Fondements de l'obligation morale : de Kant à la morale contemporaine (programme Terminale — La morale et la politique)
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Ce lexique sur « Le devoir et la morale » en terminale donne les définitions précises dont on a besoin au bac : chaque terme avec ses synonymes, ses antonymes et les distinctions à ne pas manquer. Au programme : Devoir, obligation, contrainte : la grammaire de la notion, Morale, éthique, droit : trois ordres de règles, Le fondement rationnel du devoir : Kant contre les morales du bonheur, Les trois soupçons : la morale vient-elle d'ailleurs ?. Le sens de chaque mot est repris selon l'époque et selon le point de vue des philosophes, parce qu'une définition bien posée ouvre une partie de dissertation. Les repères du programme (légal/légitime, en fait/en droit…) sont expliqués avec l'usage qu'on en fait dans une copie. Lexique gratuit rédigé par un professeur particulier à Marseille pour les élèves de terminale.
Devoir
Obligation morale reconnue comme valant par elle-même, que le sujet s'impose indépendamment de son intérêt et de son inclination.
Synonymes
Obligation — insiste sur le lien qui engage, là où devoir insiste sur l'action à accomplir
Impératif — désigne la formule qui commande, non la chose commandée
Antonymes
Inclination — penchant naturel qui peut coïncider avec le devoir sans jamais le fonder
Intérêt — ce qui me profite ; un acte intéressé peut être conforme au devoir sans avoir de valeur morale
À ne pas confondre
Contrainte — la contrainte rend l'acte inévitable, le devoir le laisse possible et son contraire aussi
Nécessité — ce qui doit être moralement peut ne pas arriver ; ce qui est nécessaire arrive toujours
Selon l'époque et le point de vue — Grecs : le mot manque, on parle de vertu et de ce qui convient (to kathêkon stoïcien) · Cicéron : De officiis, le devoir comme fonction sociale de l'honnête homme · Kant : rupture, le devoir devient la forme même de la moralité, indépendante de toute fin · contemporain : usage affaibli, on dit « devoirs » pour obligations professionnelles ou scolaires.
Ce que le mot permet d'écrire — Permet d'ouvrir d'emblée la distinction obligation / contrainte, et donc de lier devoir et liberté au lieu de les opposer. Indispensable dès l'introduction de tout sujet contenant le mot.
Obligation
Nécessité morale ou juridique qui lie une volonté sans la déterminer physiquement.
Synonymes
Engagement — l'engagement vient d'un acte volontaire antérieur, l'obligation peut précéder tout consentement
Antonymes
Permission — la permission laisse indifférent, l'obligation commande une seule branche de l'alternative
À ne pas confondre
Contrainte — repère officiel : on désobéit à une obligation, on subit une contrainte
Selon l'époque et le point de vue — Droit romain : l'obligatio est le lien juridique entre créancier et débiteur · Rousseau : l'obligation politique naît du pacte, on n'obéit qu'à soi · Kant : l'obligation morale est la nécessité d'une action par respect pour la loi · Levinas : l'obligation précède le consentement, elle vient du visage.
Ce que le mot permet d'écrire — Sert à montrer qu'une règle peut lier sans forcer, donc que la morale s'adresse à la liberté. Ouvre tout sujet du type « obéir, est-ce renoncer à sa liberté ? ».
Contrainte
Force extérieure ou intérieure qui rend une action inévitable en supprimant l'alternative.
Synonymes
Coercition — terme juridique : contrainte exercée par une autorité légitime
Violence — contrainte illégitime et destructrice, qui n'invoque aucune règle
Antonymes
Liberté — absence de contrainte, ce qui ne suffit pas à définir l'autonomie morale
À ne pas confondre
Obligation — la contrainte agit sur le corps ou les mobiles, l'obligation sur la volonté
Selon l'époque et le point de vue — Aristote : l'acte contraint est involontaire, donc non imputable · Hobbes : la crainte du souverain est une contrainte qui produit l'ordre sans produire la moralité · Durkheim : le fait social se reconnaît à sa contrainte · psychanalyse : la contrainte peut être interne (compulsion).
