Les inégalités de réussite scolaire sont les écarts de résultats, de diplômes et de parcours selon l'origine sociale ou le sexe. Le sujet appelle une explication par des facteurs multiples, sans débat pour ou contre.
Par quels mécanismes familiaux, individuels et institutionnels des élèves soumis aux mêmes programmes parviennent-ils à des résultats et à des parcours si inégaux ?
Le plan en trois parties
Le rôle de la famille
- Le capital culturel hérité.Bourdieu et Passeron (1964, 1970) ; PISA 2022 : environ 21 % de la variance des scores associée au statut socio-économique en France.
- Les investissements familiaux.Lahire, Tableaux de familles (1995).
- La socialisation familiale selon le genre.Filles plus conformes aux attentes scolaires ; Baudelot et Establet (1992).
Les stratégies des ménages
- Le calcul coûts-avantages-risques à chaque palier.Boudon, L'Inégalité des chances (1973).
- Le choix de l'établissement.Van Zanten, Choisir son école (2009).
- Des orientations genrées.Duru-Bellat (1990) ; environ 29 % de filles en écoles d'ingénieurs (DEPP-SIES, 2023).
Le rôle de l'institution scolaire
- Les attentes des enseignants.Effet Pygmalion (1968).
- La ségrégation et l'effet établissement.Felouzis, L'apartheid scolaire (2005).
- La hiérarchie des filières.Démocratisation ségrégative (Merle, 2000).
Ces inégalités scolaires, converties en diplômes, se traduisent-elles en inégalités de positions sociales ?