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Laïcité, sécularisation et pluralisme démocratique

Sécularisation, laïcité (1905, neutralité de l'État, liberté de conscience), pluralisme des opinions et des croyances (EMC de 2nde)

À propos de cette page
Ce cours d'EMC en seconde sur « Laïcité, sécularisation et pluralisme démocratique » suit le programme officiel d'EMC de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Sécularisation et laïcité : deux mots à ne pas confondre, De la tolérance à la liberté de conscience (1598-1802), La IIIe République et la loi de 1905, Les principes de la laïcité : liberté, neutralité, égalité. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en EMC.

4 analyses de document, de nature différente, avec la réponse entièrement rédigée. C’est l’exercice le plus fréquent de l’épreuve : le document est donné en entier, tu travailles dessus sans rien ouvrir d’autre.

Document 1 — La loi de séparation des Églises et de l'État

Facile

Texte de loi (extraits) · Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État, articles 1er, 2 et 28 (rédaction d'origine), Journal officiel du 11 décembre 1905.

La loi est votée sous la IIIe République, après vingt-cinq ans de conflit entre républicains et Église catholique, sur le rapport d'Aristide Briand. Elle met fin au régime concordataire établi en 1801 et s'adresse à tous les citoyens comme aux Églises.

Article 1er. La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

Article 2. La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons. […]

Article 28. Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.

En analysant le document, montrez que la loi de 1905 organise à la fois la séparation des Églises et de l'État et la liberté religieuse.

  1. Présentez le document : nature, date, contexte.
  2. Quelles libertés l'article 1er garantit-il, et à quelle condition ?
  3. Expliquez ce que l'article 2 change par rapport au régime du Concordat.
  4. Pourquoi l'article 2 autorise-t-il le financement des aumôneries, et que montre l'article 28 ?
Voir la réponse rédigée

1. Il s'agit d'extraits d'une loi, texte voté par le Parlement : la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État, publiée au Journal officiel le 11 décembre 1905. Elle est adoptée sous la IIIe République, dans un climat de fort conflit entre républicains anticléricaux et Église catholique (lois scolaires de 1882-1886, rupture avec le Saint-Siège en 1904). Son rapporteur est Aristide Briand. C'est le texte fondateur de la laïcité française.

2. L'article 1er garantit deux libertés. La liberté de conscience : « La République assure la liberté de conscience », c'est-à-dire le droit de croire ou de ne pas croire. Le libre exercice des cultes : la pratique publique d'une religion est « garanti[e] ». La seule condition est le respect de « l'ordre public » : les restrictions sont les « seules » prévues par la loi, ce qui fait de la liberté la règle et de la limite l'exception.

3. Sous le Concordat (1801), l'État reconnaissait quatre cultes (catholique, luthérien, réformé, israélite) et payait leurs ministres. L'article 2 rompt ce lien : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. » Les dépenses de culte disparaissent des budgets « de l'État, des départements et des communes ». Les Églises deviennent des organisations privées, financées par leurs fidèles, et tous les cultes sont placés à égalité, puisqu'aucun n'est plus reconnu.

4. L'exception des aumôneries montre que la séparation sert la liberté : dans les « lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons », des personnes ne peuvent pas sortir librement pour pratiquer leur culte ; l'État finance donc un service pour « assurer le libre exercice des cultes ». L'article 28 traduit la neutralité de l'espace public institutionnel : aucun nouveau signe religieux sur les monuments publics, mais la loi respecte l'existant et prévoit des exceptions (églises, cimetières, musées). La loi de 1905 n'est donc pas une loi contre les religions : elle retire à l'État toute préférence religieuse pour mieux garantir la liberté de tous.

Ce que cette analyse apprend — Analyser un texte juridique, c'est citer précisément chaque article et expliquer ce qu'il change par rapport à la situation antérieure.

Document 2 — Les appartenances religieuses déclarées en France

Moyen

Tableau statistique · D'après INED-INSEE, enquêtes Trajectoires et Origines (TeO 1, 2008-2009 ; TeO 2, 2019-2020), publiées notamment dans Insee Références, « Immigrés et descendants d'immigrés en France », édition 2023.

