Annales du brevet · Développement construit · Histoire · Le sujet
Correction développement construit : Vivre et combattre dans les tranchées (1914-1918)
Le plan
- Les conditions de vie dans les tranchées
- Boue, froid, humidité : un manque d'hygiène permanent (rats, poux, maladies)
- Ravitaillement irrégulier et sommeil troublé par les bombardements
- Tenir grâce aux lettres, aux permissions (instituées en 1915) et à la camaraderie
- La violence des combats et ses conséquences
- Une guerre industrielle : artillerie, mitrailleuses, gaz à partir de 1915
- Verdun (1916) : plus de 300 000 morts français et allemands
- Des corps et des esprits brisés : amputés, gueules cassées, traumatisés
- 1917 : mutineries après le Chemin des Dames, durement réprimées
Le développement construit rédigé
Entre 1914 et 1918, des millions d'hommes sont mobilisés dans la Première Guerre mondiale. En France, environ 8 millions de soldats, les poilus, sont appelés sous les drapeaux. Après quelques mois de guerre de mouvement, ils s'installent dans des tranchées, de la mer du Nord à la Suisse. Nous décrirons d'abord leurs conditions de vie au quotidien, puis la violence des combats et ses conséquences.
D'une part, les conditions de vie dans les tranchées sont effroyables. Les soldats vivent dans la boue et l'humidité, souffrent du froid en hiver et manquent d'hygiène : ils sont envahis par les poux et côtoient les rats, attirés par les déchets et les cadavres. Les maladies se répandent facilement. Le ravitaillement est irrégulier et le sommeil difficile à cause des bombardements. Pour tenir, les poilus comptent sur les lettres de leurs proches, sur les permissions, instituées en 1915, et sur la solidarité entre camarades.
D'autre part, les combattants subissent une violence de masse. La guerre est industrielle : l'artillerie, qui provoque la majorité des blessures, les mitrailleuses et les gaz, utilisés à partir de 1915, tuent en grand nombre. Lors de la bataille de Verdun, en 1916, plus de 300 000 soldats français et allemands meurent. Les survivants sont souvent mutilés : amputés, « gueules cassées » au visage défiguré, soldats traumatisés qui tremblent ou ne parlent plus. En 1917, après l'offensive meurtrière du Chemin des Dames, des soldats épuisés refusent de monter à l'assaut : ce sont les mutineries, durement réprimées.
En conclusion, les combattants de 1914-1918 ont connu des conditions de vie extrêmes et une violence inédite : environ 10 millions de soldats sont morts, dont près de 1,4 million de Français. Leur souvenir est honoré chaque 11 novembre, jour anniversaire de l'armistice de 1918.
Autres sujets : La Première Guerre mondiale (1914-1918)
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