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Écrire la guerre, témoigner : la littérature des guerres mondiales

Agir dans la cité : Barbusse, Genevoix, Remarque, Apollinaire, Vercors, Levi, Wiesel, Delbo, Semprun ; engagement, résistance & témoignage

À propos de cette page
Ce QCM sur « Écrire la guerre, témoigner : la littérature des guerres mondiales » en troisième teste tes connaissances en français de manière interactive. Les questions, classées par niveau (facile, moyen, difficile), respectent le programme officiel de troisième. Au programme : Agir dans la cité : pourquoi écrire la guerre ?, 1914-1918 : les écrivains des tranchées, Apollinaire : un poète dans la guerre, 1940-1945 : résister par les mots. À chaque réponse, une explication détaillée t'aide à comprendre tes erreurs et à mémoriser l'essentiel. Idéal pour s'auto-évaluer rapidement, réviser avant un contrôle ou consolider ses acquis. Quiz gratuit conçu par un professeur particulier à Marseille pour progresser en français en troisième.

Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !

Les 36 questions du QCM en version texte

Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.

Niveau facile — 12 questions
  1. En 1916, Le Feu d'Henri Barbusse reçoit :

    • A. le prix Femina
    • B. le prix Goncourt
    • C. le prix Nobel de littérature
    • D. le prix Renaudot
    Réponse

    B. le prix Goncourt — Prix Goncourt 1916, en pleine guerre.

  2. Erich Maria Remarque, auteur d'À l'ouest rien de nouveau, était :

    • A. français
    • B. britannique
    • C. autrichien
    • D. allemand
    Réponse

    D. allemand — Son narrateur, Paul Bäumer, est un soldat allemand.

  3. Quel poète, blessé à la tempe en 1916, publie Calligrammes en 1918 ?

    • A. Paul Éluard
    • B. Louis Aragon
    • C. Guillaume Apollinaire
    • D. Robert Desnos
    Réponse

    C. Guillaume Apollinaire — Apollinaire meurt de la grippe espagnole le 9 novembre 1918.

  4. Si c'est un homme de Primo Levi raconte sa captivité dans le camp :

    • A. d'Auschwitz
    • B. de Buchenwald
    • C. de Dachau
    • D. de Ravensbrück
    Réponse

    A. d'Auschwitz — Levi y est déporté en février 1944.

  5. La Nuit d'Elie Wiesel paraît en français en :

    • A. 1918
    • B. 1945
    • C. 1958
    • D. 1994
    Réponse

    C. 1958 — Aux Éditions de Minuit, plus de dix ans après la libération des camps.

  6. Le Silence de la mer de Vercors est publié en 1942 :

    • A. clandestinement, aux Éditions de Minuit
    • B. en feuilleton dans un journal autorisé par Vichy
    • C. en traduction allemande à Berlin
    • D. après la Libération, à Paris
    Réponse

    A. clandestinement, aux Éditions de Minuit — C'est le premier livre des Éditions de Minuit, nées dans la clandestinité.

  7. Un « poilu », c'est :

    • A. un officier allemand de la Seconde Guerre mondiale
    • B. un déporté de retour des camps
    • C. un soldat français de la guerre de 1914-1918
    • D. un résistant de 1942
    Réponse

    C. un soldat français de la guerre de 1914-1918 — Le mot désigne les combattants français de la Grande Guerre.

  8. Dans un récit de témoignage, le témoin est celui qui :

    • A. invente une histoire vraisemblable
    • B. a vu ou vécu les faits qu'il raconte
    • C. étudie des archives longtemps après les faits
    • D. juge les coupables au tribunal
    Réponse

    B. a vu ou vécu les faits qu'il raconte — « J'y étais » : c'est ce qui fonde le témoignage.

  9. Les Croix de bois de Roland Dorgelès se déroule pendant :

    • A. la Première Guerre mondiale
    • B. la Seconde Guerre mondiale
    • C. la guerre d'Algérie
    • D. la Révolution française
    Réponse

