06 29 33 79 32 Je réserve ici
Histoire-Géographie 2ⁿᵈᵉ

Ressources · 2ⁿᵈᵉ · Histoire-Géographie

Les Lumières et le développement des sciences

Révolution scientifique (Galilée, Newton), Encyclopédie, philosophes, circulation des idées, salons, académies (programme d'histoire de 2nde)

À propos de cette page
Ce cours d'histoire-géographie en seconde sur « Les Lumières et le développement des sciences » suit le programme officiel d'histoire-géographie de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : La révolution scientifique du XVIIe siècle : observer, expérimenter, calculer, 1687 : Newton et la gravitation universelle, Académies, journaux, jardins : les institutions de la science, Émilie du Châtelet, femme de science. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en histoire-géographie.

2 sujets traités : l’analyse des termes, la problématique, le plan en trois parties avec ses appuis précis, et surtout l’introduction et la conclusion entièrement rédigées — les deux moments que les copies ratent le plus.

Sujet 1 — L'essor de l'esprit scientifique en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles

Analyse des termes — L'esprit scientifique désigne une manière de connaître fondée sur l'observation, l'expérience et le calcul, qui refuse de croire sur parole l'autorité des Anciens ou des institutions. Le sujet couvre l'Europe entière, des premières observations de Galilée (1609-1610) aux dernières décennies du XVIIIe siècle, et invite à montrer un processus, pas une liste de savants.

Problématique — Comment, de Galilée aux Lumières, une nouvelle manière de connaître le monde s'impose-t-elle en Europe au point de devenir une valeur partagée par les élites ?

Introduction rédigéeEn 1610, à Venise, Galilée publie ce qu'il a vu dans sa lunette : des montagnes sur la Lune et des satellites autour de Jupiter. Un siècle et demi plus tard, en 1759, l'Europe savante guette le retour d'une comète dont la date a été calculée grâce à la loi de Newton. Entre ces deux moments s'affirme l'esprit scientifique, c'est-à-dire une manière de connaître le monde qui refuse de croire sur parole les Anciens ou les autorités, et qui s'appuie sur l'observation, l'expérience et le calcul. Le sujet invite à suivre ce mouvement dans toute l'Europe, des premières observations de Galilée aux dernières décennies du XVIIIe siècle, sans le réduire à une galerie de grands savants. Comment, de Galilée aux Lumières, cette nouvelle manière de connaître s'impose-t-elle en Europe au point de devenir une valeur partagée par les élites ? Nous verrons d'abord qu'une révolution des méthodes s'opère au XVIIe siècle malgré de fortes résistances, puis que Newton et les académies donnent à cette science une forme mathématique et une organisation européenne, enfin qu'au XVIIIe siècle la science devient une valeur des Lumières, que l'on vérifie, que l'on diffuse et qui prétend inventorier le monde.

I. Au XVIIe siècle, une révolution des méthodes

  • Observer le ciel avec des instrumentsGalilée tourne sa lunette vers le ciel en 1609 et publie le Sidereus nuncius (Venise, 1610) : relief de la Lune, satellites de Jupiter ; Kepler établit les orbites elliptiques (1609).
  • Faire de l'expérience et du calcul la règle de la connaissanceBacon, Novum Organum (1620) ; Descartes, Discours de la méthode (Leyde, 1637) ; Harvey et la circulation du sang (1628) ; expérience du puy de Dôme (1648).
  • Une science nouvelle qui heurte les autoritésCondamnation de Galilée par l'Inquisition le 22 juin 1633 ; abjuration et résidence surveillée à Arcetri jusqu'à sa mort en 1642.

II. Newton et les académies : une science mathématique et européenne

  • Unifier la physique du Ciel et de la TerrePrincipia (Londres, 1687) : trois lois du mouvement et gravitation universelle, qui expliquent la chute des corps, les lois de Kepler et les marées.
  • Organiser la recherche dans des académiesRoyal Society (1660, devise « Nullius in verba »), Académie royale des sciences (1666), Berlin (1700), Saint-Pétersbourg (1724), Stockholm (1739).
  • Publier et échanger à l'échelle de l'EuropeJournal des savants et Philosophical Transactions (1665) ; le Hollandais Huygens pensionné à Paris, le Suisse Euler à Saint-Pétersbourg.

III. Au XVIIIe siècle, la science devient une valeur des Lumières

  • Vérifier la théorie par des expéditions et des prévisionsExpédition de Laponie (1736-1737) : la Terre est aplatie aux pôles ; retour de la comète de Halley, au plus près du Soleil le 13 mars 1759.
  • Traduire et vulgariser pour un public cultivéVoltaire, Éléments de la philosophie de Newton (1738) ; Émilie du Châtelet, traduction des Principia (1745-1749, publiée en 1759) ; tableau de Wright of Derby (1768).
  • Inventorier et classer le mondeLinné, Systema naturae (1735) ; Buffon, Histoire naturelle (à partir de 1749) ; Encyclopédie (1751-1772), 17 volumes de texte et 11 de planches.
Conclusion rédigéeDe Galilée à Newton, l'Europe du XVIIe siècle a changé de manière de connaître : l'expérience et le calcul ont remplacé l'autorité des Anciens, au prix de conflits dont le procès de 1633 reste le symbole. Organisée par les académies et les journaux, vérifiée par l'expédition de Laponie et par le retour de la comète en 1759, la science newtonienne triomphe au XVIIIe siècle ; traduite par Émilie du Châtelet, vulgarisée par Voltaire, prolongée par Linné, Buffon et les encyclopédistes, elle devient une valeur des Lumières. Cette confiance dans la raison ne touche pourtant qu'une élite, et les philosophes l'appliquent désormais à la religion et au pouvoir : on peut alors se demander comment la société d'ordres du XVIIIe siècle réagit à ces idées nouvelles.

