06 29 33 79 32 Je réserve ici

Lycée · Terminale · L'État et le pouvoir politique

La politique est-elle affaire de morale ?

Sujet de dissertation — L'État et le pouvoir politique, Terminale

← Les 30 sujets de « L'État et le pouvoir politique »
Analyse des termes

La morale juge les intentions selon des principes inconditionnels, la politique vise des résultats dans un monde de rapports de forces. Le sujet demande si cette différence de logique interdit à la morale de commander l'action politique.

Problématique

L'action politique doit-elle être jugée selon les principes de la morale, ou obéit-elle à une exigence propre que la morale ignore ?

Le plan en trois parties

I

La politique paraît obéir à ses propres lois

  1. Le prince doit apprendre à n'être pas bon quand la conservation de l'État l'exige.Machiavel, Le Prince
  2. L'homme politique assume les conséquences de ses actes : l'éthique de responsabilité n'est pas celle de la conviction.Weber, Le Savant et le Politique
  3. Le droit règle les actions extérieures, la morale les intentions : ce sont deux ordres distincts.Kant, Doctrine du droit
TransitionL'autonomie du politique rend compte de décisions que la morale ordinaire condamnerait. Mais poussée à bout, elle autorise tout, et l'on ne voit plus au nom de quoi condamner un crime d'État.
II

Mais une politique sans morale est un brigandage

  1. Sans justice, les États ne sont que de vastes bandes de brigands.Augustin, La Cité de Dieu, IV, 4
  2. La vraie politique ne peut faire un pas sans avoir rendu hommage à la morale.Kant, Projet de paix perpétuelle
  3. La cité vise le bien vivre : la politique est d'emblée une question éthique.Aristote, Les Politiques, I
TransitionSoumettre la politique à la morale risque l'impuissance, l'y soustraire risque le cynisme. La sortie consiste à inscrire l'exigence morale dans les institutions plutôt que dans les consciences.
III

La morale ne s'applique pas en politique, elle s'y traduit en institutions

  1. De bonnes institutions font concourir des mobiles intéressés à un résultat conforme au droit.Kant, Idée d'une histoire universelle
  2. C'est la structure de base de la société, et non la vertu des gouvernants, qui est le premier objet de la justice.Rawls, Théorie de la justice
  3. La séparation des pouvoirs produit de la modération sans exiger des hommes qu'ils soient vertueux.Montesquieu, De l'esprit des lois, XI
Ouverture

Un homme politique doit-il être jugé sur ses intentions, sur ses actes ou sur les institutions qu'il laisse derrière lui ?

← Les 30 sujets de « L'État et le pouvoir politique »
Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Soutien scolaire à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs