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SVT · Classe de 6ᵉ

Les êtres vivants dans leur environnement

Interactions entre organismes et milieu de vie

À propos de cette page
Ce cours de svt en sixième sur « Les êtres vivants dans leur environnement » suit le programme officiel de svt de sixième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Le milieu de vie d'un être vivant, Les facteurs abiotiques, Les facteurs biotiques, Les adaptations au milieu. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de sixième à réussir en svt.
Au programme
1 · Le milieu de vie d'un être vivant
2 · Les facteurs abiotiques
3 · Les facteurs biotiques
4 · Les adaptations au milieu
5 · Les relations alimentaires : chaînes et réseaux
6 · Les décomposeurs et le recyclage de la matière
7 · La notion d'écosystème
1Le milieu de vie d'un être vivant

Chaque être vivant occupe un milieu de vie, c'est-à-dire l'ensemble du lieu où il vit, se nourrit et se reproduit. On appelle aussi ce milieu l'habitat. Une forêt, un étang, la mer, un désert ou même une prairie urbaine sont des exemples de milieux de vie.

Définition. Le milieu de vie (ou habitat) est l'ensemble des conditions physiques et biologiques dans lesquelles vit un organisme.

Un être vivant est donc inséparable de son milieu : il y puise sa nourriture, y trouve un abri, s'y reproduit et y interagit avec d'autres organismes.

Exemple. Le hérisson vit dans les haies, les jardins et les bois de France. Il y trouve des insectes, des limaces et des abris pour hiberner.

Pour étudier scientifiquement un milieu de vie, les scientifiques réalisent des inventaires : ils listent les espèces présentes, mesurent les conditions physiques (température de l'eau ou de l'air, luminosité…) et observent les relations entre les organismes.

2Les facteurs abiotiques

Les facteurs abiotiques sont les éléments non vivants du milieu qui influencent les êtres vivants. On distingue principalement :

  • La lumière : indispensable à la photosynthèse des végétaux.
  • La température : détermine la présence ou l'absence de certaines espèces.
  • L'eau (humidité) : essentielle à la vie ; son absence limite les espèces présentes.
  • Les sels minéraux : dans le sol ou l'eau, nourrissent les végétaux.
  • Le pH (acidité) et la salinité : influencent les espèces aquatiques.
Définition. Les facteurs abiotiques (du grec a-bios = sans vie) sont les paramètres physiques et chimiques du milieu : lumière, température, humidité, pH, salinité…

Ces facteurs varient dans le temps (selon les saisons, le jour et la nuit) et dans l'espace (altitude, profondeur, latitude). Les êtres vivants doivent donc s'adapter à des valeurs précises de ces facteurs.

Attention ! Un facteur abiotique peut être limitant : si l'eau est absente, même si lumière et température sont idéales, une plante ne peut pas survivre.
Exemple. Dans la garrigue méditerranéenne (autour de Marseille), la sécheresse estivale est un facteur limitant majeur. Seuls les végétaux résistant à la sécheresse (thym, romarin, chêne kermès) y prospèrent.
3Les facteurs biotiques

Les facteurs biotiques sont les influences exercées par les autres êtres vivants sur un organisme. Ils comprennent :

Type d'interactionDescriptionExemple
PrédationUn organisme en mange un autreRenard qui mange un lapin
ParasitismeUn organisme vit aux dépens d'un autre (hôte)Tique sur un chien
SymbioseDeux organismes vivent ensemble, chacun bénéficiant de l'autreChampignons et racines (mycorhizes)
CompétitionDes organismes se disputent une même ressourceDeux espèces d'oiseaux sur le même buisson
PollinisationUn animal transporte le pollen d'une fleurAbeille et fleur de lavande
Définition. Les facteurs biotiques regroupent toutes les interactions entre êtres vivants au sein d'un même milieu : prédation, parasitisme, symbiose, compétition, pollinisation…

Ces interactions peuvent être bénéfiques (symbiose, pollinisation) ou défavorables (parasitisme, prédation) pour l'un ou les deux protagonistes.

4Les adaptations au milieu

Les êtres vivants présentent des adaptations, c'est-à-dire des caractéristiques héritées qui leur permettent de survivre et de se reproduire dans leur milieu particulier. Ces adaptations peuvent être :

  • Morphologiques (forme du corps, couleur, organes spéciaux)
  • Physiologiques (fonctionnement interne du corps)
  • Comportementales (façon d'agir, migration, hibernation)
Exemple 1 — milieu aquatique. Le dauphin possède un corps fusiforme (hydrodynamique), des nageoires et respire par un évent en haut de la tête : adaptations à la nage en mer.
Exemple 2 — milieu désertique. Le cactus stocke l'eau dans ses tiges charnues et possède des épines (feuilles modifiées) limitant l'évaporation : adaptations à la sécheresse.
Exemple 3 — milieu polaire. L'ours polaire possède une fourrure épaisse et une couche de graisse sous-cutanée pour conserver sa chaleur dans les températures glaciales.
Astuce. Pour identifier une adaptation, demande-toi : « Comment cette caractéristique aide-t-elle l'animal (ou la plante) à vivre dans ce milieu précis ? »

Les adaptations résultent de millions d'années d'évolution : les individus les mieux adaptés survivent et transmettent leurs caractéristiques à leurs descendants.

