L'engagement politique recouvre des formes conventionnelles (adhésion, militantisme) et non conventionnelles (manifestation, pétition, boycott). Le sujet invite à distinguer déclin et transformation.
Le recul des formes traditionnelles de l'engagement traduit-il un désengagement des citoyens ou une transformation de leurs manières de s'engager ?
Le plan en trois parties
Le recul des formes traditionnelles
- Moins d'adhérents dans les syndicats et les partis.Syndicalisation de l'ordre de 30 % à la Libération, 10,3 % en 2019 (DARES).
- Une participation faible aux élections professionnelles.Scrutin des TPE : 10,38 % en 2012, 5,44 % en 2021.
De nouvelles formes d'engagement
- Un engagement distancié et ponctuel.Ion, La Fin des militants ?, 1997.
- Pétitions en ligne, consumérisme politique, mouvements horizontaux.Pétition contre le projet de loi Travail, 2016 ; Micheletti, 2003 ; gilets jaunes, 2018.
Une capacité de mobilisation intacte mais inégale
- Des mobilisations de masse persistent.1,28 million de manifestants le 7 mars 2023 selon l'Intérieur.
- Des inégalités d'engagement qui se reproduisent sous de nouvelles formes.Gaxie, Le Cens caché, 1978.
Un engagement plus ponctuel peut-il peser durablement sur la décision publique ?