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Le devoir

Fondements de l’obligation morale : de Kant à la morale contemporaine (programme Terminale — La morale et la politique)

À propos de cette page
Le cours sur le devoir et la morale en Terminale : la différence entre obligation et contrainte, entre morale, éthique et droit, puis l’impératif catégorique de Kant face aux morales du bonheur. Il présente ensuite les soupçons de Montaigne, Nietzsche, Freud et Durkheim, le débat entre intention et conséquences, le devoir né de la rencontre d’autrui et les devoirs envers la nature et les générations futures.
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Devoir, obligation, contrainte : la grammaire de la notion

Le verbe « devoir » dit trois choses très différentes selon la phrase où il figure. Il énonce parfois une nécessité de fait — « il doit pleuvoir » —, parfois une nécessité technique — « tu dois tourner la clé pour ouvrir » —, et parfois seulement une nécessité morale — « tu dois tenir ta promesse ». Seul ce troisième sens intéresse la philosophie morale, et il a une propriété étrange : il peut ne pas être suivi d'effet. Ce qui doit être moralement n'est pas ce qui sera.

Définition. Le devoir est une obligation que la conscience reconnaît comme valant par elle-même, indépendamment de l'intérêt ou de l'inclination de celui qui l'accomplit.

De là le repère décisif du programme, obligation / contrainte. La contrainte est une force qui rend l'action inévitable : le racketteur qui vous arrache votre téléphone ne vous oblige pas, il vous contraint. L'obligation, au contraire, laisse intacte la possibilité de désobéir. C'est pourquoi Kant écrit que le devoir ne s'adresse qu'à un être fini et libre : Dieu, dont la volonté serait toujours conforme au bien, n'aurait aucun devoir, et une pierre non plus.

À retenir pour la copie. Le fait qu'on puisse manquer à son devoir n'est pas un défaut de la morale : c'en est la condition. Une obligation à laquelle on ne pourrait pas désobéir serait une loi physique.

Mais cette liberté est aussi ce qui fragilise la notion. Si le devoir n'exerce aucune force, d'où tire-t-il son autorité ? Deux réponses s'opposent dès le départ : il la tire de la raison, dit Kant ; il la tire de la société qui nous a dressés, répondent Montaigne, Durkheim et Nietzsche. Tout le chapitre tient dans cette alternative.

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Morale, éthique, droit : trois ordres de règles

On parle indifféremment de morale et d'éthique, et l'on confond les deux avec la loi. Une copie qui distingue ces trois ordres gagne immédiatement en netteté.

OrdreQuestion poséeSanctionÉtendue prétendue
DroitQu'est-ce qui est permis ?Extérieure : amende, prisonUn territoire, une époque
MoraleQu'est-ce qui est bien ?Intérieure : remordsUniverselle en droit
ÉthiqueComment mener une vie bonne ?Aucune : l'échec de la vieUn sujet, une communauté

Le droit est légal, la morale prétend au légitime : le repère est ici indispensable. L'apartheid était légal en Afrique du Sud jusqu'en 1991, sans cesser d'être injuste ; inversement, l'aide apportée à un étranger en situation irrégulière a longtemps été illégale en France alors que le Conseil constitutionnel a reconnu en 2018 un principe de fraternité qui la légitime. L'écart entre les deux ordres est précisément ce qui rend possibles la désobéissance civile et la critique des lois.

La distinction morale / éthique est plus discutée. Depuis Hegel et Ricœur, on réserve souvent le mot morale aux règles impératives et universelles — ce qu'il faut faire —, et le mot éthique à la visée d'une vie réussie — ce qui vaut la peine d'être vécu. Aristote fait de l'éthique une science de la vertu et du bonheur ; Kant fait de la morale une science de la loi. Les deux ne posent pas la même question.

Piège. Ne dites jamais que l'éthique serait « la morale appliquée » ou « la morale du travail ». L'usage contemporain — comités d'éthique, éthique médicale — vient de ce que le mot désigne un travail de délibération, là où « morale » évoque un code déjà écrit.

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Le fondement rationnel du devoir : Kant contre les morales du bonheur

Toute la tradition antique fait du bonheur la fin de l'action : Aristote, Épicure et les stoïciens divergent sur les moyens, jamais sur le but. Kant opère en 1785 un renversement. Le bonheur, remarque-t-il, est un concept indéterminé — personne ne sait exactement ce qui le rendrait heureux — et il est hétérogène au mérite : un scélérat peut prospérer. Une morale du bonheur ne peut donc produire que des impératifs hypothétiques : si tu veux être estimé, sois honnête. Le jour où l'honnêteté cesse d'être payante, l'obligation s'évanouit.

