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Ce cours d'histoire-géographie en seconde sur « La Méditerranée antique : les empreintes grecques et romaines » suit le programme officiel d'histoire-géographie de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : La Méditerranée antique, creuset de l'Europe, Athènes invente la démocratie (508-461 av. J.-C.), Périclès et la démocratie athénienne à son apogée, Une démocratie de citoyens : exclusions, empire et critiques. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en histoire-géographie.
2 sujets traités : l’analyse des termes, la problématique, le plan en trois parties avec ses appuis précis, et surtout l’introduction et la conclusion entièrement rédigées — les deux moments que les copies ratent le plus.
Sujet 1 — La démocratie athénienne au temps de Périclès (461-429 av. J.-C.)
Analyse des termes — La « démocratie » est le régime où le pouvoir appartient au dèmos, c'est-à-dire aux citoyens ; il faut en décrire le fonctionnement, mais aussi dire qui en fait partie. Les bornes vont de 461 av. J.-C., quand les réformes d'Éphialte, dont Périclès est l'allié, retirent l'essentiel de ses pouvoirs à l'Aréopage, à 429 av. J.-C., mort de Périclès.
Problématique — Comment la démocratie athénienne atteint-elle son apogée sous l'influence de Périclès, tout en restant le pouvoir d'une minorité d'hommes, appuyé sur la domination d'autres cités ?
Introduction rédigéeSur l'Acropole d'Athènes, le Parthénon, achevé en 432 av. J.-C., reste le symbole d'une cité qui se disait « l'école de la Grèce ». Il est aussi le monument d'un régime inédit : la démocratie, c'est-à-dire le pouvoir exercé par le dèmos, l'ensemble des citoyens, instaurée par Clisthène en 508-507 av. J.-C. Au temps de Périclès, de la réforme d'Éphialte en 461 à sa mort en 429, ce régime atteint son plein développement, au moment où Athènes domine le monde égéen. Mais ce « plus grand nombre » dont parle Périclès ne rassemble qu'une partie des habitants de l'Attique. Comment la démocratie athénienne atteint-elle alors son apogée, sous l'influence d'un homme, tout en restant le pouvoir d'une minorité appuyé sur la domination d'autres cités ? Nous verrons d'abord que les citoyens exercent directement le pouvoir, puis que Périclès oriente et approfondit la démocratie, enfin que ce régime reste restreint, impérial et contesté.
I. Un pouvoir exercé directement par les citoyens
- L'Ecclésia, assemblée de tous les citoyens, est souveraine.Réunie sur la Pnyx, elle vote les lois, la guerre et la paix et élit les dix stratèges ; au IVe siècle av. J.-C., elle siège quarante fois par an.
- Le tirage au sort et la rotation des charges empêchent la confiscation du pouvoir.500 bouleutes tirés au sort chaque année, 50 par tribu, selon la réforme de Clisthène (508-507 av. J.-C.) ; 6 000 jurés de l'Héliée ; archontes tirés au sort depuis 487.
- Les citoyens sont égaux devant la loi et libres de parler.Isonomie et iségorie ; dans l'oraison funèbre (hiver 431-430), Périclès affirme que la pauvreté n'empêche personne de servir la cité.
II. Périclès, un stratège qui oriente la démocratie
- Son pouvoir repose sur l'élection et la persuasion, non sur une fonction exceptionnelle.Élu stratège quinze années de suite, de 443 à 429 ; destitué et condamné à une amende en 430, puis réélu en 429.
- Il ouvre concrètement la participation aux citoyens pauvres.Instauration du misthos pour les jurés de l'Héliée dans les années 450 av. J.-C.
- Il fait d'Athènes « l'école de la Grèce ».Grands travaux de l'Acropole : le Parthénon, bâti et décoré de 447 à 432 sous la direction de Phidias ; les tragédies de Sophocle, comme Antigone, jouée vers 441.
III. Une démocratie restreinte, impériale et contestée
- Le corps civique est fermé et minoritaire.Loi de 451 : père et mère athéniens ; femmes, métèques et esclaves exclus ; quelques dizaines de milliers de citoyens sur plusieurs centaines de milliers d'habitants, selon les estimations.
- La démocratie vit de la domination de ses alliés.Ligue de Délos fondée en 478-477 ; trésor transféré à Athènes en 454 ; tribut ; révolte de Samos réprimée en 440.
- Le régime est critiqué et fragilisé par la guerre.Thucydide : « de nom une démocratie, en fait le gouvernement du premier citoyen » ; guerre du Péloponnèse dès 431, peste en 430-429 ; régimes oligarchiques en 411 et 404.
Conclusion rédigéeAu temps de Périclès, la démocratie athénienne invente des pratiques qui n'ont pas d'équivalent dans le monde antique : une assemblée souveraine, le tirage au sort, l'indemnisation des citoyens pauvres. Un stratège élu, sans pouvoir exceptionnel, parvient à guider la cité par sa seule parole et à faire d'Athènes le premier centre artistique de la Grèce. Mais cette démocratie est celle d'une minorité d'hommes, qui exclut femmes, métèques et esclaves, et qui s'enrichit du tribut de ses alliés ; la guerre du Péloponnèse révèle bientôt sa fragilité. Rome, quelques siècles plus tard, fera un choix inverse : une citoyenneté ouverte, élargie jusqu'à l'édit de Caracalla en 212, mais dans un empire gouverné par un seul homme.
