Argumenter, convaincre, persuader : stratégies et registres argumentatifs
Objet d'étude : La littérature d'idées — maîtriser les outils de l'argumentation du XVIe au XVIIIe siècle
À propos de cette page
Ce lexique sur « Argumenter, convaincre, persuader : stratégies et registres argumentatifs » en seconde donne les définitions précises dont on a besoin au bac : chaque terme avec ses synonymes, ses antonymes et les distinctions à ne pas manquer. Au programme : Convaincre, persuader, délibérer : trois visées, trois moyens, L'architecture d'un texte argumentatif, Les types d'arguments, la réfutation et la concession, Argumentation directe et indirecte : les genres. Le sens de chaque mot est repris selon l'époque et selon le point de vue, parce qu'une définition bien posée ouvre une partie de devoir. Les repères d'analyse sont expliqués avec l'usage qu'on en fait dans une copie. Lexique gratuit rédigé par un professeur particulier à Marseille pour les élèves de seconde.
Thèse
Opinion défendue par l'auteur dans un texte argumentatif. Elle peut être explicite (formulée) ou implicite (à reconstruire à partir des arguments et des procédés).
Synonymes
Point de vue — plus large : tout texte a un point de vue, seul un texte argumentatif défend une thèse contre une autre
Position — insiste sur le camp choisi dans un débat, moins sur le contenu de l'opinion
Antonymes
Thème — le thème est le sujet abordé (la guerre), la thèse est ce que l'auteur en dit (elle est absurde)
Thèse réfutée — c'est la thèse adverse, présente dans le texte mais combattue : ne jamais l'attribuer à l'auteur
À ne pas confondre
Argument — la thèse est ce qu'il faut prouver, l'argument est ce qui la prouve
Selon l'époque et le point de vue — Le mot vient de la dispute scolastique médiévale, où l'on soutenait publiquement une thèse contre un contradicteur ; l'usage survit dans la thèse universitaire.
Ce que le mot permet d'écrire — Formulez toujours la thèse en une phrase complète avec un verbe : non pas « la thèse est la tolérance », mais « l'auteur soutient que la persécution religieuse ruine l'État autant que la foi ».
Argument
Idée générale avancée pour soutenir la thèse. Il répond à la question : pourquoi faudrait-il y croire ?
Synonymes
Raison — terme courant, sans connotation technique : un argument est une raison organisée dans une démonstration
Preuve — plus fort : une preuve ferme le débat, un argument le fait avancer
Antonymes
Objection — l'objection est l'argument du camp adverse, que le texte devra réfuter ou concéder
À ne pas confondre
Exemple — l'argument est général et abstrait, l'exemple est particulier, daté, concret
Selon l'époque et le point de vue — La rhétorique antique classait les arguments en lieux (topoi) : lieu de la quantité, de la qualité, de l'ordre. Le XVIIIe siècle y ajoute le goût des faits vérifiables et des chiffres.
Ce que le mot permet d'écrire — Dans une copie, numérotez mentalement les arguments : un paragraphe du texte porte souvent un argument et un seul. Écrire « il donne des arguments » ne rapporte aucun point ; nommer le type d'argument en rapporte.
Exemple
Cas particulier, réel ou fictif, qui illustre un argument ou le rend sensible. Il vient normalement après l'idée qu'il sert.
Synonymes
Illustration — insiste sur la fonction de rendre visible, moins sur la fonction de prouver
Cas — vocabulaire juridique : un cas engage un raisonnement, un exemple peut n'être qu'un ornement
Antonymes
Généralisation — mouvement inverse : on part des exemples pour formuler une loi
À ne pas confondre
Anecdote — l'anecdote plaît sans prouver ; elle devient exemple dès qu'elle est rattachée à une idée générale
Selon l'époque et le point de vue — Montaigne fait de l'exemple emprunté aux Anciens la matière même des Essais (1580) ; Voltaire, deux siècles plus tard, lui préfère l'exemple contemporain et judiciaire, comme l'affaire Calas.