    A. la Première Guerre mondiale — Roman de 1919, nourri de l'expérience de l'auteur dans l'infanterie.

  10. Quel écrivain de Ceux de 14 est entré au Panthéon en 2020 ?

    • A. Henri Barbusse
    • B. Roland Dorgelès
    • C. Jorge Semprun
    • D. Maurice Genevoix
    Réponse

    D. Maurice Genevoix — Le 11 novembre 2020.

  11. Ces œuvres sont étudiées en 3e dans l'entrée du programme :

    • A. « Se raconter, se représenter »
    • B. « Agir dans la cité : individu et pouvoir »
    • C. « Dénoncer les travers de la société »
    • D. « Visions poétiques du monde »
    Réponse

    B. « Agir dans la cité : individu et pouvoir » — Elle porte sur les œuvres du XXe siècle liées aux grands bouleversements historiques.

  12. Charlotte Delbo, déportée à Auschwitz en 1943, est l'autrice de :

    • A. La Trêve
    • B. Le Grand Voyage
    • C. L'Espèce humaine
    • D. Aucun de nous ne reviendra
    Réponse

    D. Aucun de nous ne reviendra — Écrit en 1946, publié en 1965. La Trêve est de Levi, Le Grand Voyage de Semprun, L'Espèce humaine d'Antelme.

Niveau moyen — 12 questions
  1. Pourquoi beaucoup de témoins de guerre racontent-ils au présent ?

    • A. pour annoncer au lecteur des événements qui arriveront plus tard
    • B. pour rendre les faits vivants, comme si le lecteur y assistait
    • C. pour montrer que les faits sont inventés
    • D. pour respecter une règle du roman historique
    Réponse

    B. pour rendre les faits vivants, comme si le lecteur y assistait — C'est le présent de narration.

  2. Le sous-titre du Feu, « Journal d'une escouade », indique que le livre :

    • A. est une suite de lettres envoyées par un soldat à sa famille
    • B. est écrit par un journaliste de Paris
    • C. suit la vie d'un petit groupe de soldats, jour après jour
    • D. raconte la carrière d'un général
    Réponse

    C. suit la vie d'un petit groupe de soldats, jour après jour — Une escouade est un petit groupe de soldats sous les ordres d'un caporal.

  3. Que signifie « indicible » ?

    • A. qu'on n'a pas le droit de dire, à cause de la censure
    • B. qu'on ne peut pas lire
    • C. qu'on dit à voix basse
    • D. qu'on ne peut pas exprimer par des mots
    Réponse

    D. qu'on ne peut pas exprimer par des mots — C'est la difficulté centrale des récits des camps.

  4. Dans Témoins (1929), Jean Norton Cru :

    • A. vérifie les récits de combattants en les confrontant aux faits
    • B. raconte sa propre déportation
    • C. fait l'éloge de tous les romans de guerre
    • D. écrit le premier roman consacré à la bataille de Verdun, en 1916
    Réponse

    A. vérifie les récits de combattants en les confrontant aux faits — Il reproche à certains romans célèbres de rechercher l'effet.

  5. Un récit de déportation est en général écrit à la première personne parce que :

    • A. l'auteur veut cacher son identité
    • B. c'est une règle du roman d'aventures
    • C. le narrateur est le témoin qui a vécu les faits
    • D. les faits racontés sont imaginaires, comme dans un conte
    Réponse

    C. le narrateur est le témoin qui a vécu les faits — Le « je » garantit au lecteur que le narrateur était là.

  6. Le titre Si c'est un homme vient :

    • A. d'une phrase d'un officier SS
    • B. du nom d'une baraque du camp
    • C. d'un discours prononcé à la Libération par le général de Gaulle
    • D. d'un poème placé par Levi en tête du livre
    Réponse

    D. d'un poème placé par Levi en tête du livre — Le poème s'adresse au lecteur : « Considérez si c'est un homme ».

  7. Un texte qui fait partager au lecteur la souffrance des victimes relève surtout du registre :

    • A. pathétique
    • B. comique
    • C. épique
    • D. satirique
    Réponse

    A. pathétique — Le pathétique suscite la pitié et l'émotion.

  8. Dans Le Silence de la mer, l'oncle et sa nièce résistent à l'officier allemand :

    • A. en le dénonçant
    • B. en refusant de lui adresser la parole
    • C. en s'enfuyant à Londres pour rejoindre la France libre
    • D. en sabotant sa voiture
    Réponse

