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Histoire-Géographie 2ⁿᵈᵉ

Ressources · 2ⁿᵈᵉ · Histoire-Géographie

Les Lumières et le développement des sciences

Révolution scientifique (Galilée, Newton), Encyclopédie, philosophes, circulation des idées, salons, académies (programme d'histoire de 2nde)

À propos de cette page
Ce cours d'histoire-géographie en seconde sur « Les Lumières et le développement des sciences » suit le programme officiel d'histoire-géographie de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : La révolution scientifique du XVIIe siècle : observer, expérimenter, calculer, 1687 : Newton et la gravitation universelle, Académies, journaux, jardins : les institutions de la science, Émilie du Châtelet, femme de science. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en histoire-géographie.

4 analyses de document, de nature différente, avec la réponse entièrement rédigée. C’est l’exercice le plus fréquent de l’épreuve : le document est donné en entier, tu travailles dessus sans rien ouvrir d’autre.

Document 1 — Diderot définit le projet de l'Encyclopédie

Facile

Extrait d'article de dictionnaire (texte d'époque) · Denis Diderot, article « Encyclopédie », Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, tome V, Paris, 1755 (orthographe modernisée).

En 1755, Diderot, codirecteur de l'Encyclopédie avec d'Alembert, rédige l'article qui définit l'ouvrage lui-même, dans le cinquième volume. L'entreprise a déjà été suspendue en 1752 et s'adresse à des souscripteurs cultivés de toute l'Europe.

« En effet, le but d'une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre ; d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de le transmettre aux hommes qui viendront après nous ; afin que les travaux des siècles passés n'aient pas été des travaux inutiles pour les siècles qui succéderont ; que nos neveux, devenant plus instruits, deviennent en même temps plus vertueux et plus heureux, et que nous ne mourions pas sans avoir bien mérité du genre humain. [...]
[Une telle entreprise suppose] une société de gens de lettres et d'artistes, épars, occupés chacun de sa partie, et liés seulement par l'intérêt général du genre humain et par un sentiment de bienveillance réciproque. [...]
Il faut tout examiner, tout remuer sans exception et sans ménagement. [...] Il faut fouler aux pieds toutes ces vieilles puérilités, renverser les barrières que la raison n'aura point posées, rendre aux sciences et aux arts une liberté qui leur est si précieuse. »

Après avoir présenté le document, montrez quel projet intellectuel Diderot assigne à l'Encyclopédie et pourquoi ce projet inquiète les autorités.

  1. Présentez le document : auteur, nature, date, destinataires.
  2. Quel est, selon Diderot, le but d'une encyclopédie ? Montrez qu'il relie passé, présent et avenir.
  3. Comment l'ouvrage est-il rédigé ? Qu'est-ce que cela révèle de l'esprit des Lumières ?
  4. En quoi le dernier paragraphe éclaire-t-il les difficultés de l'Encyclopédie avec la censure ?
Voir la réponse rédigée

1. Le document est un extrait de l'article « Encyclopédie », rédigé par Denis Diderot et publié en 1755 à Paris dans le tome V de l'Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. C'est un texte réflexif : l'ouvrage y explique son propre projet. Diderot, qui dirige l'entreprise avec d'Alembert depuis 1747, s'adresse aux souscripteurs, des lecteurs aisés et cultivés, et plus largement à la République des lettres européenne. Le texte paraît à un moment fragile, entre la suppression des deux premiers volumes (1752) et la révocation du privilège (1759).

2. Le but est de « rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre », donc d'inventorier tous les savoirs du monde, pas seulement ceux de l'Europe chrétienne. Diderot articule trois temps : le passé (« les travaux des siècles passés » ne doivent pas être perdus), le présent (exposer le savoir « aux hommes avec qui nous vivons ») et l'avenir (« le transmettre aux hommes qui viendront après nous »). La finalité est morale : les générations futures, « plus instruites », seront « plus vertueuses et plus heureuses ». On reconnaît la foi des Lumières dans le progrès : le savoir rend les hommes meilleurs.

3. L'ouvrage est collectif : c'est l'œuvre d'une « société de gens de lettres et d'artistes », c'est-à-dire d'écrivains et de praticiens des arts et métiers, dont plus de 140 ont collaboré. Chacun est « occupé de sa partie » : le savoir est divisé entre spécialistes. Ce qui les unit n'est ni l'Église ni le roi, mais « l'intérêt général du genre humain » et une « bienveillance réciproque » : c'est l'idéal universaliste de la République des lettres, une communauté de savants égaux au-delà des frontières.