Ce que le mot permet d'écrire — Écrivez ce que l'exemple ajoute : rend-il l'argument crédible, émouvant, irréfutable ? Un exemple placé avant l'argument produit un autre effet : il pique la curiosité et retarde la thèse.
Réfutation
Opération par laquelle l'auteur détruit la thèse adverse : en niant les faits, en révélant une contradiction, ou en poussant le raisonnement jusqu'à l'absurde.
Synonymes
Contestation — plus faible : on conteste en signalant un désaccord, on réfute en démontrant l'erreur
Antonymes
Confirmation — la confirmation prouve la thèse de l'auteur, la réfutation démolit celle de l'adversaire ; un discours complet fait les deux
À ne pas confondre
Concession — la concession accorde un point à l'adversaire, la réfutation ne lui en accorde aucun
Selon l'époque et le point de vue — La refutatio est la quatrième partie du discours antique. Le pamphlet du XIXe siècle la déplace parfois au début, pour ouvrir par l'attaque.
Ce que le mot permet d'écrire — Signalez toujours comment la réfutation opère. Montesquieu ne dit pas que l'esclavage est injuste : il expose les raisons de ses partisans jusqu'à ce qu'elles s'effondrent seules (De l'esprit des lois, 1748, XV, 5).
Concession
Mouvement par lequel l'auteur accorde momentanément un point à l'adversaire, avant de le reprendre. Elle se signale souvent par le couple « certes… mais ».
Synonymes
Admission — l'admission peut être définitive, la concession est toujours provisoire et stratégique
Antonymes
Négation frontale — refuser tout à l'adversaire donne un ethos rigide, la concession donne un ethos d'esprit équitable
À ne pas confondre
Opposition — l'opposition met deux idées côte à côte, la concession en sacrifie une pour renforcer l'autre
Selon l'époque et le point de vue — Très employée par les orateurs de la tribune révolutionnaire puis par Hugo à l'Assemblée, la concession permet de parler à un auditoire divisé sans le braquer d'emblée.
Ce que le mot permet d'écrire — Notez l'effet sur l'ethos : concéder, c'est se montrer capable d'entendre l'autre, donc digne d'être écouté à son tour. Une copie qui repère « certes » sans nommer la concession passe à côté du plus visible.
Connecteur logique
Mot ou locution qui explicite la relation entre deux idées : addition, cause, conséquence, opposition, concession, hypothèse.
Synonymes
Articulateur — synonyme scolaire ; le terme connecteur s'emploie aussi pour les liens temporels du récit
Mot de liaison — formulation vague : elle ne dit pas quelle relation est marquée
Antonymes
Juxtaposition — l'absence de connecteur (parataxe) laisse le lien au lecteur et accélère le rythme
Asyndète — suppression volontaire du connecteur attendu, souvent pour un effet de brutalité
À ne pas confondre
Adverbe de modalisation — « peut-être » nuance le degré de certitude, il ne relie pas deux idées
Selon l'époque et le point de vue — L'abondance des connecteurs caractérise la prose démonstrative classique ; le pamphlet moderne les raréfie pour donner l'impression de l'évidence.
Ce que le mot permet d'écrire — Relevez les connecteurs pour reconstituer le plan, mais dites aussi ce qu'ils produisent : une série de « donc » impose l'idée que la conclusion s'impose d'elle-même.
Modalisation
Ensemble des marques par lesquelles le locuteur indique son degré d'adhésion à ce qu'il dit : verbes d'opinion, adverbes, conditionnel, lexique évaluatif.
Synonymes
Subjectivité énonciative — terme plus large : englobe aussi les marques de personne et d'émotion
Antonymes
Énoncé objectif — un énoncé sans modalisateurs paraît neutre, ce qui est souvent une stratégie de plus
À ne pas confondre
Registre — la modalisation mesure la certitude, le registre décrit l'effet produit sur le lecteur
Selon l'époque et le point de vue — Le conditionnel dit « journalistique », qui rapporte une information sans la garantir, s'installe dans la presse au XIXe siècle et reste un marqueur analysable dans tout article.