Impératif catégorique. Commandement qui vaut sans condition : « Agis uniquement d'après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle. »

Le test kantien n'est pas un catalogue de devoirs mais une procédure. Prenez la maxime de la fausse promesse : emprunter en promettant de rendre, sans intention de le faire. Universalisée, elle se détruit elle-même, car plus personne ne prêterait foi à une promesse. La maxime immorale n'est pas seulement laide : elle est contradictoire dès qu'on la veut comme loi. Kant en tire deux autres formules, celle de l'humanité comme fin en soi, et celle de l'autonomie : la volonté est à elle-même sa loi.

Exemple. Le procès de Nuremberg (1945-46) refuse la défense par l'obéissance aux ordres : un agent est tenu de juger la loi qu'il applique. C'est un argument kantien mis en droit international.

Hegel objecte que ce formalisme est vide : l'universalisation valide n'importe quelle maxime pourvu qu'elle soit cohérente. Schopenhauer objecte qu'un devoir sans mobile sensible ne fait agir personne. La question devient : la raison seule peut-elle obliger ?

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Les trois soupçons : la morale vient-elle d'ailleurs ?

De la fin du XIXe siècle au début du XXe, trois entreprises attaquent non pas le contenu de la morale, mais sa prétention à se fonder elle-même. Elles utilisent le repère origine / fondement : montrer d'où vient une croyance, c'est peut-être montrer qu'elle n'a pas de fondement.

Le soupçon historique. Montaigne l'ouvre dès 1580 : « les lois de la conscience, que nous disons naître de nature, naissent de la coutume ». Ce que je prends pour la voix du bien est l'écho de mon éducation. Nietzsche radicalise : la morale a une histoire, et cette histoire est celle d'une inversion. Les faibles, incapables de se venger, ont rebaptisé leur impuissance « bonté », et la force de leurs maîtres « méchanceté ». La morale du devoir serait une vengeance imaginaire.

Le soupçon psychologique. Freud montre en 1930 que l'exigence morale est intériorisée, non innée : le surmoi est l'héritier de l'autorité parentale, une agressivité retournée contre le moi. Plus l'individu est vertueux, plus son surmoi est sévère — d'où le paradoxe que les meilleurs se sentent les plus coupables.

Le soupçon sociologique. Durkheim fait de la morale un fait social : les règles précèdent l'individu, s'imposent à lui et varient avec les sociétés. Ce n'est pas la conscience qui fonde la société, c'est la société qui produit la conscience.

Le point à ne pas rater. Aucun de ces trois auteurs n'a démontré que la morale est fausse : ils ont montré qu'elle a une genèse. Confondre l'origine et le fondement est un sophisme — le fait que j'aie appris les mathématiques à l'école ne rend pas le théorème de Pythagore relatif.

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L'intention ou les conséquences : déontologisme et utilitarisme

Admettons qu'il y ait des devoirs. Comment juger une action ? Deux familles s'opposent frontalement.

Les déontologismes, dont Kant est le modèle, jugent l'action sur sa maxime : seule compte l'intention d'agir par devoir. L'acte du commerçant honnête par intérêt est conforme au devoir, il n'est pas accompli par devoir, et n'a aucune valeur morale. Certaines actions — mentir, tuer un innocent, instrumentaliser une personne — sont alors interdites quelles qu'en soient les suites.

Les conséquentialismes, dont l'utilitarisme de Bentham et Mill est la forme classique, jugent l'action sur ses effets : est bon ce qui maximise le bonheur du plus grand nombre. La morale devient calculable, donc discutable publiquement, et elle étend son cercle à tous les êtres sensibles.

Le cas d'école. En 1797, Benjamin Constant objecte à Kant : si un meurtrier vous demande où se cache votre ami, devez-vous dire la vérité ? Kant répond oui — la véracité est un devoir inconditionnel. Constant répond non : « un devoir est ce qui, dans un être, correspond aux droits d'un autre », et le meurtrier n'a aucun droit à la vérité.

Max Weber donne à ce débat sa formulation politique en 1919 : l'éthique de conviction tient sa maxime quoi qu'il arrive et rejette la responsabilité des conséquences sur le monde ; l'éthique de responsabilité répond des effets prévisibles de ses actes. Weber ne tranche pas : il dit que l'homme politique doit tenir les deux, et qu'il devient mûr lorsqu'il peut dire, avec Luther, « je ne peux pas faire autrement, je m'arrête ici » après avoir pesé les suites.

