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Introduction : la périodisation de l'histoire

Découper le temps : Antiquité, Moyen Âge, époque moderne, ruptures et continuités, périodes selon les aires (programme d'histoire de 2nde)

À propos de cette page
Ce cours d' en seconde sur « Introduction : la périodisation de l'histoire » suit le programme officiel d' de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Périodiser : pourquoi découper le temps ?, Mesurer le temps : calendriers, ères et siècles, Une invention européenne : des six âges du monde aux quatre périodes, Les grandes périodes et leurs bornes conventionnelles. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en .
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Les repères à connaître

15 repères. Chacun porte ce qu'il permet de dater ou d'expliquer : c'est ce qui fait la différence entre réciter et argumenter.

  1. Vers 3300 av. J.-C.Invention de l'écriture en Mésopotamie (Uruk)Borne conventionnelle entre la Préhistoire et l'Antiquité : l'histoire commence avec les documents écrits.
  2. 221 av. J.-C.Unification de la Chine par le premier empereur QinOuvre la Chine impériale, dont l'histoire est découpée par dynasties jusqu'en 1912.
  3. 476Déposition de Romulus Augustule, dernier empereur romain d'OccidentBorne conventionnelle entre l'Antiquité et le Moyen Âge, choisie selon un critère politique.
  4. Vers 525Denys le Petit calcule l'ère chrétienneFonde le comptage des années « avant » et « après J.-C. », sans année zéro.
  5. 622Hégire : départ de Muhammad de La Mecque pour MédineAn 1 du calendrier musulman : une autre ère, un autre comptage des années.
  6. 1453Prise de Constantinople par les OttomansPremière borne possible entre le Moyen Âge et l'époque moderne (critère politique).
  7. 1492Christophe Colomb atteint les AntillesSeconde borne possible de la fin du Moyen Âge ; origine du mot « précolombien ».
  8. 1582Réforme du calendrier par le pape Grégoire XIIILe calendrier grégorien, adopté peu à peu dans le monde, sert aujourd'hui aux usages civils presque partout.
  9. 1688Cellarius publie une Historia medii aeviInstalle la tripartition histoire ancienne / Moyen Âge / histoire nouvelle dans l'enseignement.
  10. 1789Révolution françaiseBorne conventionnelle entre l'époque moderne et l'époque contemporaine dans le découpage français.
  11. 22 septembre 1792An I de la République (calendrier républicain)Exemple d'ère proclamée par les acteurs eux-mêmes ; calendrier aboli le 1er janvier 1806.
  12. 1868Début de l'ère Meiji au JaponDepuis cette date, chaque empereur japonais ouvre une ère qui sert à dater les années.
  13. 1912Abdication du dernier empereur de ChineFin de la périodisation dynastique ; la Chine républicaine adopte le calendrier grégorien.
  14. 1958Fernand Braudel publie « La longue durée » dans les AnnalesDistingue temps long, conjoncture et événement : une date n'a pas le même sens à chaque échelle.
  15. 2014Jacques Le Goff, Faut-il vraiment découper l'histoire en tranches ?Défend un « long Moyen Âge » jusque vers 1750 : la périodisation est un outil discutable.
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Périodiser : pourquoi découper le temps ?

Le temps que vivent les sociétés est continu : aucun matin de 476 ou de 1789 n'a vu les hommes se réveiller dans une époque nouvelle. Pour rendre ce continu intelligible, l'historien le découpe en périodes, c'est-à-dire en tranches de temps auxquelles il attribue une cohérence : une organisation politique, une économie, une culture ou des croyances qui durent. Ce découpage s'appelle la périodisation. C'est l'objet de l'introduction du programme d'histoire de seconde (BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019), avant l'étude du monde méditerranéen.

Périodisation : opération par laquelle l'historien divise le passé en périodes, séparées par des bornes (dates ou événements) qu'il choisit selon un critère explicite.

La périodisation remplit trois fonctions. Elle ordonne : placer un fait dans une période, c'est déjà dire avec quoi il faut le comparer. Elle explique : faire commencer l'« époque contemporaine » en 1789, c'est affirmer que la Révolution française ouvre un monde nouveau, fondé sur la souveraineté nationale et l'égalité des droits. Elle transmet : les programmes, les manuels et les musées reposent sur ces tranches, qui deviennent une culture commune.

Mais toute période est une construction. Elle est faite après coup, par des historiens situés dans un lieu et un moment, avec leurs propres questions. Jacques Le Goff le rappelle en 2014 dans Faut-il vraiment découper l'histoire en tranches ? (Seuil) : le découpage est nécessaire au travail historique, mais il n'est jamais neutre, car il hiérarchise ce qui compte. Choisir 476 comme borne, c'est privilégier le politique ; retenir l'imprimerie de Gutenberg, mise au point à Mayence vers 1450, c'est privilégier la technique et la culture.