Ce que le mot permet d'écrire — Notez la valeur : « il est certain que » impose, « il semble que » ménage, « on prétend que » disqualifie. Le passage d'un degré à l'autre dans un même texte dessine souvent la stratégie de l'auteur.
Ironie
Procédé qui consiste à faire entendre le contraire de ce que l'on dit, le lecteur étant censé posséder le savoir qui rend l'énoncé intenable.
Synonymes
Raillerie — la raillerie se moque ouvertement, l'ironie garde le masque du sérieux
Antonymes
Énoncé littéral — l'ironie n'existe que par l'écart entre le dit et le pensé ; sans écart repérable, il n'y a pas d'ironie
À ne pas confondre
Humour — l'humour fait sourire sans viser de cible, l'ironie vise et blesse
Sarcasme — le sarcasme est une ironie mordante, à l'agressivité manifeste
Selon l'époque et le point de vue — Socrate en fait une méthode : feindre l'ignorance pour faire accoucher les idées. Les philosophes des Lumières en font une arme contre la censure, qui ne peut condamner ce qui n'est pas écrit.
Ce que le mot permet d'écrire — Prouvez l'ironie avant de la nommer : citez l'indice (hyperbole, éloge d'une horreur, argument dérisoire) et indiquez le savoir partagé qui la rend lisible. Une ironie affirmée sans preuve est une lecture, pas une analyse.
Antiphrase
Figure qui exprime une idée par son contraire : c'est le mécanisme de base de l'ironie, à l'échelle d'un mot ou d'une phrase.
Synonymes
Contre-vérité plaisante — formulation descriptive, non technique : à éviter dans une copie
Antonymes
Litote — la litote dit moins pour faire entendre plus, l'antiphrase dit le contraire
À ne pas confondre
Euphémisme — l'euphémisme atténue une réalité pénible, l'antiphrase la renverse
Selon l'époque et le point de vue — L'expression de Voltaire, « boucherie héroïque », dans Candide (1759, chapitre 3), en offre le modèle : l'adjectif noble et le nom trivial se contredisent dans le même syntagme.
Ce que le mot permet d'écrire — Nommez le point exact du renversement (un adjectif, un verbe, une comparaison) : l'antiphrase se prouve sur un mot, pas sur une impression générale.
Question rhétorique
Question qui n'attend pas de réponse parce que la réponse est imposée par la formulation ; appelée aussi question oratoire.
Synonymes
Interrogation oratoire — même procédé, terme de la tradition rhétorique, souvent employé pour un discours prononcé
Antonymes
Question réelle — elle ouvre le débat ; la question rhétorique le ferme
À ne pas confondre
Question délibérative — dans un texte délibératif, la question pèse vraiment deux possibilités avant de trancher
Selon l'époque et le point de vue — Arme de tribune par excellence, elle domine les discours révolutionnaires puis les grands plaidoyers du XIXe siècle, où l'orateur fait répondre l'auditoire en silence.
Ce que le mot permet d'écrire — Dites ce qu'elle produit : elle transforme le lecteur en complice, puisqu'il formule lui-même la conclusion que l'auteur n'a pas eu à écrire.
Anaphore
Répétition d'un même mot ou groupe de mots en tête de plusieurs phrases, vers ou propositions successifs.
Synonymes
Répétition initiale — description exacte, mais sans la valeur technique du terme attendu en copie
Antonymes
Épiphore — la reprise se fait en fin de segment et non en tête
Variation — reformuler autrement produit l'effet inverse : nuance au lieu de martèlement
À ne pas confondre
Gradation — la gradation intensifie de terme en terme, l'anaphore répète à l'identique ; les deux se combinent souvent
Selon l'époque et le point de vue — Les onze « J'accuse » qui closent la lettre de Zola dans L'Aurore du 13 janvier 1898 en sont l'exemple le plus connu de la presse française.