Le piège — Faire de Périclès le « chef » ou le « dirigeant » officiel d'Athènes : il n'est que l'un des dix stratèges, élu chaque année et soumis au contrôle du peuple, et son pouvoir tient à son prestige, pas à sa fonction.
Sujet 2 — L'Empire romain, d'Auguste à Constantin (27 av. J.-C. – 337 ap. J.-C.)
Analyse des termes — « Empire » désigne à la fois un territoire, l'ensemble des peuples dominés par Rome autour de la Méditerranée, et un régime, le pouvoir d'un empereur fondé par Auguste. Les bornes vont de 27 av. J.-C., quand Octave reçoit le titre d'Auguste, à 337, mort de Constantin : plus de trois siècles pendant lesquels l'Empire s'unifie puis se transforme.
Problématique — Comment l'Empire romain parvient-il à unifier durablement la Méditerranée, et comment se transforme-t-il sous Constantin en un empire chrétien réorganisé ?
Introduction rédigéeEn 212, un soldat né en Syrie, un paysan d'Égypte et un notable de Lyon deviennent, par une seule décision de l'empereur Caracalla, citoyens romains au même titre qu'un habitant de Rome. Cette mesure résume l'œuvre d'un empire qui a fait de la Méditerranée « notre mer ». Le mot « empire » a ici deux sens : un territoire, l'ensemble des peuples soumis à Rome, et un régime, celui d'un empereur, né quand Octave reçoit du Sénat le titre d'Auguste en 27 av. J.-C. De cette date à la mort de Constantin, en 337, l'Empire romain connaît plus de trois siècles d'unité, puis de profondes transformations. Comment parvient-il à unifier durablement la Méditerranée, et comment se transforme-t-il sous Constantin en un empire chrétien réorganisé ? Nous verrons d'abord qu'Auguste fonde un régime nouveau, le principat ; puis que l'Empire intègre ses peuples par la ville et la citoyenneté ; enfin que Constantin engage sa christianisation et sa réorganisation.
I. Auguste fonde un nouveau régime : le principat
- Auguste met fin à un siècle de guerres civiles.Victoire d'Actium sur Marc Antoine et Cléopâtre (31 av. J.-C.) ; annexion de l'Égypte (30 av. J.-C.).
- Il concentre les pouvoirs sous des formes républicaines.Titre d'Augustus (16 janvier 27 av. J.-C.) ; puissance tribunicienne (23 av. J.-C.) ; grand pontife (12 av. J.-C.) ; dans les Res Gestae, il se dit supérieur « en autorité », non en pouvoir.
- Il sacralise la figure du prince.Culte de Rome et d'Auguste dans les provinces, comme à l'autel du Confluent à Lyon ; divinisation par le Sénat après sa mort en 14 ap. J.-C.
II. Un empire méditerranéen qui intègre ses peuples (Ier-IIIe siècles)
- L'Empire atteint son extension maximale et protège ses frontières.Extension maximale sous Trajan, mort en 117 ; mur d'Hadrien commencé en 122 ; paix romaine aux Ier et IIe siècles.
- Rome romanise les provinces par la ville.Lugdunum fondée en 43 av. J.-C. ; forum, amphithéâtres, aqueducs comme le Pont du Gard (milieu du Ier siècle ap. J.-C.).
- La citoyenneté s'étend jusqu'à englober presque tous les hommes libres.Discours de Claude pour les notables gaulois (48) ; Trajan, né en Hispanie, empereur en 98 ; édit de Caracalla (212).
III. Constantin : un empire qui se christianise et se réorganise
- Le pouvoir passe de la persécution à la faveur envers les chrétiens.Grande Persécution de Dioclétien (303) ; victoire du pont Milvius (312) ; accord de Milan (313) garantissant la liberté de culte.
- L'empereur intervient dans la vie de l'Église.Basiliques du Latran et de Saint-Pierre ; dimanche chômé (321) ; concile de Nicée (325) qui condamne l'arianisme.
- Il réorganise l'Empire autour d'une seconde capitale.Inauguration de Constantinople le 11 mai 330, près des frontières du Danube et de la Perse ; création du solidus d'or.
Conclusion rédigéeD'Auguste à Constantin, l'Empire romain a unifié la Méditerranée sous un pouvoir personnel qui s'est d'abord présenté comme une République restaurée. Il a intégré les peuples conquis en diffusant ses villes, sa langue en Occident et sa citoyenneté, jusqu'à l'offrir à presque tous les hommes libres en 212. Sous Constantin, il change profondément : l'empereur favorise le christianisme, intervient dans l'Église et dote l'Empire d'une nouvelle capitale tournée vers l'Orient. Ces transformations annoncent la suite : en 380, le christianisme devient religion officielle, et en 476 l'Empire d'Occident disparaît, tandis que Constantinople reste pour mille ans le centre d'un empire romain d'Orient.
Le piège — Réciter trois portraits successifs (Auguste, Caracalla, Constantin) sans fil conducteur, ou affirmer que Constantin a fait du christianisme la religion officielle, ce qui revient à confondre 313 et 380.