Méthode : devant toute date-borne, pose trois questions. Qui l'a choisie ? Quand ? Selon quel critère (politique, économique, technique, religieux, culturel) ?

Ce chapitre fournit donc des outils : mesurer le temps, nommer les périodes, discuter leurs bornes, comparer les découpages d'une aire culturelle à l'autre. Ils serviront dans tous les chapitres de l'année.

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Mesurer le temps : calendriers, ères et siècles

Avant de découper le temps, il faut le compter. Un calendrier organise l'année à partir des mouvements des astres : le Soleil (calendrier solaire), la Lune (calendrier lunaire) ou les deux (luni-solaire). Une ère est le point de départ à partir duquel on numérote les années : un événement jugé fondateur.

ÈrePoint de départQui la fixe, quand
Ère chrétienneNaissance supposée du Christ (an 1)Le moine Denys le Petit, vers 525 ; diffusée par Bède le Vénérable (731)
Ère de l'HégireDépart de Muhammad de La Mecque pour Médine, 622Adoptée sous le calife Omar, vers 638
Ère républicaineFondation de la République, 22 septembre 1792Convention nationale, 1793 ; abolie le 1er janvier 1806
Ères japonaisesAvènement de chaque empereur depuis 1868Ère Reiwa depuis le 1er mai 2019

Le calendrier lui-même change. Le calendrier julien, voulu par Jules César et en vigueur depuis 45 av. J.-C., prend un jour de retard sur le Soleil environ tous les 128 ans. En 1582, la bulle Inter gravissimas du pape Grégoire XIII le corrige : le jeudi 4 octobre est suivi du vendredi 15 octobre. Ce calendrier grégorien est adopté par la France dès décembre 1582, par la Grande-Bretagne en 1752, par le Japon en 1873, par la Russie en 1918.

Dans l'ère chrétienne, le siècle regroupe cent années : le Ier siècle va de l'an 1 à l'an 100, le XVe de 1401 à 1500, et le XXIe a commencé le 1er janvier 2001. Il n'existe pas d'année zéro : l'an 1 av. J.-C. est suivi de l'an 1 apr. J.-C. Pour les temps très anciens, les préhistoriens comptent en années « avant le présent » (BP, Before Present), le présent étant fixé par convention à 1950, au moment des premières datations au carbone 14.

Exemple de calcul : de 50 av. J.-C. à 50 apr. J.-C., il s'écoule 99 ans et non 100, puisque l'année zéro n'existe pas. En revanche, 1789 appartient au XVIIIe siècle, et 1800 encore au XVIIIe.
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Une invention européenne : des six âges du monde aux quatre périodes

Les grandes périodes que nous employons sont nées en Europe, par couches successives. Les premiers découpages sont religieux. Au début du Ve siècle, Augustin, évêque d'Hippone, divise dans La Cité de Dieu (rédigée entre 413 et 426) l'histoire humaine en six âges, sur le modèle des six jours de la Création. Vers 407, Jérôme commente le livre de Daniel et y lit la succession de quatre empires universels. Ce temps chrétien est linéaire et orienté : il a un commencement, la Création, et une fin, le Jugement dernier.

Au XIVe siècle, le poète italien Pétrarque (1304-1374) oppose la lumière de l'Antiquité romaine aux « ténèbres » des siècles qui l'ont suivie. Les humanistes reprennent l'idée : en 1469, l'éditeur Giovanni Andrea Bussi parle d'une media tempestas, un « temps du milieu ». Le Moyen Âge naît donc comme un entre-deux, défini négativement par ceux qui voulaient renouer avec l'Antiquité. En 1550, Giorgio Vasari parle de rinascita des arts : c'est l'origine du mot « Renaissance », dont Jules Michelet fait en 1855 le titre d'un volume de son Histoire de France.

À la fin du XVIIe siècle, le professeur allemand Christoph Keller, dit Cellarius, publie des manuels d'histoire ancienne, d'histoire du Moyen Âge (Historia medii aevi, 1688) et d'histoire nouvelle. La tripartition devient un cadre d'enseignement.

Au XIXe siècle, la France ajoute une quatrième période : l'époque contemporaine, ouverte par la Révolution de 1789. Le découpage en quatre périodes s'impose dans l'enseignement secondaire et universitaire. On le fait précéder de la Préhistoire, notion qui s'impose après 1859, quand la communauté savante admet, à la suite de Jacques Boucher de Perthes, la très grande ancienneté de l'homme ; en 1865, le Britannique John Lubbock distingue paléolithique et néolithique.