    B. en refusant de lui adresser la parole — Leur silence obstiné est leur arme.

  9. « Deux armées qui se battent, c'est comme une grande armée qui se suicide ! » (Barbusse). Le procédé principal est :

    • A. une litote
    • B. une anaphore
    • C. une comparaison
    • D. une prétérition
    Réponse

    C. une comparaison — L'outil « comme » rapproche la bataille d'un suicide collectif.

  10. Remarque prend pour narrateur un jeune soldat allemand. Pour un lecteur français, cela montre surtout que :

    • A. la souffrance est la même des deux côtés du front
    • B. les Allemands ont gagné la guerre
    • C. le livre ne parle pas vraiment de la guerre, mais de l'amour
    • D. l'auteur voulait plaire à l'état-major
    Réponse

    A. la souffrance est la même des deux côtés du front — Le pacifisme de Remarque refuse l'idée d'un ennemi différent de soi.

  11. Delbo, Semprun et Antelme ont été déportés :

    • A. parce qu'ils étaient prisonniers de guerre de 1940
    • B. pour des actes de résistance
    • C. parce qu'ils avaient écrit contre les nazis avant 1939
    • D. à la place de membres de leur famille
    Réponse

    B. pour des actes de résistance — Ce sont des résistants ; Wiesel, lui, a été déporté parce qu'il était juif.

  12. Dans un récit de guerre, des phrases sans verbe conjugué comme « Un éclair. La terre qui tremble. » produisent surtout :

    • A. un effet comique
    • B. une explication détaillée des causes de la guerre
    • C. un ralentissement descriptif
    • D. un effet de choc, de rupture
    Réponse

    D. un effet de choc, de rupture — La phrase nominale, brève, mime la brutalité de l'événement.

Niveau difficile — 12 questions
  1. Selon le programme, ces œuvres « dépassent le statut de document historique » parce que :

    • A. elles contiennent plus de dates qu'un manuel
    • B. elles font éprouver et réfléchir grâce au travail de l'écriture
    • C. elles sont toujours plus exactes que les archives des historiens
    • D. elles ont été écrites par des historiens
    Réponse

    B. elles font éprouver et réfléchir grâce au travail de l'écriture — Le document informe ; l'œuvre fait vivre l'expérience et pose des questions.

  2. Semprun écrit : « Seul l'artifice d'un récit maîtrisé parviendra à transmettre partiellement la vérité du témoignage. » Il veut dire que :

    • A. il faut inventer des faits pour intéresser le lecteur
    • B. un témoignage doit rester brut, sans aucun travail d'écriture ni choix
    • C. seuls les historiens peuvent dire la vérité des camps
    • D. un récit construit avec art transmet la vérité, mais en partie
    Réponse

    D. un récit construit avec art transmet la vérité, mais en partie — « Artifice » désigne l'art du récit, pas le mensonge ; « partiellement » marque la limite.

  3. Elie Wiesel attend une dizaine d'années avant d'écrire sur les camps. Ce délai s'explique surtout par :

    • A. une interdiction légale de publier des livres sur les camps
    • B. la difficulté de dire l'expérience vécue
    • C. le refus de son père
    • D. le fait qu'il ne parlait pas français
    Réponse

    B. la difficulté de dire l'expérience vécue — Il dit avoir gardé le silence dix ans ; dire l'indicible demande du temps.

  4. Dans « Merveille de la guerre », les fusées « accouchent brusquement d'enfants qui n'ont que le temps de mourir ». Cette image :

    • A. célèbre la naissance d'un enfant réel
    • B. n'a aucun rapport avec la guerre
    • C. unit dans une même vision la beauté du spectacle et la mort
    • D. critique les feux d'artifice des fêtes nationales d'avant-guerre
    Réponse

    C. unit dans une même vision la beauté du spectacle et la mort — Apollinaire mêle émerveillement et conscience de la mort.