Ce que le mot permet d'écrire — Permet de dire qu'une société obéissante n'est pas pour autant morale : elle peut être seulement contrainte. Très efficace sur les sujets mêlant devoir et État.
Morale
Ensemble des règles impératives et universalisables distinguant le bien du mal dans la conduite.
Synonymes
Mœurs — les mœurs sont ce qui se fait en fait, la morale ce qui devrait se faire
Antonymes
Immoralisme — rejet des valeurs reçues, à distinguer de l'amoralisme qui ignore la question
À ne pas confondre
Éthique — la morale commande, l'éthique délibère sur ce que vaut une vie
Droit — le droit sanctionne extérieurement et varie, la morale se veut universelle
Selon l'époque et le point de vue — Latin mores, les mœurs, traduisant le grec êthos · Antiquité : la morale est subordonnée au bonheur · Kant : elle s'en émancipe et devient autonome · Nietzsche : elle devient un objet d'enquête généalogique, non un donné · contemporain : pluriel, on parle de morales et d'éthiques appliquées.
Ce que le mot permet d'écrire — L'étymologie commune avec « éthique » permet d'ouvrir la partie où l'on refuse de trancher trop vite : les deux mots ont le même sens d'origine et des usages opposés.
Éthique
Réflexion sur les fins de l'action et sur ce qui rend une vie bonne, y compris là où aucune règle n'est donnée.
Synonymes
Sagesse — la sagesse est un état atteint, l'éthique une recherche méthodique
Antonymes
Légalisme — réduction de la conduite à l'application de règles, qui dispense de juger
À ne pas confondre
Morale — Ricœur : la visée de la vie bonne (éthique) passe par le crible de la norme (morale)
Selon l'époque et le point de vue — Grecs : êthos, le caractère ; l'Éthique à Nicomaque cherche la vie heureuse · Spinoza : l'Éthique est une science des affects et de la béatitude · XXe siècle : renaissance de l'éthique appliquée (bioéthique, éthique animale, éthique du care).
Ce que le mot permet d'écrire — Sert à ouvrir un dépassement : quand la morale du devoir bute sur le cas particulier, l'éthique reprend la question sous l'angle de la prudence et du jugement.
Bien
Ce qui doit être voulu ; ce dont la valeur ne dépend pas du désir qu'on en a.
Synonymes
Juste — le juste concerne la répartition et les rapports entre personnes, le bien la qualité de la volonté
Antonymes
Mal — peut désigner une souffrance subie ou une faute commise : ne pas confondre les deux sens
À ne pas confondre
Utile — l'utile vaut comme moyen, le bien vaut comme fin
Agréable — l'agréable dépend de la sensibilité de chacun, le bien prétend valoir pour tous
Selon l'époque et le point de vue — Platon : le Bien est une Idée, principe de l'intelligible · Aristote : le bien est la fin visée par chaque activité · Spinoza : renversement, une chose est jugée bonne parce qu'on la désire · Kant : la bonne volonté est le seul bien sans restriction · Moore : le bien est indéfinissable.
Ce que le mot permet d'écrire — Le trio bien / utile / agréable structure à lui seul une première partie sur n'importe quel sujet opposant morale et intérêt.
Valeur
Ce en fonction de quoi on juge et on hiérarchise les actions, les êtres et les fins.
Synonymes
Norme — la norme prescrit une conduite, la valeur oriente une préférence
Antonymes
Fait — le fait se constate, la valeur s'apprécie : on ne déduit pas l'un de l'autre
À ne pas confondre
Prix — Kant : ce qui a un prix peut être remplacé, ce qui a une dignité n'a pas d'équivalent
Selon l'époque et le point de vue — Le mot vient de l'économie et entre en philosophie au XIXe siècle · Nietzsche : il faut faire la généalogie des valeurs et évaluer leur valeur · Weber : la science constate, elle ne tranche pas entre les valeurs · Scheler : les valeurs sont objectives et saisies par le sentiment.