À retenir : chaque période porte la marque de ses inventeurs. « Moyen Âge » et « Renaissance » sont des mots d'humanistes qui jugeaient leur propre temps supérieur à celui qui le précédait.
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Les grandes périodes et leurs bornes conventionnelles

PériodeBornes usuellesÉvénement retenu comme finCritère
PréhistoirePremiers outils (plus de 3 millions d'années) → vers 3300 av. J.-C.Invention de l'écriture en MésopotamieSources
AntiquitéVers 3300 av. J.-C. → 476Déposition du dernier empereur romain d'OccidentPolitique
Moyen Âge476 → 1453 ou 1492Prise de Constantinople ou arrivée de Colomb aux AntillesPolitique ou géographique
Époque moderne1453 ou 1492 → 1789Révolution françaisePolitique
Époque contemporaine1789 → aujourd'hui——

Ce tableau appelle trois remarques. D'abord, les périodes sont très inégales : l'Antiquité dure plus de trois millénaires et demi, l'époque contemporaine moins de deux cent cinquante ans. Plus on s'approche du présent, plus les sources sont nombreuses et plus l'historien découpe finement.

Ensuite, les critères changent d'une borne à l'autre. La fin de la Préhistoire est définie par un critère documentaire : l'histoire, au sens des historiens du XIXe siècle, est l'étude des textes. En 1898, Charles-Victor Langlois et Charles Seignobos l'écrivent sans détour dans leur Introduction aux études historiques : « Pas de documents, pas d'histoire. » Les autres bornes sont surtout politiques.

Enfin, les bornes valent pour un espace précis. L'écriture apparaît vers 3300 av. J.-C. en Mésopotamie, vers 1200 av. J.-C. en Chine, au Ier millénaire av. J.-C. en Mésoamérique ; bien des sociétés d'Afrique ou d'Océanie ont transmis leur passé surtout par l'oral. Les historiens parlent de protohistoire pour les peuples sans écriture propre mais connus par les textes de leurs voisins : les Gaulois sont connus par des auteurs grecs et romains.

Borne chronologique : date ou événement que l'historien choisit pour séparer deux périodes. Elle marque une convention, pas le jour exact d'un changement.
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Ruptures, continuités et temporalités : les débats des historiens

Une borne suggère une rupture : un changement brutal qui fait basculer d'un monde à l'autre. Or la plupart des transformations sont lentes, et les historiens discutent sans cesse le poids respectif des ruptures et des continuités.

Premier débat : les transitions. En 1971, l'historien Peter Brown publie The World of Late Antiquity et popularise l'idée d'une Antiquité tardive, étirée du IIe au VIIIe siècle : au lieu d'une « chute » en 476, une lente transformation. En 2014, Jacques Le Goff propose symétriquement un long Moyen Âge, qui durerait jusque vers 1750 : selon lui, la Renaissance ne change ni la société rurale ni l'encadrement religieux. Le Britannique Eric Hobsbawm parle d'un « long XIXe siècle » (1789-1914) et, dans L'Âge des extrêmes (1994), d'un « court XXe siècle » (1914-1991). Le siècle devient alors une période définie par son contenu, non par ses chiffres.

Deuxième débat : les rythmes. En 1958, dans l'article « Histoire et sciences sociales. La longue durée », publié dans la revue des Annales, Fernand Braudel distingue trois temporalités : le temps long des rapports entre les hommes et leur milieu, presque immobile ; le temps moyen des conjonctures économiques et sociales, qui se compte en décennies ; le temps court de l'événement. Une même date n'a pas le même poids selon l'échelle choisie.

Troisième débat : qui nomme la période ? Certaines sont proclamées par les acteurs : la Convention fait commencer une ère nouvelle le 22 septembre 1792. D'autres sont baptisées après coup : l'expression « Belle Époque » se diffuse après 1918, par nostalgie de l'avant-guerre ; « Trente Glorieuses » vient du titre d'un livre de l'économiste Jean Fourastié paru en 1979.

Rupture / continuité : la rupture désigne un changement rapide et profond ; la continuité, ce qui se maintient malgré le changement. Une bonne copie montre toujours les deux.
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D'autres aires, d'autres périodisations

Le découpage en quatre périodes repose sur des bornes tirées de l'histoire de l'Europe. Appliqué tel quel au reste du monde, il devient un européocentrisme : il mesure toutes les sociétés à l'aune d'une seule.

En Chine, le temps historique a longtemps été découpé par dynasties. Vers 100 av. J.-C., Sima Qian compose les Mémoires historiques (Shiji), modèle des histoires officielles que chaque dynastie consacre à la précédente. De l'unification de 221 av. J.-C. à l'abdication du dernier empereur en 1912, l'histoire chinoise se lit comme une succession de dynasties, légitimées par le « mandat du Ciel ».