Le piège — Réciter une galerie de savants (Galilée, puis Newton, puis Linné) sans montrer ce qui change : la méthode, les institutions, le public. Autre faute fréquente : glisser vers la Révolution française, hors sujet.

Sujet 2 — La diffusion des idées des Lumières en Europe au XVIIIe siècle

Analyse des termes — Les Lumières désignent le mouvement intellectuel européen qui soumet toutes les questions à l'examen de la raison, contre les préjugés, l'intolérance et l'arbitraire ; « diffusion » invite à étudier les supports, les lieux, les réseaux et les publics. Le sujet porte sur l'Europe du XVIIIe siècle, des années 1720 aux années 1780, et s'arrête avant les révolutions de la fin du siècle.

Problématique — Par quels moyens les idées des Lumières se diffusent-elles en Europe au XVIIIe siècle, et jusqu'où parviennent-elles, malgré la censure et l'étroitesse du public lettré ?

Introduction rédigéeEn 1773, Denis Diderot, qui approche de la soixantaine, quitte Paris pour Saint-Pétersbourg, où l'impératrice Catherine II l'a invité : les idées d'un philosophe français voyagent jusqu'à la cour de Russie. Les Lumières désignent le mouvement intellectuel européen qui entend soumettre toutes les questions à l'examen de la raison, contre les préjugés, l'intolérance et l'arbitraire. Diffuser ces idées, c'est les faire passer des auteurs à un public, grâce à des livres, des lieux de rencontre et des réseaux. Le sujet porte sur l'Europe du XVIIIe siècle, des années 1720 aux années 1780. Par quels moyens les idées des Lumières se diffusent-elles en Europe, et jusqu'où parviennent-elles, malgré la censure et l'étroitesse du public lettré ? Nous verrons d'abord quelles idées nouvelles portent les philosophes, puis les lieux et les réseaux qui les font circuler, enfin les obstacles et les limites de cette diffusion.

I. Les philosophes : des idées nouvelles au nom de la raison

  • La raison critique contre l'autoritéLocke, Essai sur l'entendement humain (1690) : nos idées viennent de l'expérience ; Kant définit les Lumières en 1784 : « Sapere aude ».
  • Des critiques précises de l'intolérance et de l'arbitraireMontesquieu, De l'esprit des lois (1748) ; affaire Calas (1762) et Traité sur la tolérance de Voltaire (1763) ; Beccaria, Des délits et des peines (1764).
  • L'Encyclopédie, somme des savoirs et arme critique1751-1772 : 17 volumes de texte, 11 de planches, plus de 140 collaborateurs ; les renvois glissent la critique là où la censure ne l'attend pas.

II. Des lieux et des réseaux qui font circuler les idées

  • Les salons, sous la direction des salonnièresMme Geoffrin reçoit rue Saint-Honoré à partir de 1749 d'Alembert et les encyclopédistes ; Julie de Lespinasse ouvre son salon en 1764.
  • Cafés, loges et académies de provinceCafé Procope (Paris, 1686) ; Grande Loge de Londres (1717) ; concours de l'académie de Dijon remporté par Rousseau (1750).
  • Une République des lettres européenneVoltaire à Potsdam (1750-1753) puis à Ferney ; Catherine II achète la bibliothèque de Diderot (1765) et le reçoit à Saint-Pétersbourg (1773-1774).

III. Une diffusion contrôlée et socialement limitée

  • La censure royale et religieuseLettres philosophiques brûlées (1734) ; Diderot enfermé à Vincennes (1749) ; privilège de l'Encyclopédie révoqué et mise à l'Index (1759).
  • Contourner la censure par l'édition étrangèreEnviron 24 000 exemplaires de l'Encyclopédie avant 1789, dont les éditions de Genève, Neuchâtel, Lausanne et Berne (d'après R. Darnton).
  • Un public d'élites et des souverains qui choisissentEn 1786-1790, 47 % des hommes et 27 % des femmes signent leur acte de mariage en France ; Frédéric II et Catherine II réforment sans renoncer à l'absolutisme.
Conclusion rédigéeAu XVIIIe siècle, les idées des Lumières (examen critique, tolérance, lutte contre l'arbitraire) se diffusent par les livres, dont l'Encyclopédie est le monument, et par une sociabilité nouvelle : salons, cafés, loges, académies et correspondances forment une République des lettres qui s'étend de Londres à Saint-Pétersbourg. Cette diffusion reste pourtant contrôlée par la censure, contournée par l'édition étrangère, et limitée à une élite lettrée ; les souverains qui accueillent les philosophes n'en retiennent que ce qui renforce leur État. Reste à comprendre pourquoi tant de philosophes, de Voltaire à Montesquieu, voyaient dans l'Angleterre un modèle : c'est l'objet de l'étude du modèle britannique et de son influence.

Le piège — Confondre diffusion et changement politique : les idées circulent, mais ne transforment pas les régimes avant la fin du siècle. Autre faute : oublier la troisième partie sur les limites, ou raconter 1789, hors sujet.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof d'histoire-géo à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs