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Histoire 6ᵉ

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Le monde des cités grecques : un univers culturel commun

Un monde de cités indépendantes et de colonies autour de la Méditerranée ; ce qui unit les Grecs : la langue, l’alphabet, les dieux de l’Olympe, les mythes et les poèmes d’Homère ; Troie entre mythe et archéologie ; les sanctuaires de Delphes et d’Olympie et les Jeux olympiques ; Athènes et Sparte, deux modèles de cité

À propos de cette page
Ce cours d’histoire de 6e sur le monde grec est découpé en cinq parties : la cité grecque et les colonies comme Massalia, ce qui unit les Grecs (langue, alphabet, dieux de l’Olympe, héros), l’Iliade et l’Odyssée face aux fouilles de Troie, les sanctuaires de Delphes et d’Olympie avec les Jeux olympiques, puis la comparaison d’Athènes et de Sparte. Une carte des colonies, un tableau des dieux et une carte de la Grèce accompagnent le cours.
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La cité grecque, un monde fragmenté

Ce qu’il faut savoirDans l’Antiquité, il n’existe pas d’État grec unique. Le relief de la Grèce, fait de montagnes, de petites plaines, de presqu’îles et d’îles, isole les communautés les unes des autres : chacune forme une cité (polis en grec). On en compte au moins 750 autour de la mer Égée, de la Méditerranée et de la mer Noire.
Une cité est un petit État indépendant : une ville et le territoire agricole qui l’entoure, avec ses propres lois, son armée, ses dieux protecteurs et souvent sa monnaie. Les cités sont rivales et se font souvent la guerre.

Les colonies : le monde grec s’étend autour de la Méditerranée

À partir du VIIIe siècle av. J.-C., des Grecs quittent leur cité pour fonder des colonies au bord de la mer : en Italie du Sud, en Sicile, au bord de la mer Noire, en Afrique du Nord, jusqu’en Gaule et en Espagne. Ils partent pour trouver des terres à cultiver, fuir les conflits de leur cité ou faire du commerce.

Une colonie est une nouvelle cité, indépendante. Elle garde des liens avec sa métropole (sa « cité-mère ») : la même langue, les mêmes dieux, les mêmes fêtes. Ainsi, Syracuse, en Sicile, est fondée en 734 av. J.-C. par des colons de Corinthe ; Tarente, en Italie du Sud, par des Spartiates en 706 av. J.-C.

AthènesCorintheSpartePhocéeMassalia (Marseille)AgdeNiceSyracuseTarenteByzanceCyrèneNaplescité de Grèce ou d’Asie Mineurecolonie (avec sa cité-mère)MerMéditerranéePont-Euxin(mer Noire)
Exemples

Vers 600 av. J.-C., des Grecs venus de Phocée, une cité d’Asie Mineure (l’actuelle Turquie), fondent Massalia, l’actuelle Marseille. Massalia fonde à son tour d’autres cités sur la côte : Agde, Antibes, Nice.

Selon un récit transmis par l’historien latin Justin, le chef grec Protis aurait épousé Gyptis, fille de Nannos, roi d’un peuple de la région, les Ségobriges ; le roi lui aurait alors offert le lieu pour fonder la ville. Ce récit ne peut pas être vérifié ; en revanche, les fouilles du Jardin des Vestiges ont mis au jour les remparts grecs de la ville, dont le plus ancien date de la fin du Ve siècle av. J.-C.

Réflexe — pour décrire le monde grec, je dis trois choses : des centaines de cités indépendantes et rivales ; des colonies tout autour de la Méditerranée ; aucune capitale, aucun roi commun.

Attention — une colonie grecque n’est pas une province gouvernée de loin : c’est une cité indépendante, qui se gouverne elle-même tout en restant liée à sa métropole.