Usage en dissertation. Ce couple fournit une antithèse toute faite sur tout sujet contenant « faut-il toujours », « suffit-il de » ou « à tout prix ».

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Le devoir comme réponse à autrui : conscience, pitié, visage

Kant fonde le devoir sur la loi ; une autre tradition le fonde sur la rencontre d'autrui. Elle ne part pas d'un principe mais d'une expérience : je me découvre obligé avant d'avoir délibéré.

Rousseau en donne la première version moderne. La conscience morale n'est ni un calcul ni un savoir, mais un sentiment immédiat qui juge avant nous : « Conscience ! conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix ». Schopenhauer en tire une morale entière : le seul mobile authentiquement moral est la compassion, cet instant où la souffrance d'un autre devient directement mon motif, sans passer par moi. Un homme qui se jette à l'eau pour sauver un inconnu n'a pas universalisé une maxime.

Levinas déplace encore la question au XXe siècle. Ce n'est pas moi qui décide d'être responsable : le visage d'autrui, dans sa nudité et sa fragilité, m'assigne avant tout consentement. « Le visage est ce qui nous interdit de tuer. » La responsabilité précède la liberté, elle n'en découle pas — renversement exact de Kant.

Hannah Arendt ajoute le contre-exemple qui rend la question brûlante. Eichmann, jugé en 1961, n'était ni un monstre ni un fanatique : un fonctionnaire zélé, incapable de penser depuis la place d'un autre. Le mal extrême peut naître non d'une volonté mauvaise mais d'une absence de pensée. Ce qui manque à Eichmann, ce n'est pas une règle — il en avait une, il invoquait même Kant — mais la faculté de juger par soi-même dans le cas particulier.

Piège. Ne réduisez pas ces auteurs à « il faut écouter son cœur ». Le sentiment moral pose un problème redoutable : il est partial, il s'arrête au proche, et il fatigue. C'est précisément l'objection kantienne.

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Devoirs envers la nature et envers les générations futures

Toutes les morales classiques ont un point commun : elles règlent les rapports entre contemporains et entre humains. Kant est explicite, nous n'avons pas de devoirs envers les animaux, seulement des devoirs envers nous-mêmes qui se rapportent à eux. Deux faits nouveaux ont fait éclater ce cadre : la puissance technique et l'extension du cercle moral.

Hans Jonas part du premier. Depuis l'industrie et le nucléaire, l'action humaine a des effets cumulatifs, lointains et irréversibles : elle atteint des êtres qui ne sont pas encore nés et ne peuvent rien réclamer. Il propose en 1979 une reformulation de l'impératif : « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur terre. » Le devoir n'est plus réciproque : il oblige envers ce qui est vulnérable et muet, et il commande une heuristique de la peur — donner plus de poids au pronostic pessimiste.

Peter Singer part du second. Reprenant l'utilitarisme, il soutient que le critère pertinent n'est ni la raison ni l'espèce mais la sensibilité : tout être capable de souffrir entre dans le calcul moral, et privilégier son espèce est un préjugé comparable au racisme.

Exemple juridique. En 2021, l'Affaire du siècle a fait condamner l'État français pour carence fautive dans la lutte contre le réchauffement, et en 2017 le fleuve Whanganui, en Nouvelle-Zélande, a reçu la personnalité juridique. Le droit commence à traduire l'idée d'un devoir envers la nature.

Attention à la formulation. Un devoir « envers la nature » suppose que la nature ait une valeur en elle-même ; un devoir « concernant la nature » n'oblige qu'envers les hommes futurs. Presque tout sujet sur ce thème se joue sur cette différence.

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Les pièges du sujet et les distinctions qui font gagner des points

Cinq erreurs reviennent dans les copies, et chacune se désamorce par une distinction déjà vue.

1. Confondre le devoir et la loi. « Il faut faire son devoir, sinon on est puni » : c'est parler du droit. Le devoir moral n'a pour sanction que le remords. Réponse : légal / légitime.

2. Croire que le devoir s'oppose au bonheur. Kant ne dit pas que le devoir rend malheureux, il dit que le bonheur ne peut pas être le principe de la moralité, tout en étant ce à quoi la vertu donne droit. La formule exacte est : rendre digne d'être heureux.

3. Prendre la relativité des mœurs pour une réfutation. Que les sociétés diffèrent est un fait ; que tout se vaille est une thèse, et elle se contredit, car le relativiste juge intolérable qu'on impose ses valeurs — ce qui est déjà un jugement universel. Réponse : en fait / en droit.

