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Thème 1 — Axe 2 : enjeux diplomatiques et coopérations

Station spatiale internationale, ZEE et convention de Montego Bay, haute mer, la Chine à la conquête de l'espace et des mers (spécialité HGGSP de Tle)

À propos de cette page
Ce cours d' en terminale sur « Thème 1 — Axe 2 : enjeux diplomatiques et coopérations » suit le programme officiel d' de terminale. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Mers et espace : deux espaces communs, deux régimes juridiques, Coopérer pour la recherche : la naissance de la Station spatiale internationale, L'ISS, une coopération fondée sur l'interdépendance, et ses limites, Partager les mers : ZEE et convention de Montego Bay. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale à réussir en .

2 sujets de dissertation traités : l’analyse des termes, la problématique, le plan en trois parties avec ses appuis précis, et surtout l’introduction et la conclusion entièrement rédigées — les deux moments que les copies ratent le plus.

Tombés au bac sur cette question

Les sujets réels des sessions précédentes : les deux premiers sont corrigés ci-dessous.

  • 2024 · Centres étrangers — Mers et océans : entre affirmation des puissances et coopérations internationales. voir le sujet complet →
  • 2025 · Asie — Les acteurs de la conquête spatiale, entre rivalités et coopérations. voir le sujet complet →
  • 2022 · Amérique du Sud — La conquête de l'espace, des mers et des océans : un outil de l'affirmation de la puissance chinoise face au reste du monde ? voir le sujet complet →
  • 2025 · Nouvelle-Calédonie — Mers et océans : des espaces d'affrontements et de coopérations voir le sujet complet →
  • 2025 · Nouvelle-Calédonie — L'affirmation de la Chine , dans l'espace et sur les océans, lui permet -elle d'être une grande puissance ? voir le sujet complet →
  • 2022 · Polynésie française — Les États et la maîtrise des mers et des océans : enjeux, compétition et coopération. voir le sujet complet →
  • 2022 · Nouvelle-Calédonie — La Chine, acteur majeur des nouveaux espaces de conquête ? voir le sujet complet →

Sujet 1 — Mers et océans : entre affirmation des puissances et coopérations internationales.

Analyse des termes — Les mers et océans couvrent environ 71 % du globe ; l'affirmation des puissances désigne la capacité d'un État à imposer sa présence et ses intérêts (marine, appropriation de zones, contrôle des flux), les coopérations internationales désignent les accords et institutions qui organisent le partage, l'exploitation et la protection de ces espaces. Bornes : de la proclamation Truman (1945) à l'entrée en vigueur de l'accord sur la haute mer (2026), à l'échelle mondiale.

Problématique — Dans quelle mesure la coopération internationale parvient-elle à encadrer l'affirmation des puissances sur les mers et les océans ?

Introduction rédigéeLe 12 juillet 2016, un tribunal arbitral constitué en application de la convention des Nations unies sur le droit de la mer donne raison aux Philippines contre la Chine en mer de Chine méridionale ; Pékin déclare aussitôt la sentence « nulle et non avenue ». L'épisode résume la tension qui traverse les espaces maritimes. Les mers et océans, qui couvrent environ 71 % de la surface du globe, sont d'un côté le terrain où les États affirment leur puissance : par leur marine, par l'appropriation de zones et de ressources, par le contrôle des routes où transite l'essentiel du commerce mondial. Ils sont de l'autre des espaces en grande partie communs, que seules des règles partagées peuvent organiser : c'est l'objet des coopérations internationales, accords et institutions par lesquels les États partagent, exploitent et protègent la mer. Depuis la proclamation Truman de 1945, qui ouvre la territorialisation des mers, jusqu'à l'entrée en vigueur de l'accord sur la haute mer en 2026, ces deux logiques n'ont cessé de s'entremêler. Dans quelle mesure la coopération internationale parvient-elle à encadrer l'affirmation des puissances sur les mers et les océans ? Nous verrons d'abord que les mers sont devenues un espace d'affirmation et d'appropriation, puis que le droit de la mer a construit un cadre de coopération pour les partager, enfin que la préservation des océans, bien commun, demeure une coopération inachevée, fragilisée par les rivalités.

