Le sujet reprend la question du programme : il faut, pour chaque conception, dire quelles inégalités (de revenu, de patrimoine, de chances) elle juge acceptables, et pourquoi.
Pourquoi une même inégalité peut-elle être jugée juste par une conception de la justice sociale et injuste par une autre ?
Le plan en trois parties
Des conceptions qui acceptent de larges inégalités
- Le libertarisme accepte toute inégalité issue d'échanges légitimes.Nozick (1974) ; top 1 % américain passé de 11 % à 20 % du revenu (1980-2016).
- L'utilitarisme accepte les inégalités qui augmentent le bien-être total.Bentham (1789), Mill (1861).
L'égalitarisme libéral n'accepte que des inégalités sous conditions
- Positions ouvertes à tous : juste égalité des chances.Rawls (1971) ; élasticité de 0,41 en France (Corak, 2013).
- Principe de différence : inégalités profitables aux plus défavorisés.Justification de l'impôt progressif (1914).
L'égalitarisme strict refuse les inégalités de situation
- L'égalité réelle des conditions.Manifeste des Égaux (1796).
- Une répartition selon les besoins.Marx, Critique du programme de Gotha (1875).
Les politiques publiques réelles combinent ces conceptions, ce qui explique la vivacité des débats sur l'impôt.