L'enquête Trajectoires et Origines est conduite par l'INED et l'INSEE auprès de plusieurs dizaines de milliers de personnes pour étudier la diversité de la population. Elle s'adresse aux chercheurs et aux pouvoirs publics.

Religion déclarée (en % des personnes interrogées)2008-2009 (TeO 1, ordres de grandeur)2019-2020 (TeO 2, 18-59 ans, France métropolitaine)
Sans religion4551
Catholiques4329
Musulmans810
Autres religions (protestants, orthodoxes, juifs, bouddhistes, autres), calculées par différenceenviron 4environ 10

Note : les deux enquêtes n'interrogent pas exactement les mêmes tranches d'âge ; la comparaison indique une tendance, non une mesure exacte. Le recensement français ne pose plus de question sur la religion depuis 1872 : ces chiffres proviennent d'enquêtes par sondage, où la réponse est facultative.

À partir du tableau, montrez que la société française est à la fois sécularisée et plurielle, et expliquez ce que ce constat implique pour la laïcité.

  1. Présentez le document et précisez les précautions de lecture.
  2. Quelle est la réponse la plus fréquente en 2019-2020 ? Décrivez l'évolution depuis 2008-2009.
  3. En quoi ce tableau illustre-t-il à la fois la sécularisation et le pluralisme ?
  4. Pourquoi ces chiffres viennent-ils d'une enquête et non du recensement ? Quel lien avec la laïcité ?
Voir la réponse rédigée

1. Ce tableau statistique présente la religion déclarée par les personnes interrogées lors de deux enquêtes de l'INED et de l'INSEE, Trajectoires et Origines, menées en 2008-2009 et en 2019-2020. Deux précautions s'imposent : les tranches d'âge ne sont pas identiques (la seconde enquête porte sur les 18-59 ans), donc la comparaison indique une tendance ; et il s'agit d'une déclaration d'appartenance, qui ne dit rien de la pratique (un catholique déclaré peut ne jamais aller à la messe).

2. En 2019-2020, la réponse la plus fréquente est « sans religion » : 51 %, soit plus d'une personne sur deux. Les catholiques, majoritaires dans l'histoire du pays, ne représentent plus que 29 %. Depuis 2008-2009, la part des « sans religion » progresse (de 45 à 51 %), celle des catholiques recule nettement (de 43 à 29 %), tandis que les musulmans (de 8 à 10 %) et les autres religions (d'environ 4 à environ 10 %) progressent.

3. Le tableau illustre la sécularisation : la majorité des adultes ne se rattache plus à aucune religion, et la confession longtemps dominante recule fortement. Il illustre aussi le pluralisme : parmi les croyants, aucune religion n'est plus hégémonique ; catholiques, musulmans, protestants, orthodoxes, juifs et bouddhistes coexistent, et les non-croyants forment le premier groupe. La société française est donc à la fois moins religieuse et plus diverse dans ses croyances.

4. Le recensement, opération obligatoire conduite par l'État, ne demande plus la religion depuis 1872 ; la loi Informatique et libertés de 1978 encadre strictement la collecte des données sur les convictions. Ces chiffres viennent donc d'enquêtes scientifiques où la réponse est facultative. C'est cohérent avec la neutralité : l'État ne classe pas officiellement les citoyens selon leurs croyances et n'en tire aucun droit particulier. Ce constat conforte la laïcité : dans une société où aucune conviction n'est majoritaire parmi les croyants, un État neutre est la condition pour que chacun, croyant ou non, soit traité également.

Ce que cette analyse apprend — Lire un tableau, c'est citer les chiffres exacts, décrire une évolution, puis signaler ce que les données ne mesurent pas avant d'interpréter.

Document 3 — Les régimes des cultes sur le territoire français

Moyen

Carte schématique (décrite) · Carte construite pour l'exercice d'après la loi du 9 décembre 1905, le décret du 6 février 1911, la loi du 1er juin 1924 et la décision n° 2012-297 QPC du Conseil constitutionnel du 21 février 2013.

En 1905, l'Alsace et la Moselle sont allemandes depuis 1871 ; à leur retour à la France en 1918, la République y maintient le droit local. Plusieurs territoires coloniaux, puis ultramarins, n'ont jamais reçu la loi de 1905.