I. Des espaces d'affirmation et d'appropriation

  • Depuis 1945, les États étendent leur emprise sur les mers : c'est la territorialisation.Proclamation Truman (28 septembre 1945), déclaration de Santiago (1952), ZEE de 200 milles couvrant un peu plus d'un tiers de l'océan.
  • Maîtriser les routes maritimes est un attribut de puissance.Environ 80 % du commerce mondial en volume passe par la mer ; bases américaine, française et chinoise (2017) à Djibouti, près du détroit de Bab el-Mandeb.
  • Les revendications concurrentes nourrissent des tensions.Îles artificielles chinoises aux Spratleys depuis 2013 ; crise gréco-turque de l'été 2020 en Méditerranée orientale.

II. Un droit de la mer qui organise le partage

  • La convention de Montego Bay encadre les appétits par un compromis.Signée le 10 décembre 1982, en vigueur en 1994 : mer territoriale de 12 milles, ZEE de 200 milles, libertés de la haute mer.
  • Des institutions permettent de régler les différends par le droit.Tribunal international du droit de la mer : délimitation Bangladesh-Birmanie en 2012 ; Commission des limites du plateau continental (programme français EXTRAPLAC).
  • Les puissances coopèrent aussi pour sécuriser les mers.Opération européenne Atalante contre la piraterie au large de la Somalie depuis décembre 2008.

III. Préserver un bien commun : une coopération inachevée

  • La surexploitation impose des coopérations sur les ressources.Plus d'un tiers des stocks surexploités (FAO, 2024) ; plan de reconstitution du thon rouge par l'ICCAT (2007) ; accord de l'OMC sur les subventions (2022).
  • La haute mer se dote enfin de règles de protection.Accord BBNJ adopté le 19 juin 2023, entré en vigueur le 17 janvier 2026 ; objectif « 30x30 » de Kunming-Montréal (2022).
  • Mais les puissances contournent ou refusent les règles communes.Rejet chinois de la sentence du 12 juillet 2016 ; non-ratification américaine ; décret de Donald Trump sur les grands fonds (avril 2025).
Conclusion rédigéeLes mers et océans ne sont donc ni un simple champ de bataille, ni un espace pacifié par le droit. Depuis 1945, les États y affirment leur puissance en s'appropriant des zones et en contrôlant les routes ; la convention de Montego Bay a canalisé ces appétits en les consacrant, et ses institutions permettent de régler des différends. Mais la coopération reste dépendante de la bonne volonté des puissances : la Chine récuse le juge quand il lui donne tort, les États-Unis restent hors de la convention, et la protection de la haute mer n'est entrée en vigueur qu'en 2026. La coopération encadre l'affirmation des puissances sans la soumettre. Reste à savoir si le nouvel accord sur la haute mer et le débat sur l'exploitation des grands fonds marqueront l'avènement d'une gouvernance commune de l'océan, ou l'ouverture d'une nouvelle course aux ressources, comparable à celle qui se dessine dans l'espace.

Le piège — Faire deux blocs étanches, « puissances » puis « coopérations », sans montrer que les puissances utilisent aussi la coopération et le droit (la ZEE sert la France) et que les coopérations naissent des rivalités.

Sujet 2 — Les acteurs de la conquête spatiale, entre rivalités et coopérations.

Analyse des termes — Les acteurs sont les États (et leurs agences), les organisations interétatiques comme l'ESA, et désormais les entreprises privées ; la conquête spatiale désigne l'exploration et l'utilisation de l'espace depuis le lancement de Spoutnik (4 octobre 1957). Le sujet invite à montrer comment rivalités et coopérations évoluent et se combinent selon les acteurs, jusqu'aux recompositions actuelles.

Problématique — Comment les acteurs de la conquête spatiale, de plus en plus nombreux, passent-ils de la rivalité à la coopération, sans que l'une n'efface jamais l'autre ?