Ce que le mot permet d'écrire — L'anaphore ne fait pas qu'« insister » : elle crée un rythme d'incantation, transforme une liste en réquisitoire et rend le texte mémorisable, donc citable.
Apologue
Récit bref à visée argumentative, dont la leçon est soit énoncée (morale), soit laissée à l'interprétation : fable, parabole, conte.
Synonymes
Fable — la fable est un apologue versifié et souvent animalier, l'apologue est le genre englobant
Parabole — récit à portée spirituelle, sans morale explicite le plus souvent
Antonymes
Essai — l'essai argumente en son nom propre, l'apologue délègue la démonstration à une fiction
À ne pas confondre
Conte merveilleux — le merveilleux vise l'enchantement, l'apologue vise une leçon transposable
Selon l'époque et le point de vue — Ésope puis Phèdre fondent le genre ; La Fontaine le porte à son sommet dans les Fables (1668-1694), où il revendique de « se servir d'animaux pour instruire les hommes ».
Ce que le mot permet d'écrire — Montrez le trajet : du particulier (l'histoire) au général (la leçon). Signalez aussi la place de la morale, en tête ou en fin, car elle change tout : annoncée, elle oriente la lecture ; différée, elle la surprend.
Essai
Genre de l'argumentation directe : réflexion personnelle, libre dans son plan, qui explore une question sans prétendre l'épuiser.
Synonymes
Méditation — plus intime et moins démonstratif ; l'essai garde un destinataire et une visée persuasive
Antonymes
Traité — le traité vise l'exhaustivité et l'ordre systématique, l'essai assume le fragment et le détour
À ne pas confondre
Pamphlet — le pamphlet est bref, violent et daté d'une circonstance ; l'essai prend son temps
Selon l'époque et le point de vue — Montaigne invente le mot et le genre avec les Essais (1580-1595) : essayer y signifie éprouver son jugement, non conclure.
Ce que le mot permet d'écrire — Dans un essai, analysez le je : il n'est pas une confidence mais un argument, celui d'un homme qui se donne pour faillible et vous invite donc à juger vous-même.
Pamphlet
Texte court, violent et polémique, écrit contre une personne, une institution ou une doctrine, dans le feu d'une actualité.
Synonymes
Libelle — terme ancien et péjoratif, qui suppose souvent la diffamation
Réquisitoire — vocabulaire judiciaire : le réquisitoire accuse méthodiquement, le pamphlet frappe
Traité didactique — il explique froidement là où le pamphlet indigne
À ne pas confondre
Satire — la satire fait rire pour corriger, le pamphlet veut détruire
Selon l'époque et le point de vue — Les guerres de Religion en France (1562-1598) et la Révolution en sont les grandes époques ; la presse du XIXe siècle lui donne une diffusion de masse.
Ce que le mot permet d'écrire — Relevez la construction du destinataire : un pamphlet désigne un ennemi et un allié. Nommer qui est attaqué et qui est pris à témoin vaut mieux que de répéter que le ton est violent.
Registre polémique
Registre de l'attaque : le texte prend à partie un adversaire, dénonce et cherche à provoquer l'indignation du lecteur.
Synonymes
Registre pamphlétaire — renvoie au genre plutôt qu'à l'effet ; à réserver quand le texte est bien un pamphlet
Antonymes
Registre didactique — le didactique explique sans agresser et vise l'accord calme du lecteur
À ne pas confondre
Registre satirique — la satire passe par le rire, le polémique par la colère
Selon l'époque et le point de vue — Le mot vient du grec polemos, la guerre. Zola l'illustre dans « J'accuse... ! » (L'Aurore, 13 janvier 1898), où il nomme ses adversaires et accepte le procès qu'il provoque.
Ce que le mot permet d'écrire — Trois relevés suffisent à prouver le polémique : lexique du combat ou de la faute, marques d'adresse (apostrophes, deuxième personne), et rythme (anaphores, phrases courtes, exclamations).
Registre pathétique
Registre de l'émotion douloureuse : il suscite la pitié, la compassion ou l'indignation devant une souffrance.
