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Diversification du vivant : symbioses, comportements et culture

Diversifier le vivant sans modifier le génome : symbiotes, pathogènes et microbiote, co-évolution, phénotype étendu, comportements transmis et évolution culturelle.

À propos de cette page
Un devoir surveillé de deux heures noté sur 20, sans calculatrice comme au bac : une mobilisation des connaissances sur les associations et le phénotype étendu, une course aux armements entre couleuvres et tritons, puis un raisonnement sur documents à partir d’une expérience sur des singes vervets et du maïs coloré. Le corrigé détaillé est fourni.

Sujet et corrigé prêts à imprimer.

Devoir surveillé · ★★ et ★★★ · Durée 120 min · Noté sur 20
120:00
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Devoir surveillé – Diversification du vivant : symbioses, comportements et culture

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité SVT Terminale

Nom : Date : Note : / 20

Les réponses doivent être rédigées et justifiées. Soigne l'orthographe et la présentation.

Exercice 1 – Mobiliser ses connaissances ★★

(6 pts)

Répondez à chaque question par un texte structuré (introduction, développement organisé, conclusion), appuyé sur des exemples précis.

  1. a)Montrez, à l’aide d’exemples, que les associations avec d’autres êtres vivants (symbiotes, pathogènes, microbiote acquis) diversifient les phénotypes sans modifier le génome de l’hôte. (3 pts)
  2. b)Expliquez la notion de phénotype étendu et montrez, avec deux exemples, qu’elle est une source de diversité qui ne passe pas par l’ADN. (3 pts)

Exercice 2 – Couleuvres et tritons ★★

(6 pts)

Dans l’ouest de l’Amérique du Nord, la couleuvre rayée Thamnophis sirtalis se nourrit notamment de tritons Taricha granulosa, dont la peau contient une toxine, la tétrodotoxine (TTX).
Document 1 — Toxicité moyenne des tritons et résistance moyenne des couleuvres sur quatre sites (unités arbitraires, données simplifiées) : site 1 : 0,2 et 1,3 ; site 2 : 1,6 et 7,4 ; site 3 : 4,8 et 22 ; site 4 : 9,5 et 41.
Document 2 — La TTX se fixe sur les canaux sodium des cellules nerveuses et musculaires et les bloque, ce qui empêche la genèse des messages nerveux et provoque une paralysie. Chez les couleuvres résistantes, des mutations du gène d’un canal sodium musculaire modifient le site de fixation de la toxine. Les couleuvres très résistantes rampent en moyenne 14 % moins vite que les couleuvres peu résistantes (valeur simplifiée).

  1. a)Décrivez la relation entre la toxicité des tritons et la résistance des couleuvres, et quantifiez-la entre les sites 1 et 4. (1,5 pt)
  2. b)À l’aide du document 2, expliquez l’origine de la résistance des couleuvres et montrez qu’elle est héréditaire. (1,5 pt)
  3. c)Montrez que ces données sont compatibles avec une course aux armements, puis expliquez pourquoi les couleuvres du site 1 restent peu résistantes. (2 pts)
  4. d)Un élève écrit : « Les couleuvres deviennent résistantes à force de manger des tritons toxiques. » Expliquez son erreur. (1 pt)

Exercice 3 – Les vervets et le maïs coloré ★★★

(8 pts)

Document 1 — Dans une réserve d’Afrique du Sud, quatre groupes sauvages de singes vervets (109 individus en tout) reçoivent du maïs teint en rose et du maïs teint en bleu. Dans deux groupes, le maïs rose est rendu amer par un extrait d’aloès ; dans les deux autres, c’est le bleu. Chaque groupe apprend à éviter la couleur amère.
Document 2 — Quatre à six mois plus tard, les deux couleurs sont présentées sans goût amer. Les adultes continuent de manger la couleur apprise. Tous les jeunes nés entre-temps, qui n’avaient jamais goûté ce maïs, adoptent la préférence de leur mère. Les mâles qui changent de groupe pour un groupe qui préfère l’autre couleur adoptent la couleur de leur nouveau groupe ; un seul, devenu aussitôt dominant, garde la sienne (d’après van de Waal et coll., Science, 2013).

  1. a)Montrez que, dans le document 2, le choix des adultes ne s’explique ni par le goût du maïs ni par leurs allèles. (2 pts)
  2. b)Expliquez comment les jeunes acquièrent leur préférence et nommez ce mode de transmission. (2 pts)
  3. c)Exploitez le comportement des mâles qui changent de groupe : entre qui la préférence se transmet-elle, et quelle conséquence pour la diversité des groupes d’une même espèce ? (2 pts)
  4. d)Montrez qu’un tel trait peut évoluer comme un caractère biologique, puis comparez la vitesse possible de cette évolution à celle d’une évolution génétique. (2 pts)

Bon courage !