🎯 S’entraîner : Cités et colonies grecques2 niveaux · méthode + exercices corrigés

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Ce qui unit les Grecs : la langue, les dieux et les mythes

Ce qu’il faut savoirDivisés en cités rivales, les Grecs se sentent pourtant appartenir à un même peuple, les Hellènes. Ils partagent :
• une même langue, le grec : ceux qui ne le parlent pas sont appelés des barbares (« étrangers ») ;
• un même alphabet, emprunté aux Phéniciens au VIIIe siècle av. J.-C., auquel les Grecs ajoutent les voyelles (24 lettres, de l’alpha à l’oméga) ;
• une même religion polythéiste (plusieurs dieux) : les grands dieux vivent, selon les mythes, sur le mont Olympe, la plus haute montagne de Grèce (2 918 m). Ils ont une apparence humaine, sont immortels et ont chacun leur domaine ;
• les mêmes mythes, des récits sur les dieux et les héros, et les poèmes d’Homère.
Dieu ou déesseDomaine
Zeusroi des dieux, dieu du ciel et de la foudre
Héraépouse de Zeus, reine des dieux, déesse du mariage
Poséidondieu de la mer, des tremblements de terre et des chevaux
Athénadéesse de la sagesse, de la guerre et de l’artisanat, protectrice des cités
Apollondieu des arts, de la lumière et de la divination
Artémisdéesse de la chasse et de la nature sauvage
Arèsdieu de la guerre et de la violence
Aphroditedéesse de l’amour
Héphaïstosdieu du feu, de la forge et des métaux
Hermèsmessager des dieux, dieu des voyageurs et des commerçants
Déméterdéesse de l’agriculture et des moissons
Dionysosdieu de la vigne, du vin et de la fête

On les présente souvent comme « les douze dieux de l’Olympe », mais la liste des douze variait selon les cités et les époques. Pour obtenir leur protection, les Grecs leur offrent des sacrifices d’animaux et des offrandes, dans des temples où se trouve la statue du dieu, et célèbrent des fêtes.

Les héros

Un héros est un personnage aux exploits extraordinaires, souvent né d’un dieu et d’un être humain. Héraclès, fils de Zeus et d’Alcmène, accomplit les Douze Travaux : tuer le lion de Némée, l’hydre de Lerne… Achille, fils de la nymphe Thétis et d’un roi, est le meilleur guerrier grec de la guerre de Troie ; selon le mythe, sa mère l’a plongé dans le Styx pour le rendre invulnérable, sauf au talon par lequel elle le tenait.

Exemples

Avant de prendre la mer, un marin offre un sacrifice à Poséidon pour avoir une traversée sans tempête.

Un paysan honore Déméter au moment de la moisson, et un forgeron, Héphaïstos : chacun s’adresse au dieu du domaine qui le concerne.

Réflexe — pour reconnaître un dieu, je cherche son domaine : la mer → Poséidon ; la foudre → Zeus ; la chasse → Artémis ; la forge → Héphaïstos.

Attention — un héros n’est pas un dieu : Achille est mortel, il meurt pendant la guerre de Troie. Et une culture commune n’est pas une unité politique : les cités restent indépendantes.

🎯 S’entraîner : Dieux et héros grecs1 niveau · méthode + exercices corrigés

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Homère et Troie : confronter le mythe et l’archéologie

Ce qu’il faut savoirTous les Grecs connaissent deux longs poèmes attribués à Homère, un aède (poète chanteur). Ils ont été composés vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C., d’abord récités de mémoire, puis mis par écrit (on ne sait pas exactement quand). On ne sait pas si Homère a vraiment existé.
• L’Iliade (15 693 vers) raconte quelques semaines de la guerre de Troie : la colère d’Achille, qui finit par tuer le Troyen Hector. Elle s’achève sur les funérailles d’Hector.
• L’Odyssée raconte le retour d’Ulysse, roi d’Ithaque, qui met dix ans à rentrer chez lui après la guerre ; il affronte le Cyclope, la magicienne Circé, la colère de Poséidon, puis retrouve sa femme Pénélope et son fils Télémaque.
Ces poèmes deviennent la base de l’éducation des Grecs, dans toutes les cités : le philosophe Platon appelle Homère « l’éducateur de toute la Grèce ».

