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Ce cours d'histoire-géographie en seconde sur « Renaissance, Humanisme et réformes religieuses : les mutations de l'Europe » suit le programme officiel d'histoire-géographie de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : L'imprimerie, une révolution du livre (vers 1450-1500), L'humanisme : revenir aux textes pour former l'homme, La Renaissance artistique, de Florence à l'Europe, 1517 : Luther ouvre le temps des réformes. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en histoire-géographie.
2 sujets traités : l’analyse des termes, la problématique, le plan en trois parties avec ses appuis précis, et surtout l’introduction et la conclusion entièrement rédigées — les deux moments que les copies ratent le plus.
Sujet 1 — Humanisme et Renaissance : un nouveau regard sur l'homme et le savoir en Europe (milieu du XVe siècle – milieu du XVIe siècle)
Analyse des termes — L'humanisme désigne le mouvement intellectuel de retour aux textes antiques et bibliques, la Renaissance le renouveau artistique et culturel qui l'accompagne, parti d'Italie. Les bornes vont de l'invention de l'imprimerie (vers 1450-1455) aux Vies de Vasari (1550), avant que les guerres de religion ne divisent l'Europe ; l'espace est l'Europe, de Florence à Bâle, Nuremberg et Paris.
Problématique — En quoi l'humanisme et la Renaissance renouvellent-ils la manière de penser l'homme, le savoir et l'art en Europe, sans rompre avec la foi chrétienne ni toucher toute la société ?
Introduction rédigée« Maintenant toutes disciplines sont restituées » : en 1532, dans Pantagruel, Rabelais fait dire au géant Gargantua que son époque a retrouvé la lumière du savoir, après un temps « ténébreux ». Cette conviction est celle des humanistes, lettrés qui, depuis l'Italie du XIVe siècle, veulent revenir aux textes antiques et à la Bible, lus dans leur langue, pour former un homme plus savant et meilleur chrétien. Elle accompagne la Renaissance, renouveau des arts et des lettres parti de Florence, qui gagne l'Europe entre le milieu du XVe siècle, quand Gutenberg imprime la Bible à Mayence, et le milieu du XVIe siècle, quand Vasari consacre en 1550 l'idée d'une « renaissance » des arts. En quoi ces deux mouvements renouvellent-ils la manière de penser l'homme, le savoir et l'art, sans rompre avec la foi chrétienne ni toucher toute la société ? Nous verrons d'abord que des conditions nouvelles favorisent l'essor du savoir, puis qu'un nouvel idéal de l'homme et de l'artiste s'affirme, enfin que ce mouvement, devenu européen, reste chrétien et limité aux élites.
I. Des conditions nouvelles pour le savoir (vers 1400 – vers 1500)
- Un retour aux textes antiques, lus dans leur langue d'origineChrysoloras enseigne le grec à Florence dès 1397 ; en 1440, Lorenzo Valla prouve que la « donation de Constantin » est un faux ; la chute de Constantinople (1453) accroît l'arrivée de lettrés grecs.
- L'imprimerie multiplie et fixe les textesBible de Gutenberg à Mayence vers 1455 ; environ 250 villes dotées d'un atelier vers 1500 ; Alde Manuce publie les auteurs grecs à Venise.
- Des foyers urbains et des mécènesÀ Florence, sous Laurent de Médicis (1469-1492), Marsile Ficin traduit Platon ; les papes, les princes et les banquiers protègent lettrés et artistes.
II. Un nouvel idéal de l'homme et de l'artiste
- La dignité et la liberté de l'hommePic de la Mirandole compose en 1486 un discours sur la dignité de l'homme, libre de choisir ce qu'il devient.
- Une éducation complète, qui unit science et conscienceLettre de Gargantua dans Pantagruel (Rabelais, 1532) ; création des lecteurs royaux par François Ier en 1530.
- L'artiste devient un créateur reconnuPerspective théorisée par Alberti (1435) ; Michel-Ange peint la voûte de la Sixtine pour Jules II (1508-1512) ; Vasari écrit les Vies des artistes (1550).
III. Un mouvement européen, chrétien et limité aux élites
- Une diffusion à l'échelle de l'EuropeÉrasme correspond avec les lettrés de tout le continent ; Dürer à Nuremberg ; Léonard de Vinci à Amboise (1516-1519) ; Chambord commencé en 1519.
- Un humanisme profondément chrétienÉrasme publie le Nouveau Testament grec (1516) et souhaite la Bible en langue vulgaire ; Lefèvre d'Étaples traduit le Nouveau Testament en français (1523).
- Des limites : une élite lettrée, puis la division religieuseLa grande majorité des Européens ne sait pas lire ; Érasme et Luther s'opposent sur le libre arbitre (1524-1525) ; l'Index de 1559 interdit les œuvres d'Érasme.
