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Écrire la guerre, témoigner : la littérature des guerres mondiales
Agir dans la cité : Barbusse, Genevoix, Remarque, Apollinaire, Vercors, Levi, Wiesel, Delbo, Semprun ; engagement, résistance & témoignage
À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Écrire la guerre, témoigner : la littérature des guerres mondiales » en troisième permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en français. Ils suivent le programme officiel de troisième et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : Agir dans la cité : pourquoi écrire la guerre ?, 1914-1918 : les écrivains des tranchées, Apollinaire : un poète dans la guerre, 1940-1945 : résister par les mots. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser français en troisième.
Entraîne-toi par niveau. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » (ou tape Entrée). La correction tolère majuscules, espaces et ponctuation.
Facile
Ex. 1 — Qui a écrit quoi ?Complète par le nom de l'auteur ou le mot du titre qui manque.
Le Feu. Journal d'une escouade (1916) a été écrit par Henri .
Prix Goncourt 1916, écrit par un engagé volontaire de 41 ans.Les Croix de bois (1919) est un roman de Roland .
Prix Femina 1919.Erich Maria Remarque a publié en 1929 À l'ouest rien de .
Le titre reprend les mots du rapport de l'armée le jour où meurt le narrateur, à la fin du roman : sa mort passe inaperçue.Si c'est un homme (1947) est le témoignage de Primo sur Auschwitz.
Chimiste italien, déporté en février 1944.Elie Wiesel raconte sa déportation dans un livre au titre d'un seul mot : La .
Publié en français en 1958 aux Éditions de Minuit.Le Silence de la mer (1942) est signé du pseudonyme .
Vercors est le nom de plume de Jean Bruller.Voir le corrigé
- Barbusse — Prix Goncourt 1916, écrit par un engagé volontaire de 41 ans.
- Dorgelès — Prix Femina 1919.
- nouveau — Le titre reprend les mots du rapport de l'armée le jour où meurt le narrateur, à la fin du roman : sa mort passe inaperçue.
- Levi — Chimiste italien, déporté en février 1944.
- Nuit — Publié en français en 1958 aux Éditions de Minuit.
- Vercors — Vercors est le nom de plume de Jean Bruller.
Ex. 2 — Les mots de la guerre et du témoignageTrouve le mot défini.
Nom familier donné au soldat français de la guerre de 1914-1918.
Le mot est employé par les soldats eux-mêmes.Long fossé creusé dans la terre où vivent et combattent les soldats du front.
D'où l'expression « guerre des tranchées ».Personne qui a vu ou vécu les faits qu'elle rapporte.
Le témoignage est le récit de ce témoin.Adjectif : qu'on ne peut pas exprimer par des mots.
Mot clé des récits des camps.Adjectif : fait en cachette, hors de la loi imposée par l'occupant (comme les Éditions de Minuit).
Publier clandestinement est un acte de résistance.Transfert forcé de personnes vers les camps nazis.
Les victimes sont des déportés.Voir le corrigé
- poilu — Le mot est employé par les soldats eux-mêmes.
- tranchée — D'où l'expression « guerre des tranchées ».
- témoin — Le témoignage est le récit de ce témoin.
- indicible — Mot clé des récits des camps.
- clandestin — Publier clandestinement est un acte de résistance.
- déportation — Les victimes sont des déportés.
Moyen
Ex. 3 — Témoignage, fiction ou document ?Pour chaque texte décrit, réponds par « témoignage », « fiction » ou « document ».
Un ancien déporté raconte à la première personne sa première nuit au camp.
Le narrateur a vécu ce qu'il raconte.Un tableau donne le nombre de soldats tués dans chaque armée entre 1914 et 1918.
Des données, sans point de vue ni récit.Un romancier né en 1980 invente un jeune poilu et lui fait vivre la bataille de Verdun.
