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Spécialité Physique-Chimie Terminale

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Titrages suivis par pH-métrie et conductimétrie

Constitution et transformations de la matière — analyser un système par des méthodes physiques (conductimétrie, loi de Kohlrausch, absorbance) et chimiques (titrages suivis par pH-métrie, conductimétrie et colorimétrie)

À propos de cette page
Ce QCM sur « Titrages suivis par pH-métrie et conductimétrie » en terminale teste tes connaissances en spécialité physique-chimie de manière interactive. Les questions, classées par niveau (facile, moyen, difficile), respectent le programme officiel de terminale. Au programme : L'essentiel, Conductivité, loi de Kohlrausch et dosage par étalonnage, Titrage suivi par pH-métrie, Titrage suivi par conductimétrie. À chaque réponse, une explication détaillée t'aide à comprendre tes erreurs et à mémoriser l'essentiel. Idéal pour s'auto-évaluer rapidement, réviser avant un contrôle ou consolider ses acquis. Quiz gratuit conçu par un professeur particulier à Marseille pour progresser en spécialité physique-chimie en terminale.

Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !

Les 24 questions du QCM en version texte

Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.

Niveau facile — 8 questions
  1. Quelle est l'unité de la conductivité σ dans le Système international ?

    • A. S·m²·mol⁻¹
    • B. S·m⁻¹
    • C. mol·m⁻³
    • D. S·mol⁻¹
    Réponse

    B. S·m⁻¹ — σ s'exprime en siemens par mètre (S·m⁻¹) ; S·m²·mol⁻¹ est l'unité de la conductivité molaire ionique λ.

  2. Pour le titrage d'un acide AH par les ions HO⁻ (réaction mole à mole), la relation à l'équivalence s'écrit :

    • A. CAVE=CBVA
    • B. CAVA=CB(VA+VE)
    • C. CA=CB
    • D. CAVA=CBVE
    Réponse

    D. CAVA=CBVE — À l'équivalence, la quantité initiale d'acide CAVA est égale à la quantité de base versée CBVE.

  3. Lors d'un titrage suivi par pH-métrie, l'équivalence se repère par :

    • A. un saut de pH
    • B. un pH exactement égal à 7
    • C. une rupture de pente de la courbe
    • D. une décoloration de la solution
    Réponse

    A. un saut de pH — Le pH varie brutalement au voisinage de l'équivalence ; il ne vaut 7 que pour un titrage acide fort / base forte.

  4. Parmi ces ions, lequel a la plus grande conductivité molaire ionique à 25 °C ?

    • A. Na⁺
    • B. CH₃COO⁻
    • C. H₃O⁺
    • D. HO⁻
    Réponse

    C. H₃O⁺ — λ(H₃O⁺) = 35,0 mS·m²·mol⁻¹, loin devant HO⁻ (19,9), Na⁺ (5,01) et CH₃COO⁻ (4,09).

  5. À la demi-équivalence du titrage d'un acide faible AH par la soude :

    • A. pH = 7
    • B. pH = pKe
    • C. pH = pKa
    • D. pH = 14 − pKa
    Réponse

    C. pH = pKa — À VE/2, [AH] = [A⁻], donc pH = pKa + log 1 = pKa.

  6. Pour un titrage colorimétrique, on choisit un indicateur dont la zone de virage :

    • A. contient le pH à l'équivalence
    • B. contient le pH initial du mélange
    • C. est centrée sur 7 dans tous les cas
    • D. contient le pKa du couple titré
    Réponse

    A. contient le pH à l'équivalence — Le virage doit se produire dans le saut de pH, donc la zone doit contenir le pH à l'équivalence.

  7. Dans un titrage suivi par conductimétrie, le volume équivalent se lit :

    • A. au maximum de la dérivée de σ par rapport à V
    • B. au point où σ s'annule
    • C. au milieu du saut de conductivité
    • D. à l'intersection des deux droites
    Réponse

    D. à l'intersection des deux droites — La courbe σ = f(V) est formée de deux segments ; VE est l'abscisse de la rupture de pente.

  8. La phénolphtaléine, incolore en milieu acide et rose en milieu basique, a pour zone de virage :

    • A. 3,1 – 4,4
    • B. 8,2 – 10,0
    • C. 10,1 – 12,0
    • D. 6,0 – 7,6
    Réponse

    B. 8,2 – 10,0 — 3,1 – 4,4 est celle de l'hélianthine, 6,0 – 7,6 celle du bleu de bromothymol, 10,1 – 12,0 celle du jaune d'alizarine.