Synonymes
Registre émouvant — formulation vague ; le pathétique suppose précisément la souffrance, non toute émotion
Antonymes
Registre comique — il met à distance ce que le pathétique fait éprouver de près
Registre tragique — le tragique ajoute la fatalité : la victime pathétique pourrait être sauvée
À ne pas confondre
Sentimentalisme — jugement de valeur, non procédé : à ne pas employer comme terme d'analyse
Selon l'époque et le point de vue — Hugo l'emploie à la tribune, dans son discours « Détruire la misère » du 9 juillet 1849, en donnant à voir des situations concrètes de dénuement devant une assemblée de législateurs.
Ce que le mot permet d'écrire — Le pathétique est un argument, pas un décor : montrez qu'il sert la thèse, en rendant insupportable ce que le raisonnement s'était contenté de déclarer injuste.
Les repères du programme
Ces couples de mots sont les outils qui font les plans : savoir les employer vaut mieux que connaître un auteur de plus.
Convaincre / Persuader
Convaincre passe par la raison et vise l'assentiment intellectuel ; persuader passe par la sensibilité et vise l'adhésion du cœur.
Ce qu'il débloque — La distinction permet de découper un texte en mouvements : un passage démonstratif, un passage émouvant, et la charnière qui fait passer de l'un à l'autre.
Exemple — Dans le Traité sur la tolérance (1763), Voltaire convainc par l'examen juridique de l'affaire Calas, puis persuade dans la « Prière à Dieu » finale.
Argumentation directe / indirecte
Directe, la thèse est énoncée par l'auteur ; indirecte, elle est déléguée à une fiction que le lecteur doit interpréter.
Ce qu'il débloque — Elle commande l'ensemble de l'analyse : dans l'indirecte, on n'analyse pas des arguments mais des personnages, des situations et une morale implicite.
Exemple — Le discours de Hugo « Détruire la misère » (9 juillet 1849) est direct ; « Le Loup et l'Agneau » de La Fontaine (Fables, I, 1668) est indirect.
Thèse défendue / thèse réfutée
Tout texte argumentatif fait entendre deux voix : celle que l'auteur soutient et celle qu'il combat, parfois citée ou imitée.
Ce qu'il débloque — Séparer les deux évite le contresens majeur : attribuer à l'auteur une phrase qu'il prête à l'adversaire pour la ruiner.
Exemple — Montesquieu, De l'esprit des lois (1748, XV, 5), parle tout entier dans la voix adverse : la thèse défendue n'apparaît jamais en propre.
Argument / Exemple
L'argument est une idée générale qui soutient la thèse ; l'exemple est un cas particulier qui l'illustre ou la rend crédible.
Ce qu'il débloque — Le couple sert à évaluer la solidité d'un passage : une accumulation d'exemples sans argument ne prouve rien, un argument sans exemple reste abstrait.
Exemple — Chez Montaigne (« Des cannibales », Essais, I, 31, 1580), l'argument est relativiste ; les exemples viennent des récits de voyage au Brésil.
Réfutation / Concession
Réfuter, c'est détruire l'objection ; concéder, c'est l'accepter partiellement pour mieux la retourner.
Ce qu'il débloque — Le couple révèle la stratégie et l'ethos : le réfutateur veut vaincre, le concédant veut paraître juste et rallier les hésitants.
Exemple — Le couple « certes… mais » dans un discours de tribune signale une concession ; l'absurde poussé jusqu'au bout signale une réfutation.
Genre / Registre
Le genre est une forme codée (essai, fable, pamphlet, discours, article) ; le registre est l'effet produit sur le lecteur (polémique, satirique, ironique, didactique, pathétique).
Ce qu'il débloque — La distinction évite la confusion la plus fréquente en copie et permet des analyses fines : un même genre peut changer de registre d'un paragraphe à l'autre.
Exemple — Un conte philosophique comme Candide (1759) est un genre ; l'ironie qui parcourt le chapitre 3 est un registre.
Bloqué sur ce chapitre ?
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.