L'accumulation désigne la hausse des quantités de travail et de capital, y compris le capital humain. L'expression « à elle seule » invite à montrer sa contribution, puis ses limites, puis ses liens avec la PGF.
Produire plus en mobilisant davantage de travail et de capital suffit-il à expliquer une croissance durable, ou faut-il aussi un accroissement de l'efficacité productive ?
Le plan en trois parties
L'accumulation explique une part réelle de la croissance
- Hausse de la quantité de travail et de l'investissement.Singapour (Krugman, 1994) : investissement de 11 % du PIB en 1960 à plus de 40 % dans les années 1980.
- Hausse de la qualité du travail.Becker (1964) ; part d'une génération bachelière en France : environ 20 % vers 1970, près de 80 % à la fin des années 2010.
Mais elle ne suffit pas : la PGF explique l'essentiel du long terme
- Rendements décroissants du capital.Solow (1956).
- Le résidu domine la décomposition de la croissance.Solow (1957) : 87,5 % aux États-Unis de 1909 à 1949.
Accumulation et PGF sont en réalité liées
- Le progrès technique s'incorpore au capital neuf et relance l'investissement.Chaîne de montage de Ford (1913), innovation incorporée dans un équipement.
- L'accumulation de capital humain et de connaissances nourrit la PGF.Lucas (1988) ; Romer (1990).
Les institutions, qui conditionnent l'incitation à investir et à innover, ne sont-elles pas la source des sources ?