Au Japon, les années sont comptées depuis 645 par ères (nengō). Depuis 1868, chaque empereur ouvre une ère : Meiji (1868-1912), Shōwa (1926-1989), Heisei (1989-2019), Reiwa depuis le 1er mai 2019. Le Japon a adopté le calendrier grégorien en 1873, mais les documents officiels emploient toujours ce comput.

Dans le monde musulman, l'ère de l'Hégire part de 622. L'année lunaire compte 354 ou 355 jours, soit environ onze jours de moins que l'année solaire. En 1377, Ibn Khaldoun pense dans sa Muqaddima l'histoire en cycles : une dynastie naît, s'affermit puis décline en trois générations environ.

Ailleurs, les mots eux-mêmes posent problème. « Précolombien » définit l'histoire des Amériques par l'arrivée des Européens ; les archéologues de la Mésoamérique parlent plutôt de périodes préclassique, classique (vers 250-900) et postclassique. En 1817, James Mill découpe l'histoire de l'Inde en périodes hindoue, musulmane et britannique, un schéma religieux et colonial aujourd'hui rejeté. Pour l'Afrique, l'Unesco lance en 1964 une Histoire générale de l'Afrique, rédigée en majorité par des historiens africains, qui traite les sources orales comme des documents à part entière.

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Pièges et méthode

Pièges à éviter :
• Prêter aux contemporains la conscience d'un changement d'époque. En 1453, personne ne pense « sortir du Moyen Âge » : le mot n'est forgé qu'ensuite. C'est un anachronisme, que l'historien Lucien Febvre tenait en 1942 pour « le péché des péchés ».
• Confondre millésime et siècle. 1789 appartient au XVIIIe siècle, 1500 au XVe, 2000 au XXe.
• Oublier l'absence d'année zéro. De 10 av. J.-C. à 10 apr. J.-C., il s'écoule 19 ans.
• Prendre la borne pour la cause. 476 ne « provoque » pas le Moyen Âge : c'est une date commode choisie pour résumer une transformation lente.
• Reprendre des jugements de valeur. Le « Moyen Âge obscur » est une formule polémique d'humanistes ; l'adjectif « moyenâgeux » n'a pas sa place dans une copie : on écrit « médiéval ».
• Universaliser le découpage européen. Parler de « Moyen Âge » en Chine ou en Afrique demande une justification. Les historiens japonais emploient bien un terme pour « médiéval » (chūsei), mais c'est un emprunt réfléchi au vocabulaire européen, fait à l'époque Meiji.

Méthode pour situer un fait. Donne toujours quatre informations : la date précise ; le siècle ; la période dans le découpage conventionnel ; l'aire concernée. Exemple : l'invention de l'imprimerie à caractères mobiles par Gutenberg, à Mayence, vers 1450, se situe au XVe siècle, à la fin du Moyen Âge, en Europe occidentale. On précise ensuite, si le sujet l'exige, que le procédé de caractères mobiles existait déjà en Chine au XIe siècle.

Méthode pour discuter une borne. Nomme le critère qui la fonde, propose une borne concurrente fondée sur un autre critère, puis montre ce que chacune éclaire. C'est la démarche attendue dans une question problématisée comme dans une analyse de document : on ne récite pas la frise, on explique pourquoi elle a cette forme.

Réflexe : dans toute copie, une date-borne s'accompagne des mots « par convention » ou « selon un critère… ». Cela montre au correcteur que tu sais que la période est construite.
En bref
  • La périodisation découpe un temps continu en périodes séparées par des bornes : c'est un outil construit par les historiens, jamais neutre.
  • Avant de découper, on mesure : calendriers (julien, grégorien en 1582), ères (chrétienne vers 525, Hégire 622, républicaine 1792), siècles (pas d'année zéro).
  • Le découpage européen s'est formé par couches : six âges d'Augustin (Ve s.), « temps du milieu » des humanistes (Bussi, 1469), tripartition de Cellarius (1688), époque contemporaine ajoutée en France au XIXe siècle.
  • Bornes conventionnelles : vers 3300 av. J.-C. (écriture), 476, 1453 ou 1492, 1789. Elles reposent sur des critères différents et valent pour l'Europe.
  • Les historiens discutent ruptures et continuités : Antiquité tardive (Brown, 1971), long Moyen Âge (Le Goff, 2014), long XIXe et court XXe siècle (Hobsbawm), trois temporalités de Braudel (1958).
  • D'autres aires, d'autres découpages : dynasties chinoises, ères japonaises, Hégire, périodes mésoaméricaines. Méfiance envers l'européocentrisme et l'anachronisme.
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