Ce que le mot permet d'écrire — Permet de reformuler tout sujet sur le relativisme : la question n'est pas si les valeurs varient, mais si leur variation entraîne leur équivalence.
Impératif catégorique
Commandement moral qui ordonne inconditionnellement, sans dépendre d'une fin que l'on se serait fixée.
Synonymes
Loi morale — la loi est le principe objectif, l'impératif la forme sous laquelle il s'adresse à une volonté imparfaite
Antonymes
Impératif hypothétique — commande un moyen en vue d'une fin voulue : si tu veux X, fais Y
À ne pas confondre
Règle prudentielle — la prudence conseille en fonction des circonstances, l'impératif catégorique ne négocie pas
Selon l'époque et le point de vue — Kant, 1785 : trois formules (universalisation, humanité comme fin, règne des fins) · Hegel : critique de son formalisme vide · Habermas : reformulation dialogique, la maxime doit recueillir l'assentiment de tous les concernés dans une discussion.
Ce que le mot permet d'écrire — À citer exactement, puis à mettre à l'épreuve d'un cas : c'est la façon la plus sûre de montrer qu'on ne récite pas. Utile sur tout sujet contenant « toujours » ou « sans condition ».
Autonomie
Propriété de la volonté d'être à elle-même sa loi, en obéissant à une règle qu'elle se donne par la raison.
Synonymes
Indépendance — l'indépendance est l'absence de tutelle, l'autonomie est la capacité de se légiférer
Antonymes
Hétéronomie — la loi vient d'ailleurs : Dieu, la nature, le plaisir, l'opinion
À ne pas confondre
Spontanéité — faire ce qui me plaît n'est pas se donner une loi, c'est suivre ses inclinations
Selon l'époque et le point de vue — Grecs : autonomia désigne une cité qui se donne ses lois · Rousseau : l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté · Kant : transposition à la volonté individuelle · aujourd'hui : notion centrale en bioéthique, consentement éclairé du patient.
Ce que le mot permet d'écrire — C'est le concept qui réconcilie devoir et liberté : obéir n'est pas s'aliéner si la loi vient de la raison. Ouvre toute troisième partie sur « le devoir s'oppose-t-il à la liberté ? ».
Hétéronomie
Situation d'une volonté qui reçoit sa loi d'un principe extérieur à elle : crainte, intérêt, autorité, tradition.
Synonymes
Dépendance — terme descriptif, sans la connotation critique d'hétéronomie
Antonymes
Autonomie — couple strictement opposé chez Kant, d'où sa valeur argumentative
À ne pas confondre
Aliénation — l'aliénation suppose une dépossession de soi, l'hétéronomie une simple extériorité du principe
Selon l'époque et le point de vue — Kant : toutes les morales antérieures sont hétéronomes, y compris les morales religieuses · Durkheim : assume l'extériorité, la morale vient de la société · Freud : le surmoi est la forme intériorisée d'une hétéronomie originaire.
Ce que le mot permet d'écrire — Sert à classer les morales adverses en une phrase : eudémonisme, théologie morale et utilitarisme sont hétéronomes pour Kant. Gain de temps considérable en antithèse.
Conscience morale
Faculté par laquelle un sujet juge de la valeur de ses actes, avant de les accomplir comme après.
Synonymes
For intérieur — métaphore juridique du tribunal intime, utilisée par Kant
Antonymes
Inconscience morale — état de celui qui n'évalue pas ses actes, que Arendt appelle absence de pensée
À ne pas confondre
Conscience psychologique — l'une sait ce que je fais, l'autre juge ce que je fais
Selon l'époque et le point de vue — Stoïciens et christianisme : la syndérèse, étincelle du bien dans l'âme · Rousseau : sentiment inné et infaillible, instinct divin · Nietzsche et Freud : produit d'un dressage, cruauté retournée · Arendt : dialogue de soi avec soi, qui s'interrompt quand on cesse de penser.
