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Histoire-Géographie Terminale

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L'Union européenne dans la mondialisation : des dynamiques complexes

Politiques de compétitivité et de cohésion, fonds structurels, façade maritime, frontières, espace ouvert ou fermé (programme de géographie de Tle)

À propos de cette page
Ce cours d'histoire-géographie en terminale sur « L'Union européenne dans la mondialisation : des dynamiques complexes » suit le programme officiel d'histoire-géographie de terminale. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Un territoire intégré mais profondément inégal, Les politiques de compétitivité : un marché, des réseaux, l'innovation, La politique de cohésion : réduire les écarts entre régions, Compétitivité et cohésion : des résultats contrastés, un débat ouvert. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale à réussir en histoire-géographie.

2 sujets traités : l’analyse des termes, la problématique, le plan en trois parties avec ses appuis précis, et surtout l’introduction et la conclusion entièrement rédigées — les deux moments que les copies ratent le plus.

Sujet 1 — Les politiques européennes, entre compétitivité et cohésion des territoires

Analyse des termes — Il faut définir les politiques européennes (actions conduites et financées par l'Union avec les États et les régions), la compétitivité (capacité à attirer et à vendre dans la mondialisation) et la cohésion (réduction des écarts de développement entre territoires). Le sujet porte sur l'UE à 27 d'aujourd'hui, en remontant aux fondements (FEDER 1975, marché unique 1993), et doit croiser les échelles européenne, nationale et régionale.

Problématique — Dans quelle mesure les politiques européennes parviennent-elles à rendre l'Union compétitive dans la mondialisation sans laisser se creuser les écarts entre ses territoires ?

Introduction rédigéeEn 2021, la Pologne se voit attribuer plus de 70 milliards d'euros de fonds de cohésion pour sept ans, tandis que l'Union lance Horizon Europe, doté de 95,5 milliards d'euros pour la recherche : ces deux chiffres résument la double ambition des politiques européennes. On désigne ainsi les actions conduites et financées par l'Union européenne avec les États et les régions. La compétitivité est la capacité des territoires à attirer entreprises, capitaux et talents et à vendre dans une économie mondialisée ; la cohésion est la réduction des écarts de développement entre territoires, que l'Union décline depuis le traité de Lisbonne (2009) en cohésion économique, sociale et territoriale. Or la mondialisation tend à concentrer richesses et innovation dans les métropoles et sur les façades maritimes, au risque de distancer les périphéries. Dans quelle mesure les politiques européennes parviennent-elles à rendre l'Union compétitive dans la mondialisation sans laisser se creuser les écarts entre ses territoires ? Nous verrons d'abord que compétitivité et cohésion sont deux objectifs inscrits au cœur du projet européen, puis que ces politiques transforment profondément les territoires, avant de montrer que leur équilibre reste fragile et discuté.

I. Deux objectifs inscrits au cœur du projet européen

  • La compétitivité, moteur de l'intégration économiqueMarché unique achevé le 1er janvier 1993 ; stratégie de Lisbonne (2000) ; Horizon Europe doté de 95,5 milliards d'euros pour 2021-2027.
  • La cohésion, principe de solidarité inscrit dans les traitésArticle 174 du TFUE : « réduire l'écart entre les niveaux de développement » ; dimension territoriale ajoutée par le traité de Lisbonne (2009).
  • Deux politiques aux moyens considérablesEnviron 390 milliards d'euros pour la cohésion en 2021-2027, près d'un tiers du budget ; NextGenerationEU, 750 milliards d'euros (aux prix de 2018) en 2020.

II. Des politiques qui transforment les territoires

  • Réseaux et innovation renforcent d'abord les espaces centrauxNeuf corridors des réseaux transeuropéens de transport ; pôles de Munich et d'Eindhoven ; Rotterdam relié par le Rhin à la mégalopole.
  • Les fonds structurels accompagnent le rattrapage des périphériesPologne : d'environ 50 % du PIB/hab. moyen en 2004 à près de 80 % au début des années 2020 ; premier bénéficiaire en 2021-2027 avec plus de 70 milliards d'euros.
  • Des dispositifs pour des territoires aux handicaps spécifiquesNeuf RUP (article 349 du TFUE), dont Mayotte depuis 2014 ; Fonds pour une transition juste (2021) pour la Silésie.

III. Un équilibre fragile et discuté

  • Convergence entre États, divergence au sein des ÉtatsVarsovie, Bucarest, Bratislava au-dessus de la moyenne européenne ; l'Est rural polonais et le Nord-Est roumain en retard.
  • Des régions prises dans un « piège du développement »Huitième rapport sur la cohésion (2022) ; stagnation du Mezzogiorno et d'une partie de la Grèce.
  • Un arbitrage politique rediscuté à chaque budgetRapport Barca (2009) contre Banque mondiale (2009) ; gel d'environ 6,3 milliards d'euros pour la Hongrie (2022) ; proposition de plans nationaux pour 2028-2034 (juillet 2025).
Conclusion rédigéeLes politiques européennes poursuivent donc deux objectifs qui se complètent autant qu'ils se concurrencent. Le marché unique, la recherche et les réseaux de transport rendent l'Union plus compétitive, mais renforcent d'abord ses espaces centraux ; la politique de cohésion, forte d'environ 390 milliards d'euros pour 2021-2027, a permis un rattrapage réel des États d'Europe centrale et orientale. Ce rattrapage profite toutefois surtout aux métropoles, et certaines régions restent prises dans un « piège du développement » : l'équilibre entre les deux logiques est un choix politique, rediscuté à chaque budget pluriannuel. Reste à savoir si l'Union pourra préserver cette solidarité territoriale dans une concurrence accrue avec la Chine et les États-Unis, et en cas d'élargissement à l'Ukraine ou aux Balkans occidentaux, dont presque toutes les régions seraient « moins développées ».