Personnage inventé, auteur qui n'a pas vécu les faits.Un officier rédige le compte rendu officiel d'une attaque, avec les heures et les positions.
Texte administratif : c'est une source pour l'historien.Vercors imagine un officier allemand logé chez un vieil homme et sa nièce qui refusent de lui parler.
Le Silence de la mer invente ses personnages, même s'il s'inspire du réel.Un poilu écrit à sa femme une lettre où il décrit la boue et la peur de l'assaut.
C'est un témoignage ; l'historien l'utilise aussi comme document.Voir le corrigé
- témoignage — Le narrateur a vécu ce qu'il raconte.
- document — Des données, sans point de vue ni récit.
- fiction — Personnage inventé, auteur qui n'a pas vécu les faits.
- document — Texte administratif : c'est une source pour l'historien.
- fiction — Le Silence de la mer invente ses personnages, même s'il s'inspire du réel.
- témoignage — C'est un témoignage ; l'historien l'utilise aussi comme document.
Ex. 4 — Les procédés du récit de guerreNomme le procédé principal de chaque phrase (écrites pour l'exercice) : présent de narration, personnification, comparaison, énumération, antithèse ou phrase nominale.
« La mitrailleuse aboie toute la nuit et mord dans les sacs de terre. »
L'arme est présentée comme un animal vivant ; on accepte aussi « métaphore ».« Le casque, la gamelle, le fusil, la lettre pliée, la photo de l'enfant : tout tient dans la boue. »
La liste mêle objets de guerre et souvenirs intimes.« Silence. Puis un sifflement. Puis la terre. »
Sans verbe conjugué, les phrases hachées imitent le choc.« Hier encore nous étions au chaud ; ce soir, nous dormons dans l'eau glacée. »
Chaud / glacé, hier / ce soir : deux mondes opposés.« Les hommes sortent de la tranchée comme on se jette à l'eau, les yeux fermés. »
L'outil « comme » relie l'assaut à un saut dans le vide.« Je cours, je tombe, je me relève ; un camarade crie à côté de moi. » (récit d'un combat passé)
Le présent rend l'action passée immédiate, comme si le lecteur y était.Voir le corrigé
- personnification — L'arme est présentée comme un animal vivant ; on accepte aussi « métaphore ».
- énumération — La liste mêle objets de guerre et souvenirs intimes.
- phrase nominale — Sans verbe conjugué, les phrases hachées imitent le choc.
- antithèse — Chaud / glacé, hier / ce soir : deux mondes opposés.
- comparaison — L'outil « comme » relie l'assaut à un saut dans le vide.
- présent de narration — Le présent rend l'action passée immédiate, comme si le lecteur y était.
Difficile
Ex. 5 — Analyser la parole des témoinsRéponds en une ou deux phrases à chaque question sur ces citations authentiques.
Primo Levi ouvre Si c'est un homme par : « Vous qui vivez en toute quiétude / Bien au chaud dans vos maisons ». Qui est ce « vous » ? Quel est l'effet de cette apostrophe ?
« Vous » désigne le lecteur, qui vit en sécurité. L'apostrophe l'interpelle directement : il ne peut pas lire en simple spectateur, il est mis face à son confort et appelé à juger.Plus loin, Levi ordonne : « Considérez si c'est un homme ». Quel est le mode du verbe « Considérez » ? Pourquoi ce choix ?
C'est l'impératif présent. Levi donne un ordre au lecteur : réfléchir et juger si le déporté réduit à rien est encore traité en homme. Le titre du livre devient une question posée à chacun.Robert Antelme écrit : « À peine commencions-nous à raconter, que nous suffoquions. » Quelle double difficulté des rescapés cette phrase exprime-t-elle ?
Les rescapés ont un besoin urgent de raconter, mais l'émotion et l'énormité de l'expérience les étouffent : les mots manquent, et la parole s'arrête aussitôt commencée.Elie Wiesel parle d'« une nuit longue et sept fois verrouillée ». Explique cette métaphore.