4. Faire de Nietzsche un ennemi de toute valeur. Il se revendique lui-même « immoraliste », mais il ne prône pas l'absence de valeurs : il ne dit pas qu'il faut mentir et tuer ; il attaque la morale du devoir au nom d'autres valeurs, conteste la valeur des valeurs héritées et demande au nom de quoi on obéit. Sa cible est l'idéal ascétique, pas la règle.

5. Traiter « peut-on » comme « a-t-on le droit ». Le verbe de la consigne commande le plan : « peut-on » ouvre sur la capacité et sur la permission ; « suffit-il de » impose de chercher ce qui manque ; « faut-il toujours » appelle une exception à examiner.

Dernier conseil. Sur cette notion, l'exemple fait la différence : Antigone, le procès de Nuremberg, la polémique Kant-Constant, Eichmann, l'Affaire du siècle. Un exemple précis vaut trois auteurs cités de nom.

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À retenir
  • Le devoir est une obligation, non une contrainte : il suppose qu'on puisse y désobéir, donc il s'adresse à un être libre.
  • Ne confondez pas les trois ordres : le droit dit le permis, la morale dit le bien, l'éthique vise la vie bonne — d'où le repère légal / légitime.
  • Kant fonde le devoir sur la raison seule : impératif catégorique et non hypothétique, valeur de l'intention, humanité comme fin en soi, autonomie de la volonté.
  • Trois soupçons contestent ce fondement en exhibant une origine : la coutume (Montaigne), le ressentiment (Nietzsche), le surmoi (Freud), la société (Durkheim) — mais origine n'est pas fondement.
  • Le grand partage du jugement : intention (Kant, déontologisme) contre conséquences (Mill, utilitarisme), reformulé par Weber en éthique de conviction / éthique de responsabilité.
  • Une autre source du devoir : la rencontre d'autrui — conscience (Rousseau), compassion (Schopenhauer), visage (Levinas) — et son contre-exemple, l'absence de pensée d'Eichmann (Arendt).
  • Devoirs nouveaux : envers les générations futures et la nature (Jonas, Singer), non réciproques et tournés vers le vulnérable.
  • Exemples à avoir en réserve : Antigone, la polémique Kant-Constant (1797), Nuremberg, Eichmann, l'Affaire du siècle (2021).

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre obligation et contrainte ?

La contrainte est une force qui rend l’action inévitable : le racketteur qui vous arrache votre téléphone ne vous oblige pas, il vous contraint. L’obligation, au contraire, laisse intacte la possibilité de désobéir. C’est pourquoi le devoir ne s’adresse qu’à un être fini et libre : pouvoir y manquer n’est pas un défaut de la morale, c’en est la condition.

Quelle est la différence entre morale, éthique et droit ?

Le droit dit ce qui est permis et sanctionne de l’extérieur ; la morale dit ce qui est bien, avec le remords pour seule sanction, et prétend à l’universel ; l’éthique cherche comment mener une vie bonne. Le droit est légal, la morale prétend au légitime : l’apartheid était légal en Afrique du Sud jusqu’en 1991 sans cesser d’être injuste.

Qu’est-ce que l’impératif catégorique chez Kant ?

C’est un commandement qui vaut sans condition, à la différence de l’impératif hypothétique (« si tu veux être estimé, sois honnête »), qui s’évanouit le jour où l’honnêteté cesse d’être payante. Kant en fait une procédure : je me demande si je peux vouloir que ma maxime devienne une loi universelle. La maxime de la fausse promesse, universalisée, se détruit elle-même, car plus personne ne prêterait foi à une promesse.

La morale vient-elle de la société ?

Trois soupçons le soutiennent : pour Montaigne, les lois de la conscience naissent de la coutume ; pour Freud, le surmoi est l’héritier de l’autorité parentale ; pour Durkheim, c’est la société qui produit la conscience. Mais ces auteurs montrent que la morale a une genèse, non qu’elle est fausse : confondre l’origine et le fondement est un sophisme.

Faut-il juger une action sur son intention ou sur ses conséquences ?

Le déontologisme, dont Kant est le modèle, juge l’action sur sa maxime : seule compte l’intention d’agir par devoir. L’utilitarisme de Bentham et Mill la juge sur ses effets : est bon ce qui maximise le bonheur du plus grand nombre. Weber reformule l’opposition en éthique de conviction et éthique de responsabilité, et demande à l’homme politique de tenir les deux.

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