  5. Quelle affirmation sur Le Feu est exacte ?

    • A. Il a paru en feuilleton dans un journal avant d'être un livre.
    • B. Il a été écrit après l'armistice, à partir des souvenirs d'un ami.
    • C. Il raconte la guerre du côté des soldats allemands, comme Remarque.
    • D. Il a été interdit en France jusqu'en 1945.
    Réponse

    A. Il a paru en feuilleton dans un journal avant d'être un livre. — Feuilleton dans L'Œuvre en 1916, puis volume à la fin de 1916.

  6. Pourquoi les nazis brûlent-ils le livre de Remarque en 1933 ?

    • A. il montre une guerre sans héroïsme, dans un esprit pacifiste
    • B. il est écrit en français
    • C. il raconte la Seconde Guerre mondiale avant qu'elle ait eu lieu
    • D. il fait l'éloge de l'armée française
    Réponse

    A. il montre une guerre sans héroïsme, dans un esprit pacifiste — Le livre contredit le culte de la guerre et du héros.

  7. Le titre Aucun de nous ne reviendra (Delbo) est :

    • A. une phrase prononcée par un officier SS
    • B. un mot d'ordre de la Résistance
    • C. une phrase de Primo Levi
    • D. un vers d'Apollinaire
    Réponse

    D. un vers d'Apollinaire — Le vers figure dans « La Maison des morts » (Alcools, 1913).

  8. Le Silence de la mer est :

    • A. une fiction qui sert la Résistance
    • B. le témoignage d'un déporté revenu des camps
    • C. un journal intime de soldat
    • D. un recueil de poèmes
    Réponse

    A. une fiction qui sert la Résistance — Personnages inventés, mais visée résistante : ne pas céder à l'occupant.

  9. « On ne pourra jamais accumuler même leurs noms, leurs pauvres petits noms de rien » (Barbusse). L'effet principal est de :

    • A. ridiculiser les soldats morts
    • B. donner la liste exacte des victimes de chaque bataille
    • C. souligner l'anonymat des morts innombrables
    • D. montrer que les soldats étaient célèbres
    Réponse

    C. souligner l'anonymat des morts innombrables — L'adjectif « pauvres petits » et le « jamais » disent l'effacement des simples soldats.

  10. Un élève écrit : « C'est un témoignage, donc tout y est exactement vrai. » Quelle objection est la plus juste ?

    • A. Un témoignage est toujours mensonger, car le témoin veut plaire.
    • B. Seuls les romans disent la vérité.
    • C. Un témoin n'a jamais de point de vue : il enregistre tout.
    • D. Un témoin a un point de vue limité, et sa mémoire reconstruit.
    Réponse

    D. Un témoin a un point de vue limité, et sa mémoire reconstruit. — C'est le débat ouvert par Norton Cru : le témoignage est précieux mais pas infaillible.

  11. Pour le sujet « Pourquoi lire aujourd'hui des récits de guerre ? », quel exemple est le mieux construit ?

    • A. « Beaucoup de livres parlent de la guerre, et ils sont souvent très émouvants. »
    • B. « Dans La Nuit (1958), Wiesel fait sentir par la métaphore de la nuit une blessure sans fin. »
    • C. « La Seconde Guerre mondiale a fait des dizaines de millions de morts en Europe et dans le reste du monde. »
    • D. « J'ai lu un livre sur la guerre l'an dernier et il m'a beaucoup plu en classe. »
    Réponse

    B. « Dans La Nuit (1958), Wiesel fait sentir par la métaphore de la nuit une blessure sans fin. » — Auteur, titre, date et procédé précis : c'est un véritable exemple ; les autres sont vagues ou hors sujet.

  12. Quelle affirmation sur la poésie de la Résistance est exacte ?

    • A. Elle était surtout publiée par les journaux autorisés.
    • B. Elle n'utilisait que des vers libres, sans rimes.
    • C. Elle circulait souvent en cachette, sous pseudonyme.
    • D. Elle était réservée aux poètes déjà célèbres.
    Réponse

    C. Elle circulait souvent en cachette, sous pseudonyme. — Éditions clandestines, tracts, pseudonymes : voir le chapitre sur la poésie engagée.

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Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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