Ce document est la propriété intellectuelle de Ben, professeur particulier (benprofparticulier.fr), protégée par le Code de la propriété intellectuelle (art. L. 111-1 et L. 122-4). Il est mis à disposition pour un usage personnel de révision. Toute reproduction, diffusion, mise en ligne ou revente, totale ou partielle, sans autorisation écrite est interdite et constitue une contrefaçon (art. L. 335-2).

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Corrigé et barème – Diversification du vivant : symbioses, comportements et culture

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité SVT Terminale

Exercice 1 – Mobiliser ses connaissances ★★

(6 pts)
  1. a)La diversité des phénotypes ne vient pas seulement des allèles. Une symbiose (+/+) apporte une fonction codée par les gènes du partenaire : azote fixé par Rhizobium dans les nodosités, phosphates des mycorhizes, cellulose dégradée dans le rumen, lumière du calmar Euprymna produite par Vibrio fischeri. Un pathogène (+/−) modifie aussi le phénotype : le rat infecté par le toxoplasme perd son aversion pour l’odeur du chat. Le microbiote acquis fait de l’organisme un holobionte : la punaise du soja qui avale des Burkholderia dégradant un insecticide devient résistante. Souvent acquis dans le milieu à chaque génération (association non héréditaire), ces partenaires donnent des phénotypes différents à des individus aux allèles identiques, sans modifier aucun gène de l’hôte. (3)
  2. b)Le phénotype étendu (Dawkins, 1982) regroupe les structures qu’un animal construit avec des éléments inertes du milieu : constructions (fourreau de la larve de phrygane fait de sable, de brindilles, voire d’or chez Hubert Duprat ; barrage du castor) et parures (algues du crabe décorateur, objets bleus de l’allée du jardinier satiné). Elles agissent sur la survie ou la reproduction. Le comportement de construction peut être héréditaire, mais le matériau dépend du milieu : des individus aux allèles semblables bâtissent des structures différentes, une diversité sans modification du génome. Ce que l’animal sécrète (soie, coquille) n’en fait pas partie. (3)

Piège — Dire qu’un symbiote « donne ses gènes » à l’hôte : la fonction reste codée par le partenaire.

Exercice 2 – Couleuvres et tritons ★★

(6 pts)
  1. a)Plus les tritons d’un site sont toxiques, plus les couleuvres y sont résistantes : les deux grandeurs augmentent ensemble. Du site 1 au site 4, la toxicité est multipliée par 9,5 ÷ 0,2 = 47,5 et la résistance par 41 ÷ 1,3 ≈ 31,5 (environ 30). Corrélation positive entre les deux caractères. (1,5)
  2. b)La TTX bloque les canaux sodium : sans message nerveux, les muscles sont paralysés. Chez les couleuvres résistantes, des mutations modifient le site de fixation sur le canal : la toxine s’y fixe moins et les canaux fonctionnent. La résistance repose sur des allèles d’un gène : elle est héréditaire. (1,5)
  3. c)Là où les tritons sont très toxiques, seules les couleuvres résistantes les mangent sans dommage : elles sont favorisées ; en retour, la prédation élimine surtout les tritons les moins toxiques. Chaque progrès de l’une sélectionne un progrès de l’autre : course aux armements ; le document 2 donne le lien fonctionnel (toxine, cible modifiée) qui manque à une simple corrélation. Au site 1, une forte résistance n’apporte presque rien et coûte cher (14 % de vitesse en moins) : les couleuvres peu résistantes y laissent plus de descendants. (1,5)
  4. d)La phrase suppose qu’un caractère acquis par l’usage se transmet. Manger des tritons ne modifie pas l’ADN des cellules reproductrices. Les allèles de résistance existaient avant toute exposition, apparus par mutation au hasard ; leurs porteurs survivent et se reproduisent mieux là où les tritons sont toxiques, et ces allèles deviennent plus fréquents : c’est la sélection naturelle. (1,5)

Méthode — Une corrélation entre deux caractères ne suffit pas : il faut un lien fonctionnel et des pressions réciproques.

