Ressources · 3ᵉ · SVT
Fiche de révision : Génétique et évolution
Des individus tous différents ; brassage à la méiose (paires séparées au hasard, crossing-over) et à la fécondation ; tableau de croisement et arbre généalogique ; diversité génétique d’une population ; de la diversité génétique à la biodiversité.
Diversité génétique : du brassage à la biodiversité
Fiche méthode
(SVT 3ᵉ · Le vivant et son évolution · Diversité génétique)
La démarche pour raisonner sur la diversité génétique
1. Qui est concerné ? Un individu, un couple, une famille ou une population ; quels gènes, quels allèles, lequel est dominant.
2. Quels gamètes ? Un 2 par gène hétérozygote porté par une paire différente ; le crossing-over en ajoute.
3. Quels enfants ? Tableau de croisement, puis génotypes, phénotypes et probabilités ; arbre généalogique pour une famille.
4. Quelle diversité ? Nombre d’allèles, part d’hétérozygotes, taille et isolement de la population ; conséquence face à un changement.
Cas 1 · Trouver l’origine d’une différence
Réflexe — allèle nouveau → mutation ; combinaison nouvelle → brassage ; mêmes allèles → milieu.
Exemple. Deux chatons d’une même portée n’ont pas le même pelage ; deux boutures d’un même saule n’ont pas la même hauteur, l’une à l’ombre. Origine ?
Chatons : brassage (gamètes différents). Boutures : clones, donc milieu.
Attention — la reproduction sexuée combine les allèles, elle n’en crée pas.
Cas 2 · Compter les sortes de gamètes
Réflexe — je garde les gènes hétérozygotes sur des paires différentes → un 2 par gène → je multiplie.
Exemple. Un individu (P ; p), (Q ; Q), (R ; r), (S ; s), (T ; t), cinq gènes sur cinq paires différentes. Combien de sortes de gamètes ?
4 gènes hétérozygotes, (Q ; Q) ne compte pas : 2 × 2 × 2 × 2 = 16.
Attention — deux gènes d’un même chromosome voyagent ensemble, sauf crossing-over.
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Cas 3 · Remplir un tableau de croisement
Réflexe — gamètes de chaque parent → cases → génotypes → phénotypes → je compte les cases.
Exemple. Mère (A ; B), père (B ; B). Groupes possibles des enfants ?
Cases (A ; B) et (B ; B) : AB 1 fois sur 2, B 1 fois sur 2 ; jamais A ni O.
Attention — « 1 chance sur 4 » ne donne pas exactement un enfant sur quatre dans une famille.
Cas 4 · Lire un arbre généalogique
Réflexe — couple non atteint + enfant atteint → récessif ; génotypes sûrs d’abord, possibles ensuite.
Exemple. Une fille atteinte naît de deux parents non atteints ; son frère n’est pas atteint. Génotypes ?
Allèle récessif a : fille (a ; a), parents (N ; a), frère (N ; N) ou (N ; a), à trancher par un test génétique.
Attention — pour un allèle récessif, l’enfant non atteint d’un parent atteint est forcément porteur.
Cas 5 · Comparer la diversité de deux populations
Réflexe — nombre d’allèles et part d’hétérozygotes → puis taille, isolement, fondateurs, consanguinité.
Exemple. Population X : 14 allèles pour 5 gènes, 48 % d’hétérozygotes. Population Y : 6 allèles, 12 %. Laquelle est la plus menacée ?
Y, bien moins diverse : probablement petite ou isolée, elle a moins de chances de résister à un changement.
Attention — un grand effectif ne garantit pas la diversité : peu de fondateurs, peu d’allèles.
Cas 6 · Juger un risque pour une espèce ou une culture
Réflexe — graines ou clones ? populations reliées ou isolées ? variétés nombreuses ou une seule ?
Exemple. Une oliveraie est plantée de boutures d’un seul olivier. Que risque-t-elle face à une maladie nouvelle ?
Arbres clones, aux mêmes allèles : tous sensibles ou tous résistants. Mieux vaut mélanger plusieurs variétés.
Attention — une espèce ne fabrique pas l’allèle dont elle a besoin : seuls comptent ceux déjà présents.
Les pièges
- Dire que le brassage ou la sélection artificielle créent des allèles : seule la mutation en crée.
- Compter un gène homozygote dans le nombre de gamètes, ou les chromosomes au lieu des paires (210 au lieu de 25).
- Croire qu’après un enfant atteint, le suivant a moins de risque : chaque fécondation est un nouveau tirage.
- Répondre 1/2 au lieu de 2/3 pour la part de porteurs parmi les enfants non atteints de deux hétérozygotes.
- Prendre un porteur sain pour une personne sans l’allèle : seul un test génétique les distingue.
- Croire qu’une population nombreuse est forcément diverse, ou que la consanguinité crée les allèles défavorables.
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