Actions humaines : exploiter les ressources et protéger la biodiversité
Ressources naturelles et exploitation raisonnée ; milieux détruits, fragmentés ou pollués ; espèces introduites et envahissantes ; protéger et restaurer les milieux ; accueillir la biodiversité (nichoir, mangeoire, hôtel à insectes) et sciences participatives ; un projet de développement durable au collège.
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Des exercices corrigés de SVT 6e sur les actions humaines, classés par partie du cours et par difficulté (★, ★★, ★★★) : ressources et forêt surexploitée, nommer une menace, introduction volontaire ou accidentelle, choisir une mesure de protection, bien poser un nichoir, calculs d’eau perdue par une fuite.
18 exercices, classés par cas comme le cours. Écris ta réponse, puis « Vérifier ».
Cas 1Exploiter les ressources sans les épuiser
Réflexe — je compare ce que l’on prélève à ce qui se renouvelle. Revoir la méthode →
Exercice 1★★★Facile
Complète avec le mot qui convient.
Le bois, les poissons et l’eau douce se reconstituent à l’échelle d’une vie humaine : ce sont des ressources .
Elles se reconstituent : ce sont des ressources renouvelables.
Le charbon ne se reforme pas à notre échelle de temps : c’est une ressource .
Il met des millions d’années à se former : ressource non renouvelable.
Prélever une ressource plus vite qu’elle ne se renouvelle s’appelle la .
C’est la surexploitation (pour les poissons, on parle aussi de surpêche).
Exercice 2★★★Moyen
Une forêt de 80 hectares produit chaque année 6 m³ de bois nouveau par hectare. Son propriétaire y coupe 650 m³ de bois par an.
Quel volume de bois pousse chaque année dans toute la forêt ? m³
80 × 6 = 480 m³ de bois nouveau par an.
Combien de mètres cubes le propriétaire coupe-t-il en trop chaque année ? m³
650 − 480 = 170 m³ coupés en plus de ce qui repousse.
Cette forêt est donc .
On coupe plus que ce qui pousse : la forêt est surexploitée et recule d’année en année.
Exercice 3★★★Difficile
Exploiter de façon raisonnée : complète.
Les fixent la quantité maximale de poissons qu’un pays a le droit de pêcher chaque année.
Ce sont les quotas de pêche.
Un pêcheur attrape un poisson plus petit que la taille minimale de capture : il doit le .
Il doit le relâcher : la taille minimale protège les jeunes poissons.
La taille minimale laisse aux jeunes poissons le temps de grandir et de se .
S’ils se reproduisent avant d’être pêchés, la population se renouvelle.
Le développement durable répond aux besoins du présent sans compromettre ceux des générations .
Définition du rapport Brundtland (1987) : sans compromettre les besoins des générations futures.
Cas 2Des milieux détruits, fragmentés ou pollués
Réflexe — ce qui change pour les êtres vivants : nourriture, abri, reproduction, déplacements. Revoir la méthode →
Exercice 4★★★Facile
Nomme la menace : destruction, fragmentation ou pollution.
On construit un parking sur une prairie fleurie : c’est la du milieu.
La prairie disparaît sous le goudron : destruction du milieu (artificialisation).
Une voie ferrée clôturée coupe un bois en deux morceaux : le bois est .
Les animaux ne passent plus d’un morceau à l’autre : le milieu est fragmenté.
Un camion renverse du gasoil dans un ruisseau : c’est une .
Une substance toxique entre dans le milieu : pollution.
Exercice 5★★★Moyen
Indique ce que perdent les êtres vivants (nourriture, abri, reproduction ou déplacement).
On arrache la haie où les merles faisaient leur nid : ils perdent leur lieu de .
Le nid sert à pondre et élever les petits : ils perdent leur lieu de reproduction.
Un mur continu longe un lotissement : les hérissons ne peuvent plus faire leur de jardin en jardin.
Le mur bloque leur déplacement : le milieu est fragmenté.
Un insecticide tue les chenilles d’un verger : les mésanges y perdent une partie de leur .
Les chenilles sont des proies des mésanges : elles perdent de la nourriture.
On rase un tas de bois mort où le hérisson passait l’hiver : il perd son .
Le tas de bois lui servait d’abri pour hiberner.
Exercice 6★★★Difficile
Raisonne avec le cours.
Un élève dit : « cette route n’occupe que 3 % du bois, elle ne gêne donc presque pas les animaux. » Il oublie un effet : la du milieu.
Même étroite, la route coupe le bois : c’est la fragmentation. Les animaux sont isolés ou risquent la collision.
Selon l’IPBES (2019), la cause la plus forte de perte de biodiversité est la des milieux.
Les changements d’usage des terres et de la mer, c’est-à-dire la destruction des milieux, viennent en premier.
Selon l’IPBES (2019), quelle cause arrive en 2e position, juste après la destruction des milieux ? la
Un espace où les activités humaines sont encadrées pour protéger la nature est une aire .
Une aire protégée : parc national, réserve naturelle…
Un pont couvert de végétation qui permet aux animaux de franchir une autoroute est un passage à .
C’est un passage à faune (ou écopont).
Recréer une mare ou replanter une haie, c’est un milieu dégradé.
On restaure le milieu.
Exercice 11★★★Moyen
Propose la mesure qui répond au problème (un mot par case).
Des cerfs se font percuter en traversant une autoroute neuve : on construit un .
