L'accent mis sur « les individus » invite à partir des comportements individuels d'engagement (militer, manifester, signer, boycotter) et à confronter l'explication par les caractéristiques sociales aux explications par le choix rationnel et par les interactions.
Les caractéristiques sociales d'un individu suffisent-elles à prévoir s'il s'engagera, ou faut-il aussi comprendre ses calculs et les situations dans lesquelles il se trouve ?
Le plan en trois parties
Des inégalités d'engagement liées aux caractéristiques sociales
- Diplôme et catégorie sociale conditionnent la compétence politique ressentie.Gaxie, Le Cens caché, 1978.
- La variable sexe reste marquée dans la représentation politique.38,8 % de députées en 2017, 36,0 % en 2024.
L'engagement comme arbitrage individuel
- L'individu compare coûts et bénéfices et peut rester passager clandestin.Olson, 1965.
- Incitations, rétributions et recherche de l'action publique pour elle-même.Gaxie, 1977 ; Hirschman, Shifting Involvements, 1982.
L'engagement comme produit d'interactions et de conjonctures
- Les réseaux et les événements font basculer des individus peu engagés.Gilets jaunes, 17 novembre 2018 ; #MeToo, octobre 2017.
- L'ouverture du système politique conditionne le passage à l'acte.Tarrow, 1994 ; décision du Conseil constitutionnel du 14 avril 2023 et reflux de la mobilisation.
L'engagement « post-it » décrit par Jacques Ion rend-il l'engagement plus accessible aux individus les moins dotés ?