Ce que le mot permet d'écrire — Le désaccord entre Rousseau et Freud sur ce seul mot fournit la charnière entre une première et une deuxième partie sur l'origine du devoir.
Responsabilité
Obligation de répondre de ses actes et de leurs effets devant autrui, et d'en assumer les conséquences.
Synonymes
Imputabilité — terme juridique : l'acte peut être attribué à un agent, ce qui ne dit rien de sa moralité
Antonymes
Irresponsabilité — peut être juridique (le dément) ou morale (l'indifférence au monde)
À ne pas confondre
Culpabilité — la culpabilité est un sentiment rétrospectif, la responsabilité un rapport aux effets, y compris futurs
Selon l'époque et le point de vue — Aristote : on répond des actes volontaires et de leurs suites prévisibles · Droit moderne : responsabilité pour faute, puis sans faute · Weber, 1919 : éthique de responsabilité contre éthique de conviction · Jonas, 1979 : responsabilité prospective envers ce qui n'existe pas encore.
Ce que le mot permet d'écrire — Le passage de la responsabilité rétrospective à la responsabilité prospective est la clé de tout sujet sur la nature et les générations futures.
Vertu
Disposition acquise et stable à vouloir et à faire le bien, dans les situations où il n'est pas évident.
Synonymes
Excellence — traduit mieux le grec aretê, qui désigne la perfection d'une fonction
Antonymes
Vice — disposition stable au mal, à distinguer de la faute isolée
Faiblesse de volonté — on sait le bien et on ne le fait pas : l'acrasie grecque
À ne pas confondre
Devoir — la vertu qualifie un caractère, le devoir une action ; l'une s'acquiert, l'autre s'impose
Selon l'époque et le point de vue — Aristote : juste milieu acquis par l'habitude, entre deux excès · stoïciens : la vertu suffit au bonheur · Kant : la vertu est la force de la maxime dans l'accomplissement du devoir · Anscombe, 1958 : retour aux éthiques de la vertu contre le juridisme moderne.
Ce que le mot permet d'écrire — Permet une troisième partie originale : et si la vraie question n'était pas « que dois-je faire ? » mais « quel homme dois-je devenir ? ».
Intérêt
Ce qui est avantageux pour un individu ou un groupe, et qui peut coïncider avec le devoir sans le fonder.
Synonymes
Utilité — l'utilitarisme en fait un critère collectif, l'intérêt reste le plus souvent particulier
Antonymes
Désintéressement — agir sans en attendre de retour, ce que Kant exige de l'acte moral
À ne pas confondre
Égoïsme — l'égoïsme préfère son intérêt à tout, l'intérêt bien compris peut coïncider avec celui d'autrui
Selon l'époque et le point de vue — Hobbes et Mandeville : les vices privés font les vertus publiques · Smith : la main invisible convertit l'intérêt en bien commun · Kant : l'intérêt disqualifie moralement l'acte qu'il motive · Mill : l'intérêt général est le critère même du bien.
Ce que le mot permet d'écrire — Le couple intérêt / devoir est la matrice d'une première partie sur « est-il utile d'être juste ? ». Ne l'installez qu'après avoir distingué conforme au devoir et par devoir.
Dignité
Valeur absolue d'un être qui ne peut être échangé contre rien ni traité comme un simple moyen.
Synonymes
Respectabilité — dépend du jugement d'autrui, alors que la dignité est inconditionnelle
Antonymes
Prix — Kant : ce qui a un prix admet un équivalent, la dignité n'en admet aucun
À ne pas confondre
Mérite — le mérite se gagne et se perd, la dignité appartient à tout homme y compris au criminel
Selon l'époque et le point de vue — Cicéron : la dignitas est un rang social · christianisme : l'homme créé à l'image de Dieu · Pic de la Mirandole, 1486 : la dignité vient de ce que l'homme se fait lui-même · Kant : fondement du respect · 1948 : premier mot de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Ce que le mot permet d'écrire — Indispensable sur les sujets de bioéthique et sur la peine : elle explique pourquoi certains actes restent interdits même s'ils seraient utiles à tous.