Troie a-t-elle existé ? Ce que dit l’archéologie

Selon le mythe, la guerre commence quand le prince troyen Pâris enlève Hélène, épouse du roi de Sparte ; les Grecs assiègent Troie pendant dix ans et la prennent grâce à la ruse du cheval de Troie, imaginée par Ulysse. Pour savoir ce qui est vrai, l’historien confronte ce récit aux découvertes archéologiques.

De 1870 à 1873, l’Allemand Heinrich Schliemann, convaincu qu’Homère dit vrai, fouille la colline d’Hisarlik, en Turquie actuelle. Il découvre neuf villes superposées, reconstruites les unes sur les autres (Troie I à Troie IX). Dans la deuxième, il trouve des bijoux en or qu’il appelle le « trésor de Priam »… mais ce niveau est bien plus ancien que l’époque de la guerre racontée par Homère : Schliemann s’était trompé. Les archéologues rapprochent plutôt la Troie d’Homère de Troie VIIa, une ville détruite vers 1180 av. J.-C., probablement lors d’un conflit violent.

Exemples

« Des dieux comme Athéna, Poséidon ou Apollon se mêlent aux combats » : c’est le récit (le mythe) ; aucune fouille ne peut le confirmer.

« Une ville fortifiée a été détruite vers 1180 av. J.-C. sur la colline d’Hisarlik » : c’est une découverte archéologique. La ville a bien existé, mais les fouilles ne prouvent pas que la guerre s’est passée comme Homère la raconte.

Réflexe — devant une information sur Troie, je me demande : vient-elle du poème (dieux, héros, exploits) ou des fouilles (murs, couches, objets, dates) ?

Attention — l’Iliade ne raconte ni le cheval de Troie ni la prise de la ville : elle s’arrête avant. Le cheval est évoqué dans l’Odyssée.

🎯 S’entraîner : Homère et Troie : récit ou vestiges ?1 niveau · méthode + exercices corrigés

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Les sanctuaires panhelléniques : Delphes et Olympie

Ce qu’il faut savoirUn sanctuaire est un espace sacré consacré à un dieu, avec son temple et son autel. Deux sanctuaires sont dits panhelléniques (« de tous les Grecs ») : les Grecs de toutes les cités, et même des colonies, s’y retrouvent.
• Delphes, au pied du mont Parnasse, est le sanctuaire d’Apollon. Dans son temple, une prêtresse, la Pythie, répond au nom du dieu aux questions qu’on lui pose : c’est l’oracle. Les cités viennent la consulter avant une décision importante, une guerre ou la fondation d’une colonie.
• Olympie, dans le Péloponnèse, est le sanctuaire de Zeus. Tous les quatre ans, on y célèbre en son honneur les Jeux olympiques, créés selon la tradition en 776 av. J.-C.
mont OlympeTroieAthènesSparteCorintheDelphesOlympiemer Égéemer IoniennePéloponnèsesanctuaire panhelléniqueAthènes et Sparte

Delphes, le « nombril du monde »

Selon un mythe, Zeus aurait lâché deux aigles aux deux bouts de la Terre : ils se seraient rejoints à Delphes, au centre du monde. Une pierre sacrée, l’omphalos (le « nombril »), le rappelle dans le temple. Les cités y construisent des trésors, petits bâtiments où elles exposent leurs offrandes au dieu : il existe un Trésor des Athéniens, et même un Trésor des Marseillais, élevé par Massalia pour célébrer une victoire. Tous les quatre ans, Delphes accueille aussi des concours, les Jeux pythiques.

Olympie et les Jeux olympiques

Le temple de Zeus, construit entre 470 et 456 av. J.-C., abrite une immense statue du dieu en or et en ivoire, œuvre du sculpteur Phidias, comptée parmi les Sept Merveilles du monde. Pendant les jeux, plus de 40 000 personnes se pressent à Olympie. Seuls les hommes grecs libres concourent ; les femmes mariées n’ont pas le droit d’y assister. Les épreuves : la course du stade, la lutte, le pugilat (une boxe), le pancrace, le pentathlon (disque, javelot, saut en longueur, course et lutte) et les courses de chars. Le vainqueur ne reçoit pas d’argent mais une couronne d’olivier sauvage, et sa gloire rejaillit sur sa cité.

