Il s'agit de l'objet de travail conclusif : la Chine utilise-t-elle ses programmes spatiaux et maritimes pour s'affirmer, en particulier face aux États-Unis ? « Face au reste du monde » invite à envisager rivalités, attraction et résistances. Bornes : des années 1990-2000 à aujourd'hui.
La conquête de l'espace et des océans fait-elle de la Chine une puissance capable de rivaliser avec les États-Unis et d'entraîner d'autres États, ou suscite-t-elle des résistances qui en limitent la portée ?
Le plan en trois parties
Une conquête voulue et planifiée par l'État-parti
- Une volonté politique affichéeObjectif de « puissance maritime » (2012) ; « rêve chinois » de Xi Jinping.
- Des réalisations spatiales et navales rapidesShenzhou 5 (2003), Chang'e 4 (2019), Tiangong (2022) ; première marine du monde par le nombre de bâtiments.
Un outil de puissance face aux États-Unis
- Prestige, autonomie et sécuritéBeidou (2020) contre le GPS ; base de Djibouti (2017) ; routes de la soie maritimes (2013).
- Une offre de coopération alternativeStation lunaire sino-russe (2021) ; expériences étrangères sur Tiangong avec l'ONU.
Des résistances et des limites
- Le droit et les voisinsSentence du 12 juillet 2016 rejetée par Pékin ; tensions avec les Philippines et le Viêt Nam.
- Alliances et vulnérabilitésQuad, AUKUS (2021), amendement Wolf (2011), dépendance au détroit de Malacca.
La course au retour humain sur la Lune, avant 2030 pour Pékin, sera un test visible de la rivalité sino-américaine.