Les repères du programme
Ces couples de mots sont les outils qui font les plans : savoir les employer vaut mieux que connaître un auteur de plus.
Obligation / contrainte
L'obligation est une nécessité morale qui laisse l'action et son contraire possibles ; la contrainte est une force qui supprime l'alternative.
Ce qu'il débloque — Le repère fondateur de la notion : il prouve que le devoir suppose la liberté au lieu de s'y opposer.
Exemple — Sur « Faire son devoir, est-ce lutter contre soi-même ? », il permet de montrer que la lutte intérieure n'est pas une contrainte subie mais le signe même d'une volonté libre qui se donne une règle contre ses penchants.
Légal / légitime
Est légal ce qui est conforme aux lois positives en vigueur ; est légitime ce qui est conforme à la justice et peut être justifié en raison.
Ce qu'il débloque — Ouvre l'écart entre le droit et la morale, donc la possibilité de la désobéissance et de la critique des lois.
Exemple — Sur « Suffit-il de faire son devoir pour être juste ? », il permet de distinguer le devoir de fonction, légal, et le devoir moral, légitime : Eichmann remplit le premier en violant le second.
Origine / fondement
L'origine est la genèse historique ou psychologique d'une croyance ; le fondement est la raison qui la justifie en droit.
Ce qu'il débloque — Désamorce les critiques génétiques de la morale sans les mépriser : montrer d'où vient une règle ne suffit pas à montrer qu'elle est illégitime.
Exemple — Sur « La morale n'est-elle qu'une illusion ? », il permet de reprendre Nietzsche, Freud et Durkheim en deuxième partie, puis de leur objecter en troisième que l'origine ne règle pas la question de la validité.
Universel / général / particulier / singulier
L'universel vaut pour tous sans exception et en droit ; le général vaut pour la plupart, par constat statistique ; le particulier vaut pour un groupe, le singulier pour un cas unique.
Ce qu'il débloque — Sépare la prétention universelle de la loi morale de la simple généralité des mœurs observées.
Exemple — Sur « Faut-il suivre sa raison pour agir moralement ? », il permet de dire que la raison universalise la maxime, mais que l'action se joue toujours dans un cas singulier que la règle ne prévoit pas.
Principe / conséquence
Le principe est ce dont on part et qui commande le raisonnement ; la conséquence est ce qui en découle, dans l'ordre logique ou dans l'ordre des effets.
Ce qu'il débloque — Structure à lui seul l'opposition entre morale du devoir et morale de l'utilité.
Exemple — Sur « Faut-il toujours faire son devoir ? », il oppose Kant, qui juge la maxime, à Mill et Weber, qui jugent les suites, et permet de poser la question du sacrifice d'un principe à ses effets.
En théorie / en pratique
Ce qui vaut dans l'ordre du concept et ce qui vaut dans l'ordre de l'action, où interviennent le temps, l'urgence et l'imprévu.
Ce qu'il débloque — Permet de traiter l'objection du réalisme sans y céder : une morale inapplicable n'est pas réfutée, mais elle doit dire comment elle s'applique.
Exemple — Sur « Peut-on être certain d'avoir bien agi ? », il permet d'opposer la certitude du principe, accessible en théorie, à l'incertitude des effets, inévitable en pratique.
Objectif / subjectif
Est objectif ce qui vaut indépendamment de celui qui juge ; est subjectif ce qui dépend de son point de vue, de sa sensibilité ou de sa culture.
Ce qu'il débloque — Le repère du débat sur le relativisme moral : les valeurs sont-elles découvertes ou instituées ?
Exemple — Sur « Y a-t-il des vérités morales ? », il permet de montrer que le désaccord persistant des hommes ne prouve pas la subjectivité des valeurs, pas plus que le désaccord des savants ne prouve celle des faits.
Bloqué sur ce chapitre ?
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.