Annales du brevet · Développement construit · Histoire · Le sujet
Correction développement construit : Les violences du front pendant la Première Guerre mondiale
Le plan
- Une violence qui s'explique par une guerre industrielle et d'usure
- Production en masse d'obus, de canons et de mitrailleuses ; gaz près d'Ypres (1915)
- La guerre de position : des offensives meurtrières pour percer le front
- La guerre d'usure : épuiser l'adversaire, quel qu'en soit le prix
- Des batailles d'une violence inédite
- 22 août 1914 : 27 000 Français tués en un jour
- Verdun (1916) : dix mois de combats, plus de 300 000 morts
- La Somme, 1er juillet 1916 : près de 20 000 Britanniques tués
- Des combattants brisés
- Mutilés, gueules cassées, traumatismes psychologiques
- Les mutineries de 1917 après le Chemin des Dames et leur répression
Le développement construit rédigé
De 1914 à 1918, la Première Guerre mondiale oppose l'Entente aux Empires centraux. Sur le front de l'Ouest, en France et en Belgique, les soldats connaissent une violence jamais vue auparavant. Pourquoi les combats sont-ils si meurtriers, et quelles formes prend cette violence ? Nous expliquerons d'abord ses causes, puis nous décrirons les grandes batailles, avant de montrer ses conséquences sur les hommes.
Premièrement, cette violence s'explique par le caractère industriel de la guerre. Les usines produisent en masse obus, canons et mitrailleuses ; les Allemands emploient les gaz de combat à grande échelle près d'Ypres dès 1915. Or, à partir de la fin de 1914, le front se fige dans une guerre de position : pour percer, les états-majors lancent des offensives où les fantassins sortent des tranchées face aux mitrailleuses. Le conflit devient une guerre d'usure, qui cherche à épuiser l'adversaire.
Deuxièmement, les batailles atteignent un niveau de mort inédit. Dès le 22 août 1914, 27 000 soldats français sont tués en une seule journée. En 1916, à Verdun, Français et Allemands s'affrontent pendant dix mois sous des millions d'obus : plus de 300 000 soldats y meurent. La même année, le premier jour de la bataille de la Somme, près de 20 000 soldats britanniques sont tués.
Enfin, cette violence marque durablement les combattants. Beaucoup sont mutilés, comme les « gueules cassées », ou gardent de graves troubles psychologiques. La violence vient aussi de la discipline : en 1917, après l'échec sanglant de l'offensive du Chemin des Dames, des mutineries éclatent ; des mutins sont condamnés à mort et certains sont fusillés.
Pour conclure, la violence du front s'explique par une guerre industrielle et d'usure ; elle a tué environ 10 millions de soldats. Ces souffrances nourrissent après 1918 un fort pacifisme, surtout en France.
Autres sujets : La Première Guerre mondiale (1914-1918)
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