Introduction rédigéeLe 2 novembre 2000, un Américain et deux Russes s'installent à bord de la Station spatiale internationale : onze ans après la chute du mur de Berlin, les héritiers des deux camps de la course à la Lune partagent le même habitacle. Vingt-deux ans plus tard, l'invasion de l'Ukraine rompt la coopération spatiale entre l'Europe et la Russie, tandis que la Chine, exclue de la station, achève la sienne. La conquête spatiale, c'est-à-dire l'exploration et l'utilisation de l'espace extra-atmosphérique depuis le lancement de Spoutnik le 4 octobre 1957, a d'abord été l'affaire de deux superpuissances. Ses acteurs se sont depuis multipliés : agences nationales, organisations interétatiques comme l'Agence spatiale européenne, nouvelles puissances comme la Chine ou l'Inde, et entreprises privées comme SpaceX. Entre eux, rivalités et coopérations ne se succèdent pas simplement : elles se combinent. Comment les acteurs de la conquête spatiale, de plus en plus nombreux, passent-ils de la rivalité à la coopération, sans que l'une n'efface jamais l'autre ? Nous verrons d'abord que des États rivaux ont appris à coopérer pendant la guerre froide, puis que la Station spatiale internationale marque l'apogée d'une coopération entre agences au moment où les acteurs se multiplient, enfin que la coopération se recompose aujourd'hui en blocs, sur fond de rivalités renouvelées.

I. Des États rivaux qui apprennent à coopérer (1957-1991)

  • La conquête naît d'une rivalité de superpuissances.Spoutnik (4 octobre 1957), Apollo 11 (juillet 1969) : l'espace comme vitrine idéologique de la guerre froide.
  • Les rivaux fixent pourtant des règles et des gestes communs.Traité de l'espace (27 janvier 1967) ; amarrage Apollo-Soyouz (17 juillet 1975) ; système de sauvetage COSPAS-SARSAT (1979).
  • Les puissances moyennes coopèrent pour exister.Création de l'Agence spatiale européenne (1975) ; premier lancement d'Ariane depuis Kourou (24 décembre 1979).

II. L'ISS, sommet de la coopération entre agences, et la multiplication des acteurs

  • Après la guerre froide, la coopération devient la norme entre anciens adversaires.Accord Gore-Tchernomyrdine (1993) ; accord intergouvernemental du 29 janvier 1998 (15 États, 5 agences) ; occupation permanente depuis le 2 novembre 2000.
  • De nouvelles puissances étatiques s'affirment, souvent seules.Yang Liwei (2003), station Tiangong (2021-2022) ; Chandrayaan-3 indienne au pôle Sud lunaire (23 août 2023) ; sonde émirienne Hope autour de Mars (2021).
  • Les entreprises privées deviennent des acteurs à part entière.Crew Dragon de SpaceX dessert l'ISS depuis 2020 ; loi américaine de 2015 sur la propriété des ressources extraites ; missions privées Axiom vers l'ISS (2022).

III. Des coopérations en blocs, sur fond de rivalités renouvelées

  • La coopération se recompose en camps concurrents.Accords Artemis (13 octobre 2020, signés par la France en 2023) contre Station internationale de recherche lunaire sino-russe (2021) ; amendement Wolf (2011) excluant la Chine.
  • Les crises géopolitiques atteignent la coopération.Invasion de l'Ukraine (2022) : fin de la coopération ExoMars et départ des Soyouz de Kourou ; essai antisatellite russe du 15 novembre 2021 menaçant l'ISS.
  • Des coopérations scientifiques et utilitaires persistent.Télescope James Webb (NASA, ESA, Agence spatiale canadienne), lancé le 25 décembre 2021 ; charte « Espace et catastrophes majeures » (2000).
Conclusion rédigéeDes deux superpuissances de 1957 aux dizaines d'États et d'entreprises d'aujourd'hui, la conquête spatiale n'a jamais été ni purement rivale, ni purement coopérative. Les rivaux de la guerre froide ont posé des règles communes et esquissé des gestes de détente ; la fin de l'affrontement a permis la Station spatiale internationale, sommet d'une coopération fondée sur l'interdépendance. Mais l'arrivée de la Chine, la montée des acteurs privés et le retour des tensions avec la Russie recomposent la coopération en blocs concurrents, autour des accords Artemis ou du projet sino-russe de station lunaire. La coopération apparaît ainsi comme un instrument au service des acteurs plus que comme un but en soi. La fin programmée de l'ISS vers 2030 posera une question décisive : l'orbite basse et la Lune deviendront-elles des espaces partagés, ou les terrains d'une nouvelle course entre blocs et entreprises ?

Le piège — Consacrer deux parties à la course à l'espace des années 1960 : le sujet porte sur les acteurs et sur la combinaison des rivalités et des coopérations jusqu'à aujourd'hui, avec les entreprises privées et la Chine.

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