La connaissance réunit savoirs scientifiques et techniques et informations stratégiques. Les trois adjectifs fixent trois échelles : le pouvoir intérieur, la société, les relations internationales. Sans bornes explicites, on centre le sujet sur la période ouverte en 1945.
En quoi la maîtrise de la connaissance est-elle devenue pour les États un instrument de pouvoir, de transformation sociale et de puissance, alors même qu'elle tend à leur échapper ?
Le plan en trois parties
Connaître pour gouverner et se protéger
- Des institutions du renseignement au service de la décision.CIA (1947), NSA (1952), KGB (1954).
- Un contrôle des citoyens plus ou moins encadré.KGB police politique ; commission Church (1975-1976), loi FISA (1978).
- La protection des données comme souveraineté.ANSSI (2009), RGPD (2018).
Former pour transformer la société
- Former une élite nationale.IIT de Kharagpur (1951) ; National Defense Education Act (1958).
- Une ascension sociale et économique inégale.Bangalore après 1991 ; fuite des diplômés des IIT dans les années 1960-1970.
Savoir pour rivaliser et coopérer
- La connaissance, arme de la guerre froide.Bombe soviétique du 29 août 1949 ; affaire Farewell (1981-1982).
- Le cyberespace, rivalité et coopération.Stuxnet (2010), Snowden (2013), Appel de Paris (2018).
L'intelligence artificielle, concentrée entre quelques entreprises, renforcera-t-elle les États ou les dépossédera-t-elle de la maîtrise du savoir ?