5Les relations alimentaires : chaînes et réseaux

Dans tout milieu de vie, les êtres vivants sont liés par des relations alimentaires. On les représente par des chaînes alimentaires puis des réseaux alimentaires.

Définition. Une chaîne alimentaire est une suite d'êtres vivants dans laquelle chaque organisme est mangé par le suivant. La flèche () signifie « est mangé par ».

Toute chaîne alimentaire commence par un producteur (végétal capable de photosynthèse), puis comporte des consommateurs :

  • Producteurs : végétaux, algues — ils fabriquent de la matière organique grâce à la lumière.
  • Consommateurs primaires (herbivores) : mangent les végétaux.
  • Consommateurs secondaires (carnivores) : mangent les herbivores.
  • Consommateurs tertiaires : mangent les carnivores de rang inférieur.
Exemple de chaîne alimentaire (forêt tempérée) :
Feuilles de chêne → Chenille → Mésange → Épervier

Dans la nature, les êtres vivants participent souvent à plusieurs chaînes alimentaires. On parle alors de réseau alimentaire (ou réseau trophique), qui représente l'ensemble des chaînes alimentaires d'un milieu.

Attention ! Les flèches d'une chaîne alimentaire indiquent le sens du transfert d'énergie et de matière, c'est-à-dire « est mangé par » et non « mange ».
6Les décomposeurs et le recyclage de la matière

Les décomposeurs occupent une place essentielle dans les milieux naturels. Ce sont des organismes (bactéries, champignons, vers de terre, cloportes…) qui dégradent la matière organique morte (feuilles mortes, cadavres, excréments) en matière minérale.

Définition. Les décomposeurs transforment la matière organique des êtres vivants morts en matière minérale (sels minéraux, eau, gaz carbonique), qui pourra être réutilisée par les végétaux.

Ce processus s'appelle la décomposition ou minéralisation. Il assure le recyclage de la matière dans les écosystèmes : les sels minéraux libérés retournent dans le sol et sont de nouveau absorbés par les racines des végétaux.

Exemple. Dans un sol forestier, les champignons et les bactéries décomposent les feuilles mortes en humus, puis en sels minéraux. Ces sels sont absorbés par les racines des arbres pour fabriquer de nouvelles feuilles.

Sans les décomposeurs, la matière organique s'accumulerait et les végétaux manqueraient de sels minéraux pour pousser. Les décomposeurs sont donc indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes.

Astuce. Les décomposeurs ne font pas partie des chaînes alimentaires classiques, mais ils sont néanmoins représentés dans les réseaux alimentaires complets pour montrer leur rôle de recyclage.
7La notion d'écosystème

En réunissant les êtres vivants (la biocénose) et leur milieu physique (le biotope), on obtient un écosystème.

Définition. Un écosystème = biotope (milieu physico-chimique : sol, eau, air, lumière) + biocénose (ensemble des êtres vivants qui y vivent et interagissent).

Les écosystèmes peuvent être de toutes tailles : un étang, une forêt, une prairie, un récif corallien, voire un simple tronc d'arbre mort abritant des insectes et des champignons. Chaque écosystème est unique par la combinaison de son biotope et de sa biocénose.

ComposanteExemples
Biotope (milieu physique)Sol, eau, lumière, température, vent
Biocénose (êtres vivants)Végétaux, animaux, champignons, microorganismes

Au sein d'un écosystème, toutes les espèces sont interdépendantes : la disparition d'une espèce peut entraîner le déséquilibre de l'écosystème entier. Préserver la biodiversité d'un écosystème est essentiel à son bon fonctionnement.

Astuce mémo. Biocénose = les vivants (bios = vie) ; Biotope = le lieu (topos = lieu). L'écosystème = les deux ensemble.
À retenir
À retenir :
• Le milieu de vie (habitat) est l'ensemble des conditions où vit un organisme.
• Les facteurs abiotiques (lumière, température, eau…) et les facteurs biotiques (relations entre êtres vivants) influencent les organismes.
• Les êtres vivants développent des adaptations morphologiques, physiologiques ou comportementales à leur milieu.
• Une chaîne alimentaire commence par un végétal (producteur) et se lit avec des flèches signifiant « est mangé par ».
• Les décomposeurs recyclent la matière organique morte en sels minéraux.
• Un écosystème = biotope (milieu physique) + biocénose (êtres vivants).
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