Le schéma classique est la guerre entre États, menée par des armées régulières au service d'un but politique (De la guerre, 1832). « Toujours » impose de juger sa validité jusqu'au XXIe siècle.
Le modèle clausewitzien permet-il encore de comprendre des guerres menées par des acteurs non étatiques, ou n'en subsiste-t-il que la définition politique de la guerre ?
Le plan en trois parties
Un schéma forgé par la guerre entre États (1793-1945)
- Une définition politique née de l'expérience napoléonienne.Levée en masse (1793), Iéna (1806), De la guerre (1832).
- Un modèle confirmé puis poussé à l'extrême.1870-1871 ; guerres totales 1914-1945 ; Ludendorff (1935).
Un schéma remis en cause depuis 1945
- La dissuasion interdit la guerre absolue entre grandes puissances.Hiroshima (1945) ; Aron (1976).
- Guerres irrégulières et acteurs transnationaux.Algérie (1954-1962) ; 11 septembre 2001 ; van Creveld (1991).
Une grille qui reste pertinente
- Des buts politiques affichés par les djihadistes.Califat de Daech (29 juin 2014).
- Primauté du politique et retour de la guerre interétatique.Afghanistan (2001-2021) ; Ukraine (24 février 2022).
Faire la paix avec un acteur non étatique est-il possible ? C'est la question de l'axe 2.