La nuit de l'arrivée au camp devient l'image de toute sa vie : une obscurité qui ne finit pas. « Sept fois verrouillée » insiste sur l'enfermement total : il ne pourra jamais en sortir, ni oublier.Pourquoi peut-on dire que ces témoins « dépassent le document historique » ? Appuie-toi sur deux des citations.
Un document donnerait des dates et des chiffres. Levi oblige le lecteur à juger par l'apostrophe et l'impératif ; Wiesel fait ressentir, par la métaphore de la nuit, une blessure qui dure toute la vie. Ils transmettent une expérience, pas seulement des faits.Voir le corrigé
- Réponse libre — exemple : « Vous » désigne le lecteur, qui vit en sécurité. L'apostrophe l'interpelle directement : il ne peut pas lire en simple spectateur, il est mis face à son confort et appelé à juger.
- Réponse libre — exemple : C'est l'impératif présent. Levi donne un ordre au lecteur : réfléchir et juger si le déporté réduit à rien est encore traité en homme. Le titre du livre devient une question posée à chacun.
- Réponse libre — exemple : Les rescapés ont un besoin urgent de raconter, mais l'émotion et l'énormité de l'expérience les étouffent : les mots manquent, et la parole s'arrête aussitôt commencée.
- Réponse libre — exemple : La nuit de l'arrivée au camp devient l'image de toute sa vie : une obscurité qui ne finit pas. « Sept fois verrouillée » insiste sur l'enfermement total : il ne pourra jamais en sortir, ni oublier.
- Réponse libre — exemple : Un document donnerait des dates et des chiffres. Levi oblige le lecteur à juger par l'apostrophe et l'impératif ; Wiesel fait ressentir, par la métaphore de la nuit, une blessure qui dure toute la vie. Ils transmettent une expérience, pas seulement des faits.
Ex. 6 — Écrire comme un témoinRédige les phrases demandées sur un moment difficile que tu imagines vécu par un soldat ou un réfugié. Compare ensuite avec l'exemple.
Transforme cette phrase de document en phrase de témoignage, à la première personne et au présent : « Le 21 février 1916, l'artillerie allemande bombarde les positions françaises. »
Je suis couché au fond du trou ; la terre saute autour de moi, et je compte les secondes entre deux explosions sans savoir si la suivante sera pour nous.Écris deux phrases qui font appel à au moins deux sens différents (ouïe, odorat, toucher…).
Le sifflement monte, déchire l'air, puis tout tremble. L'odeur de poudre et de terre mouillée me remplit la bouche.Écris une phrase brève, sans verbe conjugué, qui marque le choc d'un événement.
Puis plus rien. Seulement le silence.Écris une phrase qui s'adresse au lecteur d'aujourd'hui, comme le fait Primo Levi.
Vous qui lirez ces lignes un soir tranquille, n'oubliez pas que nous avions votre âge.En deux phrases, explique ce que ton texte fait comprendre qu'un manuel d'histoire ne dirait pas.
Mon texte fait éprouver la peur, l'attente et les sensations du soldat, que le manuel résume en une date. Il montre la guerre à hauteur d'homme.Voir le corrigé
- Réponse libre — exemple : Je suis couché au fond du trou ; la terre saute autour de moi, et je compte les secondes entre deux explosions sans savoir si la suivante sera pour nous.
- Réponse libre — exemple : Le sifflement monte, déchire l'air, puis tout tremble. L'odeur de poudre et de terre mouillée me remplit la bouche.
- Réponse libre — exemple : Puis plus rien. Seulement le silence.
- Réponse libre — exemple : Vous qui lirez ces lignes un soir tranquille, n'oubliez pas que nous avions votre âge.
- Réponse libre — exemple : Mon texte fait éprouver la peur, l'attente et les sensations du soldat, que le manuel résume en une date. Il montre la guerre à hauteur d'homme.
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