L'espionnage est la collecte clandestine d'informations ; le cyberespionnage la prolonge à travers les réseaux. Le sujet impose de comparer deux périodes, la guerre froide et l'ère numérique, pour dégager continuités et ruptures.
Le cyberespionnage est-il une simple continuation de l'espionnage de la guerre froide, ou une rupture dans les acteurs, les moyens et les cibles ?
Le plan en trois parties
Des continuités : savoir ce que l'autre cache
- Les mêmes services.NSA de 1952 à 2013 ; héritiers du KGB (SVR, FSB).
- Les mêmes cibles technologiques.Projet Manhattan (1949) ; ligne X (affaire Farewell, 1981-1982) ; vol de propriété intellectuelle visé par l'Appel de Paris (2018).
Des ruptures dans les moyens et l'échelle
- Une collecte de masse.Programme PRISM révélé en 2013.
- Du renseignement au sabotage.Stuxnet (2010).
Des ruptures dans les acteurs et les règles
- Des acteurs privés et des groupes écrans.Attribution de WannaCry à la Corée du Nord (décembre 2017).
- Des tentatives d'encadrement.FISA (1978) puis débats après 2013 ; sanctions de l'UE (2020).
L'intelligence artificielle, capable d'analyser d'immenses masses de données, pourrait provoquer une nouvelle rupture du renseignement.