Conclusion rédigéeEntre le milieu du XVe et le milieu du XVIe siècle, l'humanisme et la Renaissance transforment le rapport des Européens au savoir : l'imprimerie fixe et diffuse les textes, les humanistes les lisent dans leur langue, les artistes font de l'homme, dans sa beauté et sa liberté, le centre de leurs œuvres. Ce regard neuf reste pourtant chrétien et ne concerne qu'une minorité lettrée. Surtout, en appelant à revenir aux sources, et d'abord à la Bible, l'humanisme a préparé une autre rupture, qu'il n'avait pas voulue : celle des réformes religieuses, qui divisent la chrétienté à partir de 1517.
Le piège — Opposer une Renaissance « lumineuse » à un Moyen Âge « obscur » et présenter l'humanisme comme un rejet de la religion : c'est reprendre sans recul le discours des humanistes eux-mêmes, alors qu'Érasme, Rabelais ou Michel-Ange sont chrétiens et que le Moyen Âge avait connu ses propres renaissances.
Sujet 2 — Réformes protestantes et Réforme catholique : la division de la chrétienté occidentale (1517-1572)
Analyse des termes — Les réformes désignent les mouvements qui veulent renouveler la foi et l'Église : protestantes (Luther, Calvin), puis catholique (concile de Trente, jésuites). Les bornes vont des 95 thèses de Luther (1517) au massacre de la Saint-Barthélemy (1572), qui révèle la violence de la division ; l'espace est l'Europe occidentale, du Saint-Empire à la France et à l'Angleterre.
Problématique — Comment des réformes religieuses nées d'une même inquiétude pour le salut aboutissent-elles, en un demi-siècle, à une division durable et violente de la chrétienté occidentale ?
Introduction rédigéeLe 31 octobre 1517, un moine augustin, professeur à Wittenberg, adresse à l'archevêque de Mayence 95 thèses contre la vente des indulgences. Martin Luther ne veut alors que corriger un abus ; cinquante-cinq ans plus tard, le 24 août 1572, des catholiques massacrent des milliers de protestants à Paris et en province. Entre ces deux dates, les réformes religieuses — protestantes avec Luther puis Calvin, catholique avec le concile de Trente et les jésuites — ont brisé l'unité de la chrétienté occidentale, qui reconnaissait jusque-là l'autorité du pape. Comment des réformes nées d'une même inquiétude pour le salut aboutissent-elles, en un demi-siècle, à une division durable et violente de la chrétienté ? Nous étudierons d'abord la rupture luthérienne, puis la multiplication des Églises protestantes, enfin la réponse catholique et l'affrontement qui en découle.
I. La rupture luthérienne (1517-1555)
- Une critique des indulgences devenue une doctrine95 thèses du 31 octobre 1517 ; traités de 1520 : salut par la foi seule, Écriture seule, sacerdoce universel.
- La condamnation et la rupture avec RomeExcommunication en janvier 1521 ; refus de se rétracter devant Charles Quint à la diète de Worms (avril 1521) ; Nouveau Testament en allemand (1522).
- Une Réforme portée par les princesProtestation de Spire (1529) ; confession d'Augsbourg (1530) ; paix d'Augsbourg (1555) : le prince choisit la religion de ses sujets.
II. Une Europe protestante plurielle
- Zwingli et les villes suissesRéforme de Zurich à partir de 1523 ; désaccord avec Luther sur la cène ; mort de Zwingli à Kappel en 1531.
- Calvin et le modèle genevoisInstitution de la religion chrétienne (1536, en français en 1541) ; Ordonnances ecclésiastiques de Genève (1541) ; Académie de Genève (1559).
- Des réformes nationalesActe de suprématie d'Henri VIII (1534) ; en France, environ un dixième de la population protestante vers 1560, selon les estimations.
III. La Réforme catholique et l'affrontement
- Le concile de Trente fixe la doctrine1545-1563 : sept sacrements, Tradition, transsubstantiation, obligation de résidence des évêques, séminaires.
- Encadrer et reconquérir les fidèlesCompagnie de Jésus approuvée en 1540 ; Inquisition romaine rétablie en 1542 ; Index des livres interdits en 1559.
- De la controverse à la guerreGuerre dans l'Empire (1546-1547) ; massacre de Wassy (1er mars 1562) ; Saint-Barthélemy (24 août 1572).
Conclusion rédigéeEn un demi-siècle, l'Europe occidentale passe d'une Église unique, contestée mais reconnue, à plusieurs confessions rivales : luthérienne dans une partie de l'Empire et en Scandinavie, réformée à Genève, en France, aux Pays-Bas et en Écosse, anglicane en Angleterre, catholique ailleurs, et renouvelée par le concile de Trente. Cette division est d'autant plus violente que la religion est l'affaire des princes et que chaque camp tient l'autre pour hérétique. Reste une question que la France des guerres de religion pose avec force : peut-on faire vivre deux religions dans un même royaume ? La réponse viendra de l'État royal, à la fin du siècle.
Le piège — Traiter le protestantisme comme un bloc et réduire la Réforme catholique à une simple réaction à Luther : les copies qui confondent Luther et Calvin, ou qui oublient le rôle des princes, passent à côté de la division qu'il faut expliquer.