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Titrages suivis par pH-métrie et conductimétrie
Constitution et transformations de la matière — analyser un système par des méthodes physiques (conductimétrie, loi de Kohlrausch, absorbance) et chimiques (titrages suivis par pH-métrie, conductimétrie et colorimétrie)
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Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.
Exercice 1 — Conductivité d'une solution de chlorure d'ammonium
FacileOn prépare une solution de chlorure d'ammonium (NH₄⁺ + Cl⁻) de concentration c = 3,20×10⁻³ mol·L⁻¹. Données à 25 °C : λ(NH₄⁺) = 7,34 mS·m²·mol⁻¹ ; λ(Cl⁻) = 7,63 mS·m²·mol⁻¹ ; λ(H₃O⁺) = 35,0 mS·m²·mol⁻¹.
- a) Exprimer c en mol·m⁻³.
- b) Calculer la conductivité σ de la solution, en S·m⁻¹.
- c) Calculer la conductivité σ' d'une solution d'acide chlorhydrique (H₃O⁺ + Cl⁻) de même concentration.
- d) Expliquer pourquoi σ' est environ trois fois plus grande que σ.
a) 1 L = 10⁻³ m³, donc = 3,20 mol·m⁻³.
b) Loi de Kohlrausch, avec [NH₄⁺] = [Cl⁻] = c : σ = λ(NH₄⁺)·c + λ(Cl⁻)·c = (7,34 + 7,63) × 3,20 = 14,97 × 3,20 = 47,9 mS·m⁻¹, soit σ = 4,79×10⁻² S·m⁻¹.
c) σ' = (λ(H₃O⁺) + λ(Cl⁻))·c = (35,0 + 7,63) × 3,20 = 42,63 × 3,20 = 136,4 mS·m⁻¹, soit σ' = 1,36×10⁻¹ S·m⁻¹.
d) Les deux solutions contiennent les mêmes ions Cl⁻ à la même concentration ; seul le cation change. ≈ 2,85 ≈ 3. L'écart vient de H₃O⁺, dont la conductivité molaire ionique (35,0) est près de cinq fois celle de NH₄⁺ (7,34) : l'ion oxonium est exceptionnellement conducteur, ce qui explique le rapport voisin de 3.
Exercice 2 — Titrage d'une solution d'acide chlorhydrique
FacileOn titre = 15,0 mL d'une solution d'acide chlorhydrique (H₃O⁺ + Cl⁻) de concentration inconnue par une solution d'hydroxyde de sodium (Na⁺ + HO⁻) de concentration = 2,50×10⁻² mol·L⁻¹. Le suivi pH-métrique donne = 11,8 mL.
- a) Écrire l'équation de la réaction support du titrage.
- b) Définir l'équivalence et en déduire la relation entre , , et .
- c) Calculer .
- d) Justifier que le pH à l'équivalence vaut 7 à 25 °C.
a) Les ions oxonium réagissent avec les ions hydroxyde (réaction totale) : H₃O⁺(aq) + HO⁻(aq) → 2 H₂O(ℓ).
b) À l'équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de l'équation : ils sont tous deux entièrement consommés. Les coefficients valent 1 et 1, donc la quantité initiale d'ions H₃O⁺ est égale à la quantité d'ions HO⁻ versée : .
c) (les volumes sont dans la même unité) donc = 1,97×10⁻² mol·L⁻¹.
d) À l'équivalence, H₃O⁺ et HO⁻ ont été introduits en quantités égales et ont réagi ensemble. La solution ne contient plus que de l'eau et des ions Na⁺ et Cl⁻, qui n'ont aucune propriété acide ou basique. Elle se comporte comme de l'eau pure : [H₃O⁺] = [HO⁻] = 1,0×10⁻⁷ mol·L⁻¹ à 25 °C, donc pHE = 7.
Exercice 3 — Choisir un indicateur coloré
Facile| Indicateur | Zone de virage | Teintes (acide / basique) |
|---|---|---|
| hélianthine | 3,1 – 4,4 | rouge / jaune |
| rouge de méthyle | 4,2 – 6,2 | rouge / jaune |
| bleu de bromothymol | 6,0 – 7,6 | jaune / bleu |
| phénolphtaléine | 8,2 – 10,0 | incolore / rose |
- a) Énoncer le critère de choix d'un indicateur coloré pour un titrage acide-base.
- b) Choisir, pour chaque titrage, l'indicateur adapté.
- c) Pour le titrage (1), décrire le changement de couleur observé à l'équivalence.
