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1ʳᵉ · Français · Pluie et vent sur Télumée Miracle

La souffrance est-elle, dans Pluie et vent sur Télumée Miracle, formatrice ?

Sujet de dissertation — Pluie et vent sur Télumée Miracle, 1ère

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Analyse des termes

Le roman fait succéder les épreuves et montre une héroïne qui en sort grandie, ce qui pourrait accréditer l’idée d’une souffrance éducatrice. Mais le texte montre aussi des êtres que la douleur détruit sans rien leur apprendre.

Problématique

Le roman attribue-t-il à la souffrance elle-même une vertu formatrice, ou ne forme-t-elle que par ce que les personnages en font ?

Le plan en trois parties

I

Le roman semble faire de l’épreuve une école

  1. L’incendie et la mort de la fillette inaugurent la lignée des femmes éprouvées : la douleur est le point de départ de toute figure admirée.Première partie, l’incendie de la case et la mort de Meranée
  2. Les humiliations publiques et les coups apprennent à Télumée ce qu’elle n’acceptera plus : l’épreuve lui enseigne une limite.Deuxième partie, les humiliations publiques et la rupture avec Elie
  3. L’effondrement qui suit la rupture est une descente dont elle remonte : le roman décrit une traversée, non une chute définitive.Deuxième partie, l’effondrement de Télumée après la rupture
TransitionCette lecture édifiante se heurte aux personnages que la douleur n’a rien appris, et ils sont nombreux dans le roman.
II

Mais ce qui forme est la réponse, non la douleur

  1. Le refus opposé au maître de maison n’est pas produit par la souffrance : il vient d’une éducation reçue avant l’épreuve.Deuxième partie, le refus opposé à monsieur Desaragne
  2. La coupe de la canne fait souffrir des milliers de corps sans les instruire : la douleur du travail est simplement de la douleur.Deuxième partie, les journées de coupe de la canne
  3. Le relèvement de l’aïeule, que le village consacre par un surnom, est salué comme une décision : c’est le redressement qui est admiré, non la chute.Première partie, le relèvement de Toussine et son surnom
TransitionIl faut donc chercher le principe formateur dans les gestes par lesquels un personnage reprend la main sur sa peine.
III

La souffrance ne vaut que convertie en conduite

  1. Reprendre les travaux après la mort d’Amboise transforme la douleur en emploi du temps : forme celui qui trouve quoi faire de sa peine.Deuxième partie, le deuil de Télumée et la reprise des travaux
  2. Accompagner un agonisant que tous abandonnent prouve que sa propre souffrance lui a donné une compétence : reconnaître celle des autres.Deuxième partie, l’agonie de Médard accompagnée par Télumée
  3. L’installation à La Folie montre l’issue : bâtir et planter, c’est-à-dire sortir de la souffrance par un ouvrage.Deuxième partie, l’installation à La Folie
Ouverture

La littérature peut-elle raconter la souffrance sans laisser croire qu’elle sert à quelque chose ?

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