4. Diderot affirme qu'il faut « tout examiner, tout remuer sans exception et sans ménagement » : aucun domaine, pas même la religion ou le pouvoir, n'échappe à l'examen de la raison. Il veut « renverser les barrières que la raison n'aura point posées », ce qui vise implicitement les dogmes, les traditions et la censure elle-même, et « rendre aux sciences et aux arts une liberté » qui leur manque. Ce programme critique explique la méfiance des autorités : le Conseil du roi supprime les deux premiers volumes en 1752, puis révoque le privilège en 1759, année où le pape met l'ouvrage à l'Index. Diderot doit achever les derniers volumes dans la clandestinité (1765).

Ce que cette analyse apprend — Relever les formules exactes du texte et les relier à la date de publication pour expliquer à la fois le projet et ses obstacles.

Document 2 — Combien d'exemplaires de l'Encyclopédie avant 1789 ?

Moyen

Tableau statistique construit par un historien · D'après Robert Darnton, The Business of Enlightenment. A Publishing History of the Encyclopédie, 1775-1800, Harvard University Press, 1979 (trad. fr. L'Aventure de l'Encyclopédie, 1982) ; chiffres arrondis.

L'historien américain Robert Darnton a reconstitué, à partir des archives d'éditeurs suisses, l'histoire commerciale de l'Encyclopédie après sa première édition. Les chiffres sont des estimations arrondies, à lire comme des ordres de grandeur.

ÉditionLieu et datesFormatExemplaires (ordre de grandeur)
Édition originaleParis, 1751-1772in-folioenviron 4 200
Édition italienneLucques, 1758-1776in-folioenviron 3 000
Édition italienneLivourne, 1770-1779in-folioenviron 1 500
RéimpressionGenève, 1771-1776in-folioenviron 2 000
Édition « in-quarto »Genève et Neuchâtel, 1777-1779in-quartoenviron 8 000
Édition « in-octavo »Lausanne et Berne, 1778-1782in-octavoenviron 5 500
Total1751-1782environ 24 000

L'in-folio est un grand format, lourd et coûteux ; l'in-quarto et l'in-octavo sont des formats plus petits, donc moins chers.

Montrez ce que ce document apprend sur la diffusion de l'Encyclopédie en Europe, puis indiquez ses limites.

  1. Présentez le document : que mesure-t-il, sur quelle période, avec quelle précision ?
  2. Quelle part du total représente l'édition originale de Paris ? Que peut-on en conclure ?
  3. Où les rééditions sont-elles imprimées ? Expliquez ce choix.
  4. Quelles éditions se vendent le mieux, et pourquoi ?
  5. Quelles sont les limites de ce document pour mesurer l'influence des Lumières ?
Voir la réponse rédigée

1. Il s'agit d'un tableau statistique construit d'après les travaux de l'historien Robert Darnton, publiés en 1979. Il recense les différentes éditions de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, de l'originale parisienne (1751-1772) aux éditions suisses des années 1778-1782, et indique leur tirage. Les chiffres sont arrondis : ils donnent un ordre de grandeur, non un compte exact.

2. L'édition originale compte environ 4 200 exemplaires sur un total d'environ 24 000, soit environ 17 %, moins d'un cinquième. L'essentiel de la diffusion passe donc par les rééditions : le succès de l'ouvrage dépasse très largement sa première publication, et il continue après l'achèvement de l'originale en 1772.

3. Aucune réédition n'est imprimée dans le royaume de France : elles le sont en Italie (Lucques, Livourne) et en Suisse (Genève, Neuchâtel, Lausanne, Berne). Depuis la révocation du privilège en 1759, l'ouvrage n'est plus autorisé en France ; les imprimeurs étrangers échappent à la censure royale et vendent ensuite dans toute l'Europe francophone, y compris en France par des réseaux de libraires. Le tableau montre ainsi un marché européen du livre en français.

4. Les éditions in-quarto (environ 8 000 exemplaires) et in-octavo (environ 5 500) sont les plus vendues : à elles deux, environ 13 500 exemplaires en quelques années, plus de la moitié du total. Leur format plus petit les rend moins chères. L'Encyclopédie atteint alors un public plus large que les riches souscripteurs de 1751 : magistrats, avocats, officiers, membres du clergé, notables de province.

5. Un exemplaire n'est pas un lecteur : un volume acheté peut rester sur une étagère, tandis qu'un autre, prêté ou placé dans un cabinet de lecture, est lu par plusieurs personnes. Le tableau ne dit ni qui achète, ni où, ni ce qui est lu. Enfin, environ 24 000 exemplaires pour une France d'environ 28 millions d'habitants à la fin du siècle, sans compter le reste de l'Europe, rappellent que l'Encyclopédie reste un ouvrage d'élites.

Ce que cette analyse apprend — Calculer une part, repérer les lieux, puis confronter les chiffres à la question posée : un tirage mesure une diffusion, pas une influence.

Document 3 — Une expérience scientifique dans un salon anglais

Moyen

Peinture (document iconographique) · Joseph Wright of Derby, Une expérience sur un oiseau dans une pompe à air (An Experiment on a Bird in the Air Pump), huile sur toile, 1768, Londres, National Gallery.

Joseph Wright (1734-1797), peintre de Derby, dans les Midlands anglais, fréquente les milieux savants et industriels de sa région. Il peint des scènes de science éclairées à la chandelle, destinées à un public d'amateurs aisés.

Description : grande toile (environ 1,8 m sur 2,4 m). La scène se passe la nuit, dans une pièce de maison particulière, éclairée par une seule bougie posée sur la table. Au centre, un savant aux longs cheveux gris, vêtu d'une robe, regarde droit vers le spectateur. Une main posée sur l'appareil, il contrôle le vide dans un globe de verre où un cacatoès blanc s'effondre, privé d'air. Autour de la table, une dizaine de personnes réagissent différemment : à droite, deux fillettes, l'une levant des yeux inquiets vers l'oiseau, l'autre se cachant le visage, tandis que leur père les réconforte ; un homme âgé, la tête appuyée sur la main, semble méditer ; à gauche, un homme tient une montre ; un garçon observe avec attention ; un jeune couple, à l'écart, n'a d'yeux que l'un pour l'autre. Au fond, près d'une fenêtre où l'on aperçoit la Lune, un garçon tient la cage vide de l'oiseau. Le spectateur ignore si le savant laissera rentrer l'air à temps.

Montrez ce que ce tableau révèle de la place des sciences dans la société du XVIIIe siècle.

  1. Présentez le document : auteur, date, nature, sujet.
  2. Quelle expérience est représentée ? Que permet-elle de démontrer ?
  3. Décrivez les réactions des spectateurs. Que nous apprennent-elles sur le public de la science ?
  4. En quoi ce tableau illustre-t-il l'esprit des Lumières ? Quelle ambiguïté suggère-t-il ?
Voir la réponse rédigée

1. Ce document est une peinture à l'huile de Joseph Wright of Derby, datée de 1768 et conservée à la National Gallery de Londres. Elle représente une démonstration scientifique donnée de nuit, à la lueur d'une bougie, devant une famille et ses invités, dans une maison particulière. Le peintre, lié aux milieux savants des Midlands, fait d'une expérience de physique le sujet d'un grand tableau, format réservé jusque-là à l'histoire ou à la religion.

2. L'expérience utilise une pompe à air, inventée au milieu du XVIIe siècle par l'Allemand Otto von Guericke et perfectionnée vers 1660 par Robert Boyle et Robert Hooke à Oxford. En retirant l'air du globe, on crée un vide dans lequel l'oiseau suffoque. L'expérience démontre deux choses : que le vide peut exister, contre l'idée d'Aristote selon laquelle la nature a « horreur du vide », et que l'air est nécessaire à la vie. Le savant, la main sur l'appareil, a le pouvoir de sauver ou non l'animal.

3. Les réactions sont variées : effroi et compassion des fillettes, pédagogie du père qui explique, attention du garçon, mesure rigoureuse de l'homme à la montre, méditation grave du vieillard, indifférence du jeune couple. Le public de la science n'est plus seulement composé de savants : ce sont des familles aisées, des femmes et des enfants, réunis chez eux pour s'instruire et se divertir. Des démonstrateurs itinérants vendaient alors ce type de séances. La science devient un spectacle de société.

4. Le tableau illustre l'esprit des Lumières : l'expérience remplace l'autorité, la connaissance se partage dans un cadre domestique, et la bougie unique qui éclaire les visages peut se lire comme une image des « lumières » de la raison. Mais Wright ne montre pas une célébration naïve : le savant, qui nous regarde, nous prend à témoin de son pouvoir sur la vie, et l'angoisse des enfants suggère que la science fascine autant qu'elle inquiète. Le tableau pose déjà la question du prix du savoir.

Ce que cette analyse apprend — Décrire avant d'interpréter : partir de chaque personnage pour reconstituer le public de la science, puis chercher l'intention du peintre.

Document 4 — Voltaire : Descartes à Paris, Newton à Londres

Difficile

Extrait d'un essai sous forme de lettre (document d'époque) · Voltaire, Lettres philosophiques, quatorzième lettre, « Sur Descartes et Newton », 1734 (orthographe modernisée).

Après un séjour à la Bastille, Voltaire vit en Angleterre de 1726 à 1728 ; il y découvre Locke et Newton, dont il suit les funérailles en 1727. Ses lettres, publiées en anglais à Londres en 1733 puis en français en 1734, sont condamnées et brûlées sur ordre du parlement de Paris.