- d) Un élève propose l'hélianthine pour le titrage (1). Expliquer pourquoi ce choix fausse le résultat.
a) On choisit un indicateur dont la zone de virage contient le pH à l'équivalence : le changement de teinte se produit alors dans le saut de pH, pour un volume versé pratiquement égal à .
b) (1) 9,1 ∈ [8,2 ; 10,0] : phénolphtaléine. (2) 7,0 ∈ [6,0 ; 7,6] : bleu de bromothymol. (3) 5,2 ∈ [4,2 ; 6,2] : rouge de méthyle ; l'hélianthine ne convient pas car 5,2 > 4,4.
c) Au départ, le milieu est acide (pH < 8,2) : la phénolphtaléine est incolore. À la première goutte de soude en excès, le pH franchit la zone de virage : la solution devient rose, et le reste. On arrête l'ajout à la première teinte rose persistante.
d) La zone de virage de l'hélianthine (3,1 – 4,4) est atteinte dès le début du titrage d'un acide faible, là où le pH varie lentement, bien avant le saut de pH. Le virage serait progressif et prématuré : le volume relevé serait inférieur à et la concentration de l'acide serait sous-estimée.
Exercice 4 — Repérer l'équivalence par la méthode de la dérivée
MoyenOn titre = 25,0 mL d'une solution d'un acide faible AH par la soude à = 2,00×10⁻¹ mol·L⁻¹. Autour de l'équivalence, on relève :
| V (mL) | 9,0 | 9,4 | 9,6 | 9,8 | 10,0 | 10,2 | 10,6 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| pH | 4,8 | 5,1 | 5,3 | 5,8 | 10,8 | 11,2 | 11,6 |
- a) Calculer, pour chaque intervalle entre deux mesures consécutives, le taux de variation .
- b) En déduire une valeur du volume équivalent .
- c) Calculer la concentration de la solution titrée.
- d) Identifier l'acide titré, en justifiant.
a) Taux de variation (en mL⁻¹) : [9,0 ; 9,4] : = 0,75 ; [9,4 ; 9,6] : = 1,0 ; [9,6 ; 9,8] : = 2,5 ; [9,8 ; 10,0] : = 25 ; [10,0 ; 10,2] : = 2,0 ; [10,2 ; 10,6] : = 1,0.
b) Le volume équivalent correspond au maximum de dpH/dV, c'est-à-dire au point d'inflexion du saut de pH. Le maximum est atteint sur l'intervalle [9,8 ; 10,0] mL ; on retient son milieu : ≈ 9,9 mL (à 0,1 mL près, limite imposée par l'écart entre les mesures).
c) Réaction support : AH + HO⁻ → A⁻ + H₂O, mole à mole, donc : = 7,9×10⁻² mol·L⁻¹ (deux chiffres significatifs, comme ).
d) V = 5,0 mL est pratiquement égal à = 4,95 mL : c'est la demi-équivalence. La moitié de AH a été transformée en A⁻, donc [AH] = [A⁻] et pH = pKa + log 1 = pKa. Ainsi pKa = 3,8 : l'acide titré est l'acide méthanoïque HCOOH.
Exercice 5 — Titrage conductimétrique d'une solution d'hydroxyde de sodium
MoyenOn place = 11,0 mL d'une solution d'hydroxyde de sodium (Na⁺ + HO⁻) dans un bécher avec 189 mL d'eau, puis on titre par l'acide chlorhydrique à = 2,00×10⁻² mol·L⁻¹. Les deux parties linéaires de la courbe sont modélisées par σ₁ = 18,3 − 1,23 V et σ₂ = −22,3 + 4,26 V (σ en mS·m⁻¹, V en mL). Données (mS·m²·mol⁻¹) : λ(H₃O⁺) = 35,0 ; λ(HO⁻) = 19,9 ; λ(Na⁺) = 5,01 ; λ(Cl⁻) = 7,63.
- a) Écrire l'équation de la réaction support.
- b) Justifier, à l'aide des conductivités molaires ioniques, la diminution de σ avant l'équivalence puis son augmentation après.
- c) Montrer que le rapport des valeurs absolues des pentes est cohérent avec la loi de Kohlrausch.