Le piège — Juxtaposer une partie « compétitivité » et une partie « cohésion » sans jamais les confronter, ou dériver vers le récit de la construction européenne depuis 1950 ; autre faute fréquente : raisonner seulement par États, alors que la cohésion se pense à l'échelle régionale.

Sujet 2 — L'Union européenne, un espace plus ou moins ouvert sur le monde

Analyse des termes — Un espace ouvert laisse circuler les flux de marchandises, de capitaux, d'informations et de personnes ; « plus ou moins » invite à mesurer des degrés, qui varient selon les flux, les lieux et les moments. Le sujet porte sur l'UE à 27 d'aujourd'hui, dans ses relations avec le reste du monde, et impose de penser les frontières comme des filtres.

Problématique — Comment l'Union européenne concilie-t-elle son intégration à la mondialisation avec la volonté de filtrer et de protéger, et au prix de quelles contradictions ?

Introduction rédigéeLe 26 mars 1995, les contrôles disparaissent aux frontières entre sept États européens ; trente ans plus tard, l'espace Schengen en compte 29, mais l'Allemagne a rétabli des contrôles sur toutes ses frontières terrestres. Ce contraste résume l'ambivalence de l'Union européenne, ensemble de 27 États et d'environ 450 millions d'habitants, face au monde. Un espace ouvert laisse circuler les flux de marchandises, de capitaux, d'informations et de personnes ; l'expression « plus ou moins » invite à mesurer des degrés d'ouverture, qui varient selon les flux, les lieux et les moments. L'UE est l'un des trois grands pôles de la mondialisation, mais elle entend aussi protéger ses habitants, ses producteurs et ses normes. Comment l'Union européenne concilie-t-elle son intégration à la mondialisation avec la volonté de filtrer et de protéger, et au prix de quelles contradictions ? Nous montrerons d'abord que l'UE est un espace très largement ouvert, puis que cette ouverture est filtrée, avant d'étudier des frontières mouvantes et différenciées, qui font débat.

I. Un espace largement ouvert et intégré à la mondialisation

  • Une puissance commercialeL'un des trois premiers acteurs du commerce mondial avec la Chine et les États-Unis ; plus de quarante accords, dont le CETA (2017) et l'accord avec le Japon (2019).
  • Des façades et des hubs tournés vers le mondeNorthern Range : Rotterdam, environ 440 millions de tonnes en 2023 ; hubs de Paris-CDG, Amsterdam-Schiphol, Francfort ; environ les trois quarts du commerce extérieur par mer.
  • Un espace attractif pour les personnesL'Europe reçoit environ la moitié des arrivées de touristes internationaux ; universités et marché du travail attirent étudiants et travailleurs.

II. Une ouverture filtrée

  • Une frontière extérieure contrôlée en communSchengen (1985, appliqué en 1995) ; Frontex (2004), devenue en 2016 l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes ; politique commune des visas.
  • Des flux migratoires contenus, parfois hors du territoireEnviron 1,3 million de demandes d'asile en 2015 ; accord UE-Turquie du 18 mars 2016 ; plus de 30 000 morts ou disparus en Méditerranée depuis 2014 (OIM) ; pacte de 2024.
  • Une ouverture économique sous conditionsFiltrage des investissements étrangers depuis 2020 ; droits compensateurs sur les voitures électriques chinoises (octobre 2024) ; mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (2026).

III. Des frontières mouvantes, différenciées et débattues

  • Une Europe à géométrie variableSchengen : 29 États ; zone euro : 21 depuis 2026 ; Espace économique européen (1994) : 30 États ; union douanière avec la Turquie depuis fin 1995.
  • Des frontières qui bougentBrexit (31 janvier 2020) et frontière irlandaise sans poste terrestre ; Ukraine et Moldavie candidates depuis juin 2022 ; politique de voisinage (2004).
  • Une ouverture qui fait débatAccord avec le Mercosur, négociations conclues en décembre 2024 et contesté par des agriculteurs ; dépendance au gaz russe (autour de 40 % avant 2022) et autonomie stratégique ; Global Gateway (2021).
Conclusion rédigéeL'Union européenne est donc un espace plus ou moins ouvert. Largement ouverte aux marchandises, aux capitaux et aux touristes par ses façades, ses hubs et ses accords commerciaux, elle filtre les flux qu'elle juge risqués (migrations irrégulières, investissements dans les secteurs sensibles, produits fortement carbonés), et ses frontières varient selon les politiques (Schengen, euro, marché intérieur) comme dans le temps (élargissements, Brexit). Cette ouverture sélective est un choix discuté, entre ceux qui réclament davantage de protection et ceux qui défendent l'ouverture commerciale et le droit d'asile. L'adhésion possible de l'Ukraine et de la Moldavie posera de nouveau la question : jusqu'où s'étendent les frontières de l'Union, et quel degré d'ouverture pour quelle puissance ?

Le piège — Répondre par oui ou par non, ou réduire le sujet aux migrations en oubliant marchandises, capitaux et normes ; confondre aussi l'UE, l'espace Schengen et la zone euro, qui n'ont pas les mêmes limites.

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