« Un Français qui arrive à Londres trouve les choses bien changées en philosophie comme dans tout le reste. Il a laissé le monde plein, il le trouve vide. À Paris, on voit l'univers composé de tourbillons de matière subtile ; à Londres, on ne voit rien de cela. Chez nous, c'est la pression de la lune qui cause le flux de la mer ; chez les Anglais, c'est la mer qui gravite vers la lune, de façon que, quand vous croyez que la lune devrait nous donner marée haute, ces messieurs croient qu'on doit avoir marée basse ; ce qui malheureusement ne peut se vérifier, car il aurait fallu, pour s'en éclaircir, examiner la lune et les marées au premier instant de la création.
Vous remarquerez encore que le soleil, qui en France n'entre pour rien dans cette affaire, y contribue ici environ pour son quart. Chez vos cartésiens, tout se fait par une impulsion qu'on ne comprend guère ; chez M. Newton, c'est par une attraction dont on ne connaît pas mieux la cause. À Paris, vous vous figurez la terre faite comme un melon ; à Londres, elle est aplatie des deux côtés. »

Montrez comment Voltaire présente l'opposition entre la physique de Descartes et celle de Newton, et ce que ce texte révèle de la circulation des idées scientifiques en Europe.

  1. Présentez le document et son contexte.
  2. Quelles deux représentations du monde Voltaire oppose-t-il ? Rattachez-les à leurs auteurs.
  3. Voltaire est-il neutre ? Étudiez son ironie.
  4. Comment la question de la forme de la Terre, évoquée à la fin, est-elle tranchée dans les années suivantes ?
  5. En quoi ce texte illustre-t-il la circulation des idées scientifiques en Europe, et ses obstacles ?
Voir la réponse rédigée

1. Ce texte est extrait de la quatorzième des Lettres philosophiques de Voltaire, intitulée « Sur Descartes et Newton », publiée en français en 1734. Voltaire y rend compte de son séjour en Angleterre (1726-1728), où il a découvert la pensée de Locke et la physique de Newton. Il s'adresse au public cultivé français (« vous », « vos cartésiens »). Le mot « philosophie » désigne ici la « philosophie naturelle », c'est-à-dire la physique. Le livre, jugé dangereux pour la religion et l'ordre, est brûlé sur ordre du parlement de Paris en 1734.

2. À Paris règne la physique de Descartes : le monde est « plein », composé de « tourbillons de matière subtile », et les phénomènes s'expliquent par contact, par « pression » ou « impulsion ». À Londres règne celle de Newton, exposée dans les Principia (1687) : le monde est « vide », et les corps s'attirent à distance ; la mer « gravite » vers la Lune, et le Soleil contribue aux marées. Les deux systèmes s'opposent terme à terme : plein et vide, impulsion et attraction, Terre en « melon » et Terre « aplatie ».

3. Voltaire affecte l'équilibre : la construction symétrique (« chez nous » / « chez les Anglais ») présente les deux physiques comme des coutumes nationales, à la manière d'un récit de voyage. Mais l'ironie dévalorise les querelles stériles : on ne pourrait trancher qu'en examinant la Lune « au premier instant de la création », ce qui est absurde. L'expression « vos cartésiens » marque une distance avec le camp français. Voltaire reconnaît pourtant honnêtement la limite de Newton : on ne connaît « pas mieux la cause » de l'attraction, ce que Newton admet lui-même. Dans la suite des lettres, il prend clairement le parti de Newton, dont il publie les Éléments en 1738.

4. La phrase finale oppose une Terre allongée aux pôles, défendue par les Cassini à l'Observatoire de Paris, et une Terre aplatie aux pôles, prévue par Newton. L'Académie des sciences envoie deux expéditions mesurer la longueur d'un degré de méridien : l'une au Pérou en 1735, l'autre en Laponie en 1736-1737 sous la direction de Maupertuis. Les mesures de Laponie, publiées en 1738, confirment l'aplatissement : la vérification donne raison à Newton contre les cartésiens.

5. Le texte montre la circulation des idées : un écrivain français découvre en Angleterre une science née à Cambridge et publiée à Londres, l'expose en français, langue des élites européennes, et la fait connaître à Paris. Avec Émilie du Châtelet, qui traduira les Principia (1745-1749), Voltaire contribue à convertir la France au newtonianisme. Mais cette circulation se heurte à des obstacles : la résistance des savants cartésiens, qui défendent une gloire nationale, et la censure, puisque le livre est brûlé et que Voltaire doit quitter Paris pour se réfugier à Cirey.

Ce que cette analyse apprend — Repérer la construction et le ton d'un texte littéraire pour y lire une prise de position, puis vérifier ses affirmations à l'aide des faits postérieurs.

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Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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