- d) Déterminer , puis la concentration de la solution d'hydroxyde de sodium.
a) H₃O⁺ + HO⁻ → 2 H₂O (réaction totale).
b) Avant l'équivalence, les ions H₃O⁺ versés sont aussitôt consommés ; chaque ion HO⁻ consommé (λ = 19,9) est remplacé par un ion Cl⁻ apporté (λ = 7,63), Na⁺ restant spectateur. Comme λ(Cl⁻) < λ(HO⁻), σ diminue. Après l'équivalence, HO⁻ est épuisé : les ions H₃O⁺ et Cl⁻ versés s'accumulent, σ augmente.
c) Grâce aux 189 mL d'eau, la dilution est négligeable et chaque millilitre versé apporte la même quantité n d'ions. La variation de σ par millilitre est donc proportionnelle à (7,63 − 19,9) = −12,27 avant l'équivalence et à (35,0 + 7,63) = 42,63 après. Rapport théorique : ≈ 3,47 ; rapport mesuré : ≈ 3,46. Les deux valeurs concordent.
d) À l'intersection, σ₁ = σ₂ : 18,3 − 1,23 V = −22,3 + 4,26 V, soit 40,6 = 5,49 V, d'où = 7,40 mL. À l'équivalence, : = 1,35×10⁻² mol·L⁻¹.
Exercice 6 — Acide benzoïque : demi-équivalence et indicateur
MoyenOn titre = 20,0 mL d'une solution aqueuse d'acide benzoïque C₆H₅COOH par la soude à = 1,50×10⁻² mol·L⁻¹. La courbe pH = f(V) présente un point d'équivalence E(18,1 mL ; 8,0) et l'on lit pH = 4,2 pour V = 9,05 mL. Données : M(C₆H₅COOH) = 122,1 g·mol⁻¹ ; zones de virage : bleu de bromothymol 6,0 – 7,6 ; rouge de crésol 7,2 – 8,8 ; phénolphtaléine 8,2 – 10,0.
- a) Écrire l'équation de la réaction support.
- b) Calculer la concentration molaire , puis la concentration en masse de la solution.
- c) Montrer qu'à la demi-équivalence pH = pKa, et en déduire le pKa du couple C₆H₅COOH/C₆H₅COO⁻.
- d) Choisir l'indicateur coloré le mieux adapté pour un titrage colorimétrique de cette solution. Justifier.
a) C₆H₅COOH + HO⁻ → C₆H₅COO⁻ + H₂O.
b) Réaction mole à mole : = 1,36×10⁻² mol·L⁻¹. Concentration en masse : = 1,358×10⁻² × 122,1 = 1,66 g·L⁻¹.
c) À = 9,05 mL, on a versé la moitié de la quantité de HO⁻ nécessaire : la moitié de l'acide initial a réagi. Donc n(C₆H₅COOH) = n(C₆H₅COO⁻), et comme les deux espèces sont dans le même volume, [C₆H₅COOH] = [C₆H₅COO⁻]. Or pH = pKa + log$\frac{[\text{C}_6\text{H}_5\text{COO}^-]}{[\text{C}_6\text{H}_5\text{COOH}]}$ = pKa + log 1 = pKa. D'où pKa = 4,2.
d) pHE = 8,0 appartient à [7,2 ; 8,8] : on choisit le rouge de crésol. Le bleu de bromothymol vire avant (sa zone s'arrête à 7,6) et la phénolphtaléine commence à virer à 8,2, au-delà de pHE : aucun des deux ne contient 8,0.
Exercice 7 — Dosage par étalonnage d'un sérum physiologique
MoyenUn sérum physiologique est une solution de chlorure de sodium. On le dilue 100 fois (solution S). On mesure la conductivité de solutions étalons de chlorure de sodium :
| c (mmol·L⁻¹) | 0,40 | 0,80 | 1,20 | 1,60 | 2,00 |
|---|---|---|---|---|---|
| σ (mS·m⁻¹) | 5,06 | 10,1 | 15,2 | 20,2 | 25,3 |
- a) Justifier, à l'aide de la loi de Kohlrausch, que σ est proportionnelle à c.
- b) Déterminer le coefficient de proportionnalité k à partir des mesures et le comparer à λ(Na⁺) + λ(Cl⁻).
- c) Déterminer la concentration de la solution S, puis celle du sérum.
