Il faut définir l'histoire (connaissance critique) et la mémoire (souvenir vécu et plural), puis montrer leurs relations, à partir des deux jalons du programme : 1914 et la guerre d'Algérie.
En quoi l'histoire et la mémoire des conflits, qui s'opposent par leurs méthodes et leurs finalités, se nourrissent-elles et s'affrontent-elles à la fois ?
Le plan en trois parties
Deux rapports au passé
- La mémoire, vécue et plurielle.Halbwachs (1925) ; porteurs de mémoire de la guerre d'Algérie.
- L'histoire, critique et révisable.Renouvin (1925) ; Nora (1984).
Des relations de complémentarité
- Les mémoires fournissent sources et questions.<i>La Guerre sans nom</i> (1992) ; témoignage de Louisette Ighilahriz (2000).
- L'histoire corrige les mémoires.250 000 à 300 000 morts algériens selon les historiens, contre 1,5 million selon l'État algérien.
Des tensions
- Quand l'État légifère.Loi du 23 février 2005 ; appel « Liberté pour l'histoire ».
- Quand l'historien devient acteur de la mémoire.Rapport Stora (2021).
Ricœur appelait à une « juste mémoire » : l'histoire en est peut-être la condition.