Avant les jeux, une trêve sacrée est annoncée dans les cités : on ne doit pas attaquer le territoire d’Olympie, ni les athlètes et les spectateurs qui s’y rendent. Elle n’arrête pas toutes les guerres entre cités, mais elle permet à tous les Grecs de venir.

Exemples

Selon une légende, un certain Battos aurait reçu de la Pythie le conseil de fonder une cité en Libye : ce serait l’origine de la colonie de Cyrène. Delphes est mêlée à l’expansion du monde grec.

Selon les mythes, les Jeux olympiques auraient été fondés par un héros, Pélops ou Héraclès. Les archéologues montrent autre chose : on honorait d’abord Zeus à Olympie, et c’est parce que le sanctuaire était célèbre qu’on y a ensuite organisé des concours et construit un stade.

Réflexe — Delphes → Apollon, la Pythie, l’oracle ; Olympie → Zeus, les Jeux olympiques, la couronne d’olivier.

Attention — les Jeux olympiques antiques sont d’abord une fête religieuse en l’honneur de Zeus, et la trêve sacrée n’est pas une paix générale : elle protège seulement Olympie et ceux qui s’y rendent.

🎯 S’entraîner : Les lieux communs des Grecs (Olympie, Delphes)2 niveaux · méthode + exercices corrigés

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Athènes et Sparte : deux cités, deux modèles

Ce qu’il faut savoirChaque cité choisit son organisation. Sparte, dans le sud du Péloponnèse (en Laconie, au bord de l’Eurotas), n’est pas une démocratie : c’est une oligarchie, où le pouvoir appartient surtout à un petit nombre d’hommes, et une cité tournée vers la guerre.
• Deux rois, qui règnent à vie de père en fils, commandent l’armée.
• La Gérousie, le conseil des Anciens : 28 citoyens d’au moins 60 ans, élus à vie, avec les deux rois.
• Les éphores (« surveillants ») : cinq magistrats élus pour un an, qui surveillent toute la vie de la cité.
• L’assemblée des citoyens de plus de 30 ans, qui vote en criant (par acclamation).

Les citoyens spartiates, qui se disent les Égaux, sont peu nombreux (environ 8 000 en 480 av. J.-C.). Ils ne travaillent pas : ce sont des soldats à plein temps. La terre est cultivée par les hilotes, des habitants soumis qui appartiennent à la cité ; les périèques, libres mais non citoyens, sont surtout agriculteurs, mais aussi artisans et commerçants ; ils fournissent des soldats à Sparte. Dès 7 ans, les garçons sont retirés à leurs parents pour une éducation collective et militaire organisée par la cité, l’agôgè, jusqu’à 20 ans. Les filles reçoivent, elles aussi, un entraînement sportif.

AthènesSparte
Régimedémocratie : l’assemblée de tous les citoyens vote les loisoligarchie : deux rois, la Gérousie et les éphores dominent
Qui travaille ?citoyens paysans, artisans, commerçants ; aussi métèques et esclaveshilotes et périèques ; les citoyens sont soldats
Les fillesrestent à la maison, sans droits politiquesreçoivent un entraînement sportif, sans droits politiques
Puissancesa flotte, la plus puissante du monde grecson armée de terre, longtemps la plus réputée

Alliées puis rivales

Face à l’Empire perse, pendant les guerres médiques, de nombreuses cités grecques s’allient sous la conduite d’Athènes et de Sparte : en 480 av. J.-C., aux Thermopyles, 300 Spartiates menés par le roi Léonidas combattent jusqu’à la mort. Mais au Ve siècle av. J.-C., leur rivalité éclate : la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.) oppose les deux cités et leurs alliés, et se termine par la victoire de Sparte.