La carte représente la France métropolitaine et, en médaillons, les territoires d'outre-mer. Quatre couleurs distinguent quatre régimes juridiques des cultes.

Couleur de la légendeTerritoiresRégime
Bleu clair (presque tout le territoire)France métropolitaine hors Alsace-Moselle ; Guadeloupe, Martinique, La Réunion (loi étendue par le décret du 6 février 1911)Loi de 1905 : aucun culte reconnu ni salarié
Orange (trois départements de l'Est)Bas-Rhin, Haut-Rhin, MoselleRégime concordataire maintenu (loi du 1er juin 1924) : quatre cultes reconnus (catholique, luthérien, réformé, israélite), ministres rémunérés par l'État, enseignement religieux dans les écoles publiques avec possibilité de dispense
Vert (médaillon)GuyaneOrdonnance royale du 27 août 1828 : seul le culte catholique est pris en charge par la collectivité
Violet (médaillons)Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-MiquelonDécrets Mandel de 1939 : les missions religieuses peuvent recevoir une aide publique

Titre de la carte : « Une République laïque, des régimes des cultes différents ». Mention en bas : « Le Conseil constitutionnel a jugé le 21 février 2013 que la Constitution n'a pas entendu remettre en cause le régime local d'Alsace-Moselle. »

À l'aide de la carte, montrez que la laïcité française connaît des exceptions territoriales et discutez leur compatibilité avec le principe d'égalité.

  1. Quel régime s'applique sur la plus grande partie du territoire ? Que dit-il ?
  2. Pourquoi le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle ont-ils un régime différent ?
  3. Qu'a décidé le Conseil constitutionnel en 2013, et pourquoi est-ce important ?
  4. Ces exceptions contredisent-elles l'idée d'une République « indivisible » et laïque ? Exposez les arguments en présence.
Voir la réponse rédigée

1. Sur la plus grande partie du territoire (bleu clair), en métropole comme en Guadeloupe, Martinique et à La Réunion depuis le décret de 1911, s'applique la loi du 9 décembre 1905 : la République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et « ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». C'est le régime de droit commun de la séparation.

2. En 1905, ces trois départements (orange) étaient allemands, annexés en 1871 après la défaite française : la loi de séparation ne s'y est donc pas appliquée et le régime concordataire de 1801 y est resté en vigueur. Lorsqu'ils redeviennent français en 1918, la République choisit de ménager une population attachée à ce régime : la loi du 1er juin 1924 maintient le droit local. Aujourd'hui encore, quatre cultes y sont reconnus, leurs ministres sont payés par l'État et un enseignement religieux est proposé à l'école publique, avec possibilité de dispense.

3. Saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité par une association qui contestait la rémunération des pasteurs, le Conseil constitutionnel juge le 21 février 2013 que ce régime est conforme à la Constitution : en proclamant la République laïque en 1946 et en 1958, le constituant n'a pas voulu remettre en cause les règles existantes en Alsace-Moselle. C'est important parce que la plus haute juridiction constitutionnelle reconnaît qu'une exception durable au principe de séparation est compatible avec la laïcité, ce qui ferme, en droit, le débat pour l'avenir immédiat.

4. Les critiques soulignent une atteinte à l'égalité : tous les contribuables financent les ministres de quatre cultes seulement, et l'islam ou le bouddhisme, absents en 1801, n'en bénéficient pas ; l'unité de la République supposerait une loi identique partout. Les défenseurs répondent que la laïcité est avant tout la liberté de conscience, qui est garantie partout, que ce régime est attaché à l'histoire de ces départements et qu'il est accepté localement ; l'indivisibilité n'interdit pas certaines adaptations territoriales. La carte montre ainsi que la laïcité française est un principe commun appliqué selon des régimes juridiques différents, ce qui nuance l'image d'un modèle uniforme.

Ce que cette analyse apprend — Analyser une carte, c'est partir de la légende, expliquer chaque différence par une date, puis mesurer l'écart entre le principe affiché et la réalité juridique.

Document 4 — Jules Ferry définit la neutralité de l'école publique

Difficile

Lettre officielle (document d'époque) · Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique, Lettre aux instituteurs, 17 novembre 1883 (extraits).

