Le sujet porte sur la construction des mémoires après 1945, pas sur le génocide lui-même. Il faut identifier les acteurs (témoins, historiens, juges, États, organisations internationales) et les enjeux (vérité, justice, identité, transmission), en traitant les deux génocides.
Comment les mémoires du génocide des Juifs et des Tsiganes, d'abord marginales, ont-elles été construites depuis 1945, et pourquoi restent-elles un enjeu ?
Le plan en trois parties
1945-1961 : des mémoires étouffées
- Des procès qui n'isolent pas le génocide.Nuremberg (1945-1946), crime contre l'humanité.
- Une mémoire nationale centrée sur la Résistance et la déportation politique.Loi du 14 avril 1954 en France.
1961-1990 : le réveil
- La parole des témoins.Procès Eichmann (1961).
- Le travail des historiens et des militants.Hilberg (1961), Paxton (1973), Klarsfeld (1978), <i>Shoah</i> (1985).
Depuis 1990 : reconnaissance officielle et inégale
- Les États reconnaissent.Chirac au Vél' d'Hiv (1995), 27 janvier (ONU, 2005).
- Les Tsiganes, reconnus tardivement.Schmidt (1982), 2 août (2015), Montreuil-Bellay (2016).
Avec la disparition des derniers témoins, la transmission passe désormais par les lieux, les archives et l'école.