Niveau moyen — 8 questions
  1. Conductivité d'une solution de chlorure de sodium à 1,50 mmol·L⁻¹, avec λ(Na⁺) = 5,01 et λ(Cl⁻) = 7,63 mS·m²·mol⁻¹ :

    • A. 1,90×10⁻⁵ S·m⁻¹
    • B. 1,90 S·m⁻¹
    • C. 1,90×10⁻² S·m⁻¹
    • D. 1,264×10⁻² S·m⁻¹
    Réponse

    C. 1,90×10⁻² S·m⁻¹ — c = 1,50 mol·m⁻³, donc σ = (5,01 + 7,63) × 1,50 = 19,0 mS·m⁻¹ = 1,90×10⁻² S·m⁻¹. La réponse en 10⁻⁵ oublie la conversion en mol·m⁻³.

  2. On titre 12,5 mL d'acide nitrique par la soude à 3,20×10⁻² mol·L⁻¹ ; VE = 9,5 mL. La concentration de l'acide vaut :

    • A. 2,43×10⁻² mol·L⁻¹
    • B. 4,21×10⁻² mol·L⁻¹
    • C. 1,22×10⁻² mol·L⁻¹
    • D. 2,43×10⁻² mmol·L⁻¹
    Réponse

    A. 2,43×10⁻² mol·L⁻¹ — CA=CBVE/VA = 3,20×10⁻² × 9,5 / 12,5 = 2,43×10⁻² mol·L⁻¹. 4,21×10⁻² inverse les volumes.

  3. Titrage d'un acide faible par la soude : VE = 17,8 mL et, pour V = 8,9 mL, pH = 4,5. Le pKa du couple vaut :

    • A. 8,9
    • B. 7,0
    • C. le pH lu à 17,8 mL
    • D. 4,5
    Réponse

    D. 4,5 — 8,9 mL = VE/2 : c'est la demi-équivalence, où pH = pKa = 4,5.

  4. Le pH à l'équivalence d'un titrage vaut 9,4. Quel indicateur choisir ?

    • A. bleu de bromothymol (6,0 – 7,6)
    • B. phénolphtaléine (8,2 – 10,0)
    • C. hélianthine (3,1 – 4,4)
    • D. rouge de méthyle (4,2 – 6,2)
    Réponse

    B. phénolphtaléine (8,2 – 10,0) — Seule la zone 8,2 – 10,0 contient 9,4.

  5. Titrage conductimétrique de l'acide chlorhydrique par la soude : avant l'équivalence, σ diminue car :

    • A. H₃O⁺ est remplacé par Na⁺, moins conducteur
    • B. Cl⁻ est consommé par les ions HO⁻ versés
    • C. la dilution due à la soude domine l'évolution
    • D. les ions HO⁻ versés s'accumulent en solution
    Réponse

    A. H₃O⁺ est remplacé par Na⁺, moins conducteur — Chaque H₃O⁺ (35,0) consommé est remplacé par un Na⁺ (5,01) ; Cl⁻ est spectateur et HO⁻ est consommé tant qu'il reste H₃O⁺.

  6. Conductivité d'une solution d'hydroxyde de sodium à 3,00×10⁻³ mol·L⁻¹, avec λ(Na⁺) = 5,01 et λ(HO⁻) = 19,9 mS·m²·mol⁻¹ :

    • A. 59,7 mS·m⁻¹
    • B. 24,9 mS·m⁻¹
    • C. 7,47×10⁻² mS·m⁻¹
    • D. 74,7 mS·m⁻¹
    Réponse

    D. 74,7 mS·m⁻¹ — c = 3,00 mol·m⁻³ ; σ = (5,01 + 19,9) × 3,00 = 74,7 mS·m⁻¹. 59,7 oublie Na⁺, 24,9 oublie la concentration.

  7. Un tableur donne dpH/dV (en mL⁻¹) : 0,7 sur [20,0 ; 20,4], 2,3 sur [20,4 ; 20,8], 16,5 sur [20,8 ; 21,2] et 1,9 sur [21,2 ; 21,6]. On en déduit VE ≈

    • A. 20,6 mL
    • B. 21,0 mL
    • C. impossible sans la courbe
    • D. 21,2 mL
    Réponse