Exercice 3 – Les vervets et le maïs coloré ★★★

(8 pts)
  1. a)Les deux couleurs n’ont plus de goût amer : le goût n’explique plus le choix. Les quatre groupes vivent dans la même réserve et c’est l’expérimentateur qui a choisi la couleur rendue amère dans chacun : la préférence ne peut pas venir d’allèles propres à un groupe. Le choix vient de ce que chaque adulte a appris et mémorisé. (2)
  2. b)Les jeunes n’ont jamais goûté le maïs amer : ils ne peuvent pas avoir appris seuls. Ils mangent ce que mange leur mère, par observation et imitation : apprentissage social. Le comportement passe ainsi d’une génération à la suivante sans passer par l’ADN : transmission culturelle (hérédité non fondée sur l’ADN). (2)
  3. c)Les mâles migrants sont des adultes non apparentés au groupe : ils abandonnent leur préférence pour celle de la majorité locale (conformité). La transmission se fait donc aussi entre contemporains, pas seulement des mères aux jeunes. Chaque groupe garde sa tradition quand les individus changent : des groupes d’une même espèce diffèrent par leurs comportements, une diversité culturelle. L’exception du mâle dominant montre que l’adoption n’est pas automatique. (2)
  4. d)Un trait culturel apparaît (innovation, ici imposée par l’expérience), peut être sélectionné (adopté et transmis, parce qu’utile ou majoritaire), contre-sélectionné (abandonné s’il devient désavantageux) ou perdu par hasard (mort des rares individus qui le pratiquent). Il se diffuse entre contemporains en quelques mois ; un allèle ne gagne une population qu’au fil des naissances : l’évolution culturelle peut être bien plus rapide. (2)

Piège — Croire qu’un comportement appris n’est pas transmis : il passe aux jeunes et entre adultes, sans ADN.

Ce document est la propriété intellectuelle de Ben, professeur particulier (benprofparticulier.fr), protégée par le Code de la propriété intellectuelle (art. L. 111-1 et L. 122-4). Il est mis à disposition pour un usage personnel de révision. Toute reproduction, diffusion, mise en ligne ou revente, totale ou partielle, sans autorisation écrite est interdite et constitue une contrefaçon (art. L. 335-2).

Ce contrôle de spécialité SVT Terminale en bref

Un devoir surveillé type contrôle en classe sur « Diversification du vivant : symbioses, comportements et culture » : 3 exercices, 120 minutes, noté sur 20. Le sujet et le corrigé sont téléchargeables en PDF, prêts à imprimer, pour travailler comme en classe.

  • Exercice 1 — Mobiliser ses connaissances ★★/ 6 pts
  • Exercice 2 — Couleuvres et tritons ★★/ 6 pts
  • Exercice 3 — Les vervets et le maïs coloré ★★★/ 8 pts

Notions évaluées

Diversification phénotypique, symbiose, symbiote, pathogène, parasite, association non héréditaire, association héréditaire, lichen, mycorhize, nodosité, Rhizobium, rumen, Euprymna, Vibrio fischeri, toxoplasme, microbiote, holobionte, axénique, antibiotique, co-évolution, pression de sélection, co-évolution mutualiste, co-évolution antagoniste, course aux armements, Reine rouge, Van Valen, spécialisation, diversification conjointe, Angraecum, phénotype étendu, Dawkins, construction, parure, fourreau de phrygane, barrage de castor, crabe décorateur, jardinier satiné, apprentissage social, imitation, transmission culturelle, période sensible, dialecte, outils, innovation, tradition, conformité, hérédité non fondée sur l’ADN, évolution culturelle, sélection, contre-sélection, perte par hasard, culture cumulative, Bajau, finalisme.

Pour préparer ce contrôle

  1. Relire le cours et la fiche de révision.
  2. Refaire les exercices corrigés.
  3. Se tester avec le QCM (24 questions).
  4. Faire ce sujet en conditions réelles — 120 min, sans le cours — puis se corriger et noter les points à revoir.

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Questions fréquentes sur ce sujet
Combien de temps dure ce contrôle sur « Diversification du vivant : symbioses, comportements et culture » ?
120 minutes pour 3 exercices notés sur 20. Prévois le double si tu enchaînes avec la correction.
Le corrigé est-il fourni ?
Oui : le corrigé complet est fourni en PDF (bouton « Télécharger le corrigé »), avec le barème exercice par exercice.
Ce sujet peut-il servir de DS, de contrôle ou d'interrogation ?
Oui : c'est un devoir surveillé complet de 120 minutes. Pour une interrogation courte, garde un ou deux exercices ; pour un DS ou un contrôle de fin de chapitre, fais le sujet entier en temps limité.
Ce sujet suit-il le programme de spécialité SVT de terminale ?
Oui : il évalue uniquement les notions du chapitre « Diversification du vivant : symbioses, comportements et culture » du programme officiel de spécialité SVT en terminale, soit : diversification phénotypique non uniquement génétique ; associations non héréditaires avec des pathogènes ou des symbiotes, cas du microbiote acquis, holobionte ; co-évolution mutualiste et antagoniste, course aux armements, hypothèse de la Reine rouge ; recrutement de composants inertes du milieu, constructions et parures, phénotype étendu ; comportements acquis transmis entre contemporains et de génération en génération : chant des oiseaux, outils, culture ; hérédité non fondée sur l’ADN ; évolution culturelle (apparition, sélection, contre-sélection, perte au hasard) et liens avec l’évolution biologique.
Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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