Un écopont (passage à faune) leur permet de traverser au-dessus de la route.
Entre deux bois séparés par des champs, on plante une d’arbustes variés pour relier les deux bois.
La haie sert de couloir, d’abri et de garde-manger.
Un ancien barrage inutile empêche les saumons de remonter une rivière : on le .
On le démolit (on « efface » le barrage), comme sur la Sélune : la rivière redevient franchissable.
Des orchidées rares sont cueillies par les promeneurs : on les classe parmi les espèces .
Une espèce protégée ne peut plus être cueillie : c’est une réglementation.
Exercice 12★★★Difficile
Raisonne avec le cours.
Une haie protège les cultures du vent et limite l’ du sol.
Ses racines et son feuillage retiennent la terre : elle limite l’érosion.
Dans une aire protégée, la promenade est permise ; ce qui est encadré, ce sont les humaines.
On y encadre les activités humaines (cueillette, feu, circulation hors des sentiers…).
Une politique française vise à reconstituer les couloirs de nature et de rivières : c’est la trame verte et .
La trame verte (milieux terrestres) et bleue (cours d’eau, zones humides).
Cas 5Accueillir la biodiversité près de chez soi
Réflexe — ce qui manque (nourriture, eau, abri, reproduction) → l’objet qui l’apporte. Revoir la méthode →
Exercice 13★★★Facile
Complète avec le mot qui convient.
Pour nicher, la mésange a besoin d’une : un trou d’arbre ou un nichoir.
Elle niche dans une cavité.
Selon la LPO, on peut nourrir les oiseaux de la mi-novembre à la fin du mois de .
De mi-novembre à fin mars, pendant la mauvaise saison.
Les osmies, abeilles solitaires, s’abritent dans les tiges creuses d’un à insectes.
Un hôtel à insectes.
Exercice 14★★★Moyen
Le bon nichoir, la bonne mangeoire.
Un nichoir dont le trou mesure 32 mm convient à la mésange .
Trou de 32 mm : mésange charbonnière (la mésange bleue : 25 à 28 mm).
On nettoie le nichoir une fois par an, après la saison de .
Après la nidification, pour éliminer les parasites.
Près de la mangeoire, on ajoute un point d’ pour que les oiseaux puissent boire.
Un point d’eau, été comme hiver.
On place la mangeoire dans un endroit dégagé, loin des buissons où peut se cacher un .
Un chat à l’affût attraperait les oiseaux.
Exercice 15★★★Difficile
Repère l’erreur et complète la correction.
En juin, Nora remplit la mangeoire chaque jour. Erreur : à cette saison, beaucoup d’oiseaux mangent des et les jeunes doivent apprendre à se nourrir seuls.
Au printemps et en été, beaucoup d’oiseaux se nourrissent d’insectes : on ne nourrit qu’en mauvaise saison.
Hugo verse du lait dans une coupelle pour les mésanges. Erreur : les oiseaux ne peuvent pas le lait.
Ils ne peuvent pas le digérer : il peut provoquer des troubles mortels.
Le programme de sciences participatives Vigie-Nature a été créé par le Muséum national d’histoire naturelle, dont le sigle est .
Le MNHN, en partenariat avec l’OFB.
Photographier pendant 20 minutes les insectes qui viennent sur une fleur, c’est le protocole du .
Le Spipoll (suivi photographique des insectes pollinisateurs), lancé en 2010.
Cas 6Agir au quotidien : un projet de développement durable
Réflexe — constat chiffré, objectif, actions, nouvelle mesure. Revoir la méthode →
Exercice 16★★★Facile
Quel domaine ce geste protège-t-il ? Écris eau, énergie ou déchets.
Fermer le robinet pendant le brossage des dents économise de l’.
Le geste économise l’eau.
Éteindre la lumière en quittant la salle économise de l’.
Il économise l’énergie (l’électricité).
Remplacer les bouteilles en plastique par une gourde réduit les .
Moins d’emballages jetés : moins de déchets.
Exercice 17★★★Moyen
Calcule (chiffres du Centre d’information sur l’eau).
Une chasse d’eau qui fuit perd 25 litres par heure. Combien de litres perd-elle en un jour de 24 heures ? L
25 × 24 = 600 L perdus par jour.
Un mince filet d’eau coule d’un robinet : 16 litres par heure. Combien de litres coulent en 8 heures ? L
16 × 8 = 128 L.
À l’école, on compte en moyenne 20 litres d’eau par élève et par jour. Quel volume pour 450 élèves en un jour ? L
20 × 450 = 9 000 L.
Exercice 18★★★Difficile
Un projet en classe : les élèves pèsent le papier jeté dans leur salle. Première semaine : 5,2 kg. Ils impriment ensuite en recto verso et réutilisent les feuilles comme brouillon ; une nouvelle pesée donne 3,4 kg en une semaine.
De combien de kilogrammes le papier jeté a-t-il diminué en une semaine ? kg
5,2 − 3,4 = 1,8 kg de papier en moins chaque semaine.
À quoi a servi la deuxième pesée ? À faire le du projet.
Elle sert au bilan : sans nouvelle mesure, on ne sait pas si le projet a marché.
Imprimer en recto verso, c’est d’abord la quantité de papier (réduire, réutiliser ou recycler ?).
On utilise deux fois moins de feuilles : c’est réduire, l’action qui passe en premier ; le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas.
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Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.