Le terrorisme est un mode d'action violent visant à produire la peur pour un effet politique ; la guerre est un affrontement armé organisé au service d'un but politique. Le sujet porte surtout sur le terrorisme djihadiste depuis les années 1990.
Le terrorisme, qui partage avec la guerre sa finalité politique, peut-il être considéré comme une guerre alors qu'il n'en a ni les acteurs ni les formes classiques ?
Le plan en trois parties
Une violence politique qui relève de la guerre
- Une finalité politique.Al-Qaïda contre l'« ennemi lointain » ; califat de Daech (2014).
- Une qualification assumée par les États.« Acte de guerre » (Bush, 20 septembre 2001) ; « La France est en guerre » (Hollande, 16 novembre 2015).
Une violence qui échappe aux formes de la guerre
- Ni armée, ni front, des civils pour cibles.11 septembre 2001 (2 977 morts) ; 13 novembre 2015 (130 morts).
- Une guerre contre une méthode n'a pas de fin.« Guerre contre la terreur » ; Irak (2003).
Un mode d'action au sein de guerres plus larges
- Le terrorisme combiné à une guerre territoriale.Daech en Irak et en Syrie (2014-2019).
- Des réponses à la fois militaires, policières et judiciaires.Résolution 1368 (2001), résolution 2249 (2015) ; coopération internationale.
Le choix des mots (guerre ou crime) engage aussi les libertés publiques dans les démocraties.