- d) Comparer le résultat à l'étiquette, puis expliquer pourquoi on a dilué le sérum avant la mesure.
a) Dans une solution de chlorure de sodium de concentration c, [Na⁺] = [Cl⁻] = c. La loi de Kohlrausch donne σ = λ(Na⁺)·c + λ(Cl⁻)·c = (λ(Na⁺) + λ(Cl⁻))·c : σ = k·c, avec k constante à température fixée.
b) Comme 1 mmol·L⁻¹ = 1 mol·m⁻³, k = = 12,65 mS·m²·mol⁻¹ ; les autres points donnent la même valeur ( = 12,65 ; ≈ 12,7). Or λ(Na⁺) + λ(Cl⁻) = 12,64 mS·m²·mol⁻¹ : les mesures sont cohérentes avec la loi de Kohlrausch.
c) = 1,54 mol·m⁻³, soit 1,54 mmol·L⁻¹. Le sérum est 100 fois plus concentré : c = 100 × 1,54×10⁻³ = 0,154 mol·L⁻¹.
d) Concentration en masse : = 0,154 × 58,4 = 9,0 g·L⁻¹, en accord avec l'étiquette. On dilue car la loi de Kohlrausch n'est valable que pour des solutions diluées (le sérum, à 154 mol·m⁻³, l'est trop) et parce que la lecture sur la droite d'étalonnage n'est fiable qu'à l'intérieur de la gamme : σS = 19,5 mS·m⁻¹ est bien comprise entre 5,06 et 25,3 mS·m⁻¹.
Exercice 8 — Titrage conductimétrique de l'ion ammonium
DifficileLe chlorure d'ammonium (NH₄⁺ + Cl⁻) est utilisé comme décapant en soudure. On titre = 20,0 mL d'une solution S de chlorure d'ammonium, placés dans un bécher avec 280 mL d'eau, par la soude à = 1,75×10⁻¹ mol·L⁻¹. Les deux parties linéaires de la courbe sont modélisées par σ₁ = 111,8 − 1,36 V et σ₂ = −91,6 + 14,53 V (σ en mS·m⁻¹, V en mL). Données : λ (mS·m²·mol⁻¹) : NH₄⁺ 7,34 ; Cl⁻ 7,63 ; Na⁺ 5,01 ; HO⁻ 19,9 ; pKa(NH₄⁺/NH₃) = 9,2 ; pKe = 14,0 ; M(NH₄Cl) = 53,5 g·mol⁻¹.
- a) Écrire l'équation de la réaction support et vérifier, par le calcul de sa constante d'équilibre, qu'elle peut servir de support de titrage.
- b) Interpréter le signe de chacune des deux pentes.
- c) Montrer que le rapport des valeurs absolues des pentes est en accord avec les conductivités molaires ioniques.
- d) Déterminer , puis la concentration molaire et la concentration en masse de la solution S.
- e) Expliquer pourquoi un suivi pH-métrique serait ici moins précis.
a) NH₄⁺ + HO⁻ → NH₃ + H₂O. Sa constante vaut ≈ 6×10⁴ > 10⁴ : la réaction est totale ; elle est aussi rapide, elle convient donc pour un titrage.
b) Avant l'équivalence, chaque ion NH₄⁺ consommé (7,34) est remplacé par un ion Na⁺ apporté (5,01) ; Cl⁻ est spectateur et NH₃ n'est pas un ion. Comme λ(Na⁺) < λ(NH₄⁺), σ diminue légèrement (pente négative faible). Après l'équivalence, Na⁺ et HO⁻ s'accumulent : σ augmente fortement (pente positive).
c) La dilution étant négligeable (300 mL au départ), chaque millilitre versé apporte la même quantité de soude : les pentes sont proportionnelles à 5,01 − 7,34 = −2,33 puis à 5,01 + 19,9 = 24,91. Rapport théorique : ≈ 10,7 ; rapport mesuré : ≈ 10,7. Accord satisfaisant.
d) σ₁ = σ₂ : 111,8 − 1,36 V = −91,6 + 14,53 V, soit 203,4 = 15,89 V, d'où = 12,8 mL. Réaction mole à mole : = 1,12×10⁻¹ mol·L⁻¹, et = 0,112 × 53,5 = 5,99 g·L⁻¹.
e) NH₄⁺ est un acide faible de pKa élevé (9,2). Après l'équivalence, le pH est imposé par NH₃ (voisin de 11) puis par l'excès de soude, qui ne le fait monter que jusqu'à 12 environ : le saut de pH est peu marqué et la méthode des tangentes devient imprécise. Le suivi conductimétrique, lui, repose sur un changement de pente d'un facteur 10 environ, très net.