Jules Ferry écrit aux instituteurs publics un an et demi après la loi du 28 mars 1882 qui a rendu l'école primaire obligatoire et laïque. Il veut rassurer les familles catholiques et guider des maîtres chargés d'un enseignement moral sans religion.

« La loi du 28 mars se caractérise par deux dispositions qui se complètent sans se contredire : d'une part, elle met en dehors du programme obligatoire l'enseignement de tout dogme particulier ; d'autre part, elle y place au premier rang l'enseignement moral et civique. L'instruction religieuse appartient aux familles et à l'Église, l'instruction morale à l'école. […]

Au moment de proposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s'il se trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu'il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, parlez hardiment : car ce que vous allez communiquer à l'enfant, ce n'est pas votre propre sagesse ; c'est la sagesse du genre humain, c'est une de ces idées d'ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l'humanité. »

Montrez comment Jules Ferry définit la neutralité de l'école publique et quelles en sont la portée et les limites.

  1. Présentez l'auteur, le destinataire et le contexte du document.
  2. Expliquez les « deux dispositions » de la loi du 28 mars 1882. Quel partage Ferry établit-il ?
  3. Quelle règle de conduite Ferry donne-t-il à l'instituteur ? Que signifie le critère du « père de famille, je dis un seul » ?
  4. Cette école est-elle neutre au sens où elle n'enseignerait aucune valeur ? Discutez en situant le texte par rapport à la loi de 1905.
Voir la réponse rédigée

1. Jules Ferry, républicain modéré, est ministre de l'Instruction publique et président du Conseil au moment où il signe cette lettre, le 17 novembre 1883. Il l'adresse aux instituteurs de l'école primaire publique, fonctionnaires chargés d'appliquer la loi du 28 mars 1882, qui a rendu l'instruction obligatoire de 6 à 13 ans et a retiré l'enseignement religieux des programmes. Le contexte est celui d'un vif conflit entre républicains et Église catholique, qui dénonce une « école sans Dieu ».

2. La loi « met en dehors du programme obligatoire l'enseignement de tout dogme particulier » : l'école n'enseigne plus le catéchisme ni aucune croyance religieuse. Elle place « au premier rang l'enseignement moral et civique » : l'école forme des citoyens. Ferry établit un partage clair : « L'instruction religieuse appartient aux familles et à l'Église, l'instruction morale à l'école. » La religion devient une affaire privée, confiée aux familles (un jour par semaine est laissé libre pour le catéchisme), et l'école publique prend en charge une morale commune.

3. Ferry demande à l'instituteur de s'interroger avant chaque maxime : « un père de famille, je dis un seul », présent en classe, pourrait-il « de bonne foi » la refuser ? Si oui, il doit s'abstenir. Le critère est volontairement exigeant : il ne suffit pas qu'une majorité approuve, il faut que la leçon puisse être acceptée par tous, quelles que soient leurs convictions. C'est une définition pratique de la neutralité : respecter la liberté de conscience de chaque famille, en particulier des familles catholiques, qui confient leurs enfants à une école désormais obligatoire.

4. L'école de Ferry n'est pas neutre au sens d'une absence de valeurs : l'instituteur doit « parler hardiment » de ce qui relève de « la sagesse du genre humain », c'est-à-dire d'une morale universelle (honnêteté, devoir, respect d'autrui, amour de la patrie). La neutralité porte sur les dogmes, pas sur les valeurs républicaines. On peut en discuter la portée : ce qui semblait « universel » en 1883 reflétait aussi les idées d'une époque, et les catholiques de l'époque contestaient qu'une morale puisse se passer de fondement religieux. Par rapport à 1905, le texte montre que la laïcisation est passée par l'école avant l'État : la neutralité scolaire précède de vingt-deux ans la séparation des Églises et de l'État. Aujourd'hui encore, la Charte de la laïcité à l'École (2013) reprend cette idée d'un enseignement laïque qui transmet les valeurs de la République.

Ce que cette analyse apprend — Face à un document d'époque, on distingue ce que l'auteur affirme, ce qu'il cherche à obtenir de ses destinataires, et ce que le texte révèle de son temps.

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Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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