économique et géopolitique, de l'indépendance à nos jours.
Comment l'Inde a-t-elle fait de la formation de ses élites et de l'acquisition de technologies des leviers de puissance, et quelles limites cette stratégie rencontre-t-elle ?
Le plan en trois parties
1947-1991 : un État bâtisseur de savoirs
- Former une élite d'ingénieurs.IIT de Kharagpur (1951), Institutes of Technology Act (1961).
- Jouer des rivalités de la guerre froide.Aides soviétique (Bombay, 1958), allemande (Madras, 1959), américaine (Kanpur, 1959), britannique (Delhi, 1961).
- Une fuite des cerveaux.Départs vers les États-Unis après la loi de 1965.
Depuis 1991 : la circulation des cerveaux
- L'informatique tirée par l'ouverture.Software Technology Parks (1991), Bangalore, bug de l'an 2000.
- Une diaspora influente.Environ 18 millions de personnes (ONU, 2020) ; Nadella (2014), Pichai (2015).
Une puissance encore incomplète
- Des transferts de technologie négociés.Accord nucléaire (2008), Rafale et compensations (2016), Chandrayaan-3 (2023).
- Des dépendances persistantes.Recherche inférieure à 1 % du PIB ; semi-conducteurs importés ; 332 000 étudiants aux États-Unis en 2023-2024.
La rivalité sino-américaine offre à l'Inde une nouvelle occasion d'attirer les technologies, comme l'avait fait la guerre froide.