Exemples

Un jeune Spartiate de 7 ans quitte sa famille pour vivre en groupe avec d’autres garçons : il commence l’agôgè.

Un paysan qui cultive la terre d’un Spartiate et doit lui remettre une partie de la récolte, sans être libre de partir : c’est un hilote.

Réflexe — pour comparer deux cités, je compare toujours les mêmes points : qui gouverne, qui travaille, comment on éduque les enfants, sur quoi repose leur puissance.

Attention — Sparte a aussi une assemblée de citoyens, mais elle n’est pas une démocratie : les rois, les Anciens et les éphores ont l’essentiel du pouvoir. Ne généralise jamais le modèle d’Athènes à toute la Grèce.

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Pour aller plus loin

La démocratie athénienne : qui est citoyen à Athènes, Solon, Clisthène et Périclès, l’Ecclésia, la Boulè et l’Héliée, l’Agora, la Pnyx, l’Acropole et les Panathénées sont étudiés dans le chapitre Le monde des cités grecques : Athènes et la naissance de la démocratie.

Troie et Rome : selon le mythe romain, le Troyen Énée, fuyant sa ville détruite, est l’ancêtre des fondateurs de Rome : voir le chapitre Rome : du mythe à l’histoire.

Se repérer dans le temps : les dates av. J.-C. et les siècles en chiffres romains sont expliqués dans le chapitre Introduction : qu’est-ce que l’histoire ?

À retenir
  • La Grèce antique est un monde fragmenté : au moins 750 cités indépendantes et rivales, et des colonies fondées dès le VIIIe siècle av. J.-C. autour de la Méditerranée, comme Massalia (Marseille), fondée vers 600 av. J.-C. par des Phocéens.
  • Les Grecs (les Hellènes) partagent une langue, un alphabet, des dieux de l’Olympe (Zeus, Poséidon, Athéna, Apollon…) et des mythes sur les dieux et les héros.
  • Les poèmes d’Homère, l’Iliade et l’Odyssée, composés vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C., sont connus de tous ; les fouilles de Troie montrent une ville réelle, mais ne prouvent pas le récit.
  • À Delphes, la Pythie rend l’oracle d’Apollon ; à Olympie, les Jeux olympiques honorent Zeus tous les quatre ans : ce sont des sanctuaires panhelléniques.
  • Sparte, oligarchie militaire (deux rois, Gérousie, éphores), s’oppose au modèle démocratique d’Athènes : alliées contre les Perses, les deux cités s’affrontent dans la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.).

Questions fréquentes

Pourquoi la Grèce antique est-elle divisée en cités ?

Le relief de montagnes, de petites plaines et d’îles isole les communautés : chacune devient une cité indépendante (polis), avec ses lois, son armée et ses dieux protecteurs. On en compte au moins 750, souvent rivales.

Qu’est-ce qui unit les Grecs malgré leurs divisions ?

Une même langue et un même alphabet, les mêmes dieux de l’Olympe et les mêmes mythes, les poèmes d’Homère, et des sanctuaires communs comme Delphes et Olympie.

Que racontent l’Iliade et l’Odyssée ?

L’Iliade raconte quelques semaines de la guerre de Troie et la colère d’Achille ; l’Odyssée, le retour d’Ulysse à Ithaque, qui dure dix ans. Ces poèmes sont attribués à Homère et composés vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C.

Qu’est-ce qu’un sanctuaire panhellénique ?

Un sanctuaire fréquenté par les Grecs de toutes les cités : Delphes, où la Pythie rend l’oracle d’Apollon, et Olympie, où l’on célèbre tous les quatre ans les Jeux olympiques en l’honneur de Zeus.

Quelle différence entre Athènes et Sparte ?

Athènes est une démocratie dont la puissance repose sur sa flotte ; Sparte est une oligarchie militaire dirigée par deux rois, la Gérousie et les éphores, où les citoyens sont soldats et où les hilotes cultivent la terre.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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