Exercice 9 — Vitamine C : incertitude et écart normalisé
DifficileUn comprimé de vitamine C (acide ascorbique C₆H₈O₆, noté AH, M = 176,1 g·mol⁻¹, monoacide dans ce titrage) porte l'indication « 500 mg ». On le dissout dans une fiole jaugée de 200,0 mL. On titre = 20,00 mL de cette solution par la soude de concentration = 1,80×10⁻² mol·L⁻¹, avec = 0,02×10⁻² mol·L⁻¹. On obtient = 15,45 mL avec = 0,10 mL ; = 0,03 mL. On néglige l'incertitude sur le volume de la fiole.
- a) Montrer que la concentration de la solution titrée vaut environ 1,39×10⁻² mol·L⁻¹.
- b) En déduire la masse m d'acide ascorbique contenue dans le comprimé.
- c) Calculer l'incertitude-type u(m), sachant que . Quelle source d'incertitude domine ?
- d) Calculer l'écart normalisé à la valeur annoncée et conclure.
- e) Un élève écrit . Expliquer ses deux erreurs.
a) Réaction support : AH + HO⁻ → A⁻ + H₂O, mole à mole, donc : = 1,3905×10⁻² ≈ 1,39×10⁻² mol·L⁻¹.
b) Quantité dans la fiole : n = × 0,2000 = 2,781×10⁻³ mol. Masse : m = n × M = 2,781×10⁻³ × 176,1 = 0,490 g, soit m = 490 mg.
c) Incertitudes relatives : = 6,47×10⁻³ ; = 1,11×10⁻² ; = 1,5×10⁻³. = 1,30×10⁻². Donc u(m) = 490 × 0,0130 ≈ 6,4 mg, et m = (490 ± 7) mg. La source dominante est la concentration de la soude (1,1 % contre 0,65 % pour ).
d) ≈ 1,6. Comme z ≤ 2, la masse mesurée est compatible avec l'indication du fabricant.
e) Première erreur : il additionne des grandeurs d'unités différentes (mL et mol·L⁻¹), ce qui n'a aucun sens. Seconde erreur : pour un produit ou un quotient, ce sont les incertitudes relatives qui se composent, et par racine de la somme des carrés, non par simple somme (qui surestimerait l'incertitude).
Exercice 10 — Un pKa pour l'acide chlorhydrique ?
DifficileOn titre = 40,0 mL d'acide chlorhydrique par la soude à = 1,60×10⁻² mol·L⁻¹ ; le suivi pH-métrique donne = 18,5 mL. Pour V = 9,25 mL, on lit pH = 2,5. Un élève conclut : « à la demi-équivalence, pH = pKa, donc le pKa de l'acide chlorhydrique vaut 2,5 ».
- a) Calculer la concentration de l'acide chlorhydrique.
- b) Montrer, par un calcul de quantité de matière, que le pH attendu pour V = 9,25 mL est bien voisin de 2,5.
- c) Expliquer l'erreur de l'élève.
- d) On titre ensuite, dans les mêmes conditions, un acide faible AH de même concentration. Montrer que le pH à la demi-équivalence ne dépend alors pas de la concentration de l'acide, et préciser la limite de ce résultat.
a) H₃O⁺ + HO⁻ → 2 H₂O, mole à mole : = 7,40×10⁻³ mol·L⁻¹.
b) Quantité initiale d'ions oxonium : = 7,40×10⁻³ × 40,0×10⁻³ = 2,96×10⁻⁴ mol. À V = 9,25 mL = , la moitié a réagi : il reste 1,48×10⁻⁴ mol dans un volume de 40,0 + 9,25 = 49,25 mL. [H₃O⁺] = = 3,01×10⁻³ mol·L⁻¹, donc pH = −log(3,01×10⁻³) = 2,52 ≈ 2,5.
c) L'acide chlorhydrique est un acide fort, totalement dissocié : la solution ne contient aucun couple AH/A⁻ (Cl⁻ n'a pas de propriété basique). La relation pH = pKa repose sur [AH] = [A⁻], ce qui n'a pas de sens ici. Le pH lu traduit seulement la quantité de H₃O⁺ restante et dépend de la concentration : avec un acide dix fois moins concentré, on lirait environ 3,5. Une valeur qui dépend de la concentration ne peut pas être une constante d'acidité.
d) À la demi-équivalence, n(AH) = n(A⁻) = dans le même volume, donc = 1 quels que soient et : pH = pKa + log 1 = pKa, indépendant de la concentration. Limite : ce raisonnement suppose que l'acide réagit seulement avec HO⁻, c'est-à-dire qu'il est peu dissocié dans l'eau ; pour un acide trop dilué ou de pKa trop faible, l'égalité n'est plus qu'approchée.
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