    B. 21,0 mL — Le maximum de la dérivée est sur [20,8 ; 21,2] ; on retient le milieu, 21,0 mL.

  8. On a u(VE)/VE = 0,6 %, u(CB)/CB = 0,8 % et u(VA)/VA négligeable. L'incertitude relative sur CA=CBVE/VA vaut :

    • A. 1,4 %
    • B. 0,48 %
    • C. 1,0 %
    • D. 0,7 %
    Réponse

    C. 1,0 % — √(0,6² + 0,8²) = √1,00 = 1,0 %. 1,4 % correspond à une simple somme, à proscrire.

Niveau difficile — 8 questions
  1. Titrage d'une solution d'ammoniac par l'acide chlorhydrique : à l'équivalence, le pH est

    • A. égal à 7, car la réaction est totale
    • B. supérieur à 7, car NH₃ est une base
    • C. égal au pKa du couple NH₄⁺/NH₃
    • D. inférieur à 7 : NH₄⁺ est acide
    Réponse

    D. inférieur à 7 : NH₄⁺ est acide — À l'équivalence, NH₃ a été entièrement transformé en NH₄⁺, acide faible : le milieu est acide.

  2. Titrage de l'acide chlorhydrique par la soude : le pH mesuré à la demi-équivalence

    • A. donne directement le pKa du couple titré
    • B. dépend de la concentration de l'acide
    • C. vaut 7 quelle que soit la concentration
    • D. vaut 14 moins le pKa du couple
    Réponse

    B. dépend de la concentration de l'acide — Pour un acide fort, il n'y a pas de couple AH/A⁻ : le pH reflète la quantité de H₃O⁺ restante, qui dépend de la concentration.

  3. Titrage conductimétrique de l'acide éthanoïque par la soude (dilution négligée) : avant l'équivalence, σ

    • A. augmente lentement
    • B. diminue fortement
    • C. reste rigoureusement constante
    • D. augmente plus vite qu'après
    Réponse

    A. augmente lentement — CH₃COOH, neutre, devient CH₃COO⁻ et Na⁺ est apporté : pente ∝ 9,10, plus faible qu'après l'équivalence (∝ 24,91).

  4. Pourquoi verse-t-on un grand volume d'eau dans le bécher avant un titrage conductimétrique ?

    • A. pour augmenter la conductivité
    • B. pour faire apparaître un saut de pH net
    • C. pour rendre la dilution négligeable
    • D. pour déplacer le point d'équivalence
    Réponse

    C. pour rendre la dilution négligeable — La dilution par le titrant devient négligeable : σ varie alors linéairement et les deux portions sont des droites. VE n'est pas modifié.

  5. Le pH à l'équivalence d'un titrage d'acide faible par la soude vaut 8,7. Un élève utilise l'hélianthine (3,1 – 4,4). Conséquence :

    • A. aucune, car tout indicateur coloré convient toujours
    • B. virage prématuré, volume équivalent sous-estimé
    • C. virage tardif, volume équivalent surestimé
    • D. l'hélianthine ne change jamais de couleur ici
    Réponse

    B. virage prématuré, volume équivalent sous-estimé — Le pH dépasse 4,4 bien avant l'équivalence : l'hélianthine vire trop tôt et le volume relevé est trop petit.

  6. Laquelle de ces conditions est nécessaire pour appliquer la loi de Kohlrausch ?

    • A. une solution concentrée
    • B. une température quelconque
    • C. des ions portant tous la même charge
    • D. une solution suffisamment diluée
    Réponse

    D. une solution suffisamment diluée — La loi n'est valable que pour des solutions diluées, et les λ dépendent de la température.

  7. Un groupe obtient C = 0,0820 mol·L⁻¹ avec u(C) = 0,0012 mol·L⁻¹ ; la valeur de référence est 0,0850 mol·L⁻¹. On conclut :

    • A. compatible, car l'écart relatif ne vaut que 3,5 %
    • B. compatible, car z reste inférieur à 3
    • C. non compatible, car z = 2,5 > 2
    • D. impossible de conclure sans u(VE)
    Réponse

    C. non compatible, car z = 2,5 > 2 — z = |0,0820 − 0,0850| / 0,0012 = 2,5 > 2 : résultat non compatible, malgré un écart relatif modeste.

  8. À la demi-équivalence du titrage d'un acide faible AH par la soude, l'égalité pH = pKa repose sur :

    • A. l'égalité [AH] = [A⁻] à ce point
    • B. un acide titré qui soit un acide fort
    • C. un pH initial voisin de 7
    • D. une base titrante elle-même faible
    Réponse

    A. l'égalité [AH] = [A⁻] à ce point — pH = pKa + log([A⁻]/[AH]) et le rapport vaut 1 à la demi-équivalence ; le titrant doit être une base forte.

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