Affirmation des puissances : marine, appropriation de zones, contrôle des routes. Coopérations internationales : accords et institutions qui partagent, exploitent et protègent les mers. Bornes : de 1945 à l'accord sur la haute mer (2023, en vigueur 2026).
Dans quelle mesure la coopération internationale parvient-elle à encadrer l'affirmation des puissances sur les mers et les océans ?
Le plan en trois parties
Des espaces d'affirmation et d'appropriation
- La territorialisation des mers depuis 1945Proclamation Truman (1945), déclaration de Santiago (1952), ZEE de 200 milles.
- Le contrôle des routes et des détroitsEnviron 80 % du commerce mondial en volume par la mer ; bases à Djibouti, dont la base chinoise (2017).
- Des revendications conflictuellesÎles artificielles aux Spratleys (depuis 2013) ; crise gréco-turque de 2020.
Un droit qui organise le partage
- Le compromis de Montego BayConvention du 10 décembre 1982, en vigueur en 1994.
- Des institutions pour régler les différendsTribunal de Hambourg : délimitation Bangladesh-Birmanie (2012).
- La sécurité maritime partagéeOpération européenne Atalante (2008).
Préserver un bien commun, une coopération inachevée
- Gérer les ressources halieutiquesORGP ; plan thon rouge de l'ICCAT (2007).
- Protéger la haute merAccord BBNJ (2023), en vigueur le 17 janvier 2026.
- Des puissances qui contournent le droitRejet chinois de la sentence de 2016 ; décret américain sur les grands fonds (2025).
La course aux nodules polymétalliques des grands fonds dira si l'océan devient un bien commun géré en commun ou une nouvelle frontière de l'appropriation.