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Spécialité SES 1ʳᵉ

Ressources · 1ʳᵉ · Spécialité SES

Qu'est-ce que la monnaie et comment est-elle créée ?

Fonctions et formes de la monnaie, création monétaire par le crédit, marché monétaire et rôle de la banque centrale (spécialité SES de 1re)

À propos de cette page
Ce cours de spécialité SES en première sur « Qu'est-ce que la monnaie et comment est-elle créée ? » suit le programme officiel de spécialité SES de première. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Qu'est-ce que la monnaie ? Ses trois fonctions, Les formes de la monnaie et la masse monétaire, Une institution fondée sur la confiance, Comment la monnaie est-elle créée ? « Les crédits font les dépôts ». Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de première à réussir en spécialité SES.

4 analyses de document, de nature différente, avec la réponse entièrement rédigée. C’est l’exercice le plus fréquent de l’épreuve : le document est donné en entier, tu travailles dessus sans rien ouvrir d’autre.

Document 1 — De la monnaie-marchandise à la monnaie de cours légal

Facile

Extraits de textes juridiques (loi de 1803 et codes en vigueur) · Loi du 7 germinal an XI (28 mars 1803) relative à la fabrication et à la vérification des monnaies, article 1er ; Code monétaire et financier (2000), article L111-1 ; Code pénal (1994), article R642-3.

Le texte 1 est adopté sous le Consulat de Bonaparte, qui vient de créer la Banque de France (1800) et veut stabiliser la monnaie après la Révolution. Les textes 2 et 3 sont les règles en vigueur aujourd'hui, depuis le passage à l'euro.

Texte 1 — Loi du 7 germinal an XI (28 mars 1803), article 1er.

« Cinq grammes d'argent, au titre de neuf dixièmes de fin, constituent l'unité monétaire, qui conserve le nom de franc. »

Texte 2 — Code monétaire et financier, article L111-1.

« La monnaie de la France est l'euro. Un euro est divisé en cent centimes. »

Texte 3 — Code pénal, article R642-3.

« Le fait de refuser de recevoir des pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal en France selon la valeur pour laquelle ils ont cours est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 2e classe. »

Note : « au titre de neuf dixièmes de fin » signifie que la pièce contient 90 % d'argent pur, le reste étant un alliage.

À l'aide des documents, vous montrerez que le fondement de la valeur de la monnaie a changé entre 1803 et aujourd'hui.

  1. Présentez les trois documents (nature, date).
  2. Montrez que le texte 1 définit une monnaie-marchandise : qu'est-ce qui garantit la valeur du franc de 1803 ?
  3. Quelle fonction de la monnaie le texte 2 illustre-t-il particulièrement ?
  4. Pourquoi le texte 3 est-il utile pour une monnaie comme l'euro ? Suffit-il à garantir son acceptation ?
Voir la réponse rédigée

1. Il s'agit de trois textes juridiques. Le texte 1 est l'article premier de la loi du 7 germinal an XI (28 mars 1803), qui crée le « franc germinal ». Le texte 2 est l'article L111-1 du Code monétaire et financier, qui fixe aujourd'hui la monnaie de la France. Le texte 3 est l'article R642-3 du Code pénal, qui sanctionne le refus d'une monnaie ayant cours légal. Leur rapprochement couvre deux siècles d'histoire monétaire française.

2. Le texte 1 définit le franc par un poids de métal : « cinq grammes d'argent, au titre de neuf dixièmes de fin ». La monnaie est donc une marchandise : la pièce vaut à peu près ce que vaut le métal qu'elle contient, soit 4,5 grammes d'argent pur. Sa valeur est garantie par la matière elle-même, et la loi se contente de la certifier. C'est une monnaie-marchandise, qui restera stable jusqu'à la Première Guerre mondiale.

3. Le texte 2 ne rattache l'euro à aucun métal : il pose que « la monnaie de la France est l'euro » et le divise en « cent centimes ». Il illustre surtout la fonction d'unité de compte : la loi fixe l'étalon dans lequel s'expriment tous les prix, les salaires et les dettes, avec une subdivision décimale commode pour compter.

4. L'euro n'a presque pas de valeur intrinsèque : un billet est un papier, un dépôt une écriture. Rien ne force donc à l'accepter, sinon la confiance. Le texte 3 ajoute une contrainte légale : refuser des billets ou des pièces « ayant cours légal » est puni d'une amende. Cette règle renforce la confiance hiérarchique, celle qu'apporte une autorité. Mais elle ne suffit pas : en Allemagne en 1923, le mark avait cours légal et chacun cherchait à s'en débarrasser. La valeur de la monnaie repose donc aujourd'hui sur la confiance collective, garantie par la stabilité des prix, alors qu'en 1803 elle reposait sur le métal.

Conclusion. Entre 1803 et aujourd'hui, on passe d'une monnaie dont la valeur tient à sa matière à une monnaie fiduciaire et scripturale dont la valeur tient à la confiance, que la loi soutient sans pouvoir la créer seule.

Ce que cette analyse apprend — Lire un texte juridique comme un document économique : repérer ce qu'il définit, ce qu'il impose, et ce qu'il révèle du fondement de la monnaie.

Document 2 — La Banque d'Angleterre explique la création monétaire

Moyen

Texte : article d'une banque centrale (synthèse traduite) · Michael McLeay, Amar Radia et Ryland Thomas, « Money creation in the modern economy », Bank of England Quarterly Bulletin, premier trimestre 2014 (synthèse en français des thèses principales).

L'article paraît en 2014 dans le bulletin trimestriel de la Banque d'Angleterre, banque centrale du Royaume-Uni. Il s'adresse à un large public et veut corriger des idées reçues sur la monnaie, après la crise de 2008.

Synthèse fidèle des principales thèses de l'article, présentée en français pour l'exercice.

1. Dans l'économie moderne, la plus grande partie de la monnaie prend la forme de dépôts bancaires ; les billets n'en représentent qu'une faible part.

2. Ces dépôts sont principalement créés par les banques commerciales elles-mêmes : chaque fois qu'une banque accorde un prêt, elle crédite en même temps le compte de l'emprunteur d'un dépôt du même montant, et crée ainsi de la monnaie nouvelle.

3. Cette présentation contredit une idée répandue dans les manuels : les banques ne se contentent pas de prêter à des emprunteurs l'épargne que d'autres leur ont confiée. Le prêt vient d'abord ; le dépôt en résulte.

4. L'article critique aussi la présentation du « multiplicateur monétaire », selon laquelle la banque centrale fixerait la quantité de monnaie centrale et les banques la multiplieraient mécaniquement : dans les faits, la banque centrale fixe le prix de sa monnaie, c'est-à-dire son taux d'intérêt directeur, plutôt que sa quantité.

5. La création monétaire des banques n'est pas illimitée. Elle est contenue par la concurrence entre banques et le souci de rester rentables, par la réglementation prudentielle, par les choix des ménages et des entreprises, qui peuvent rembourser leurs dettes et donc détruire de la monnaie, et, en dernier lieu, par la politique monétaire.

À l'aide du document, vous expliquerez comment les banques commerciales créent de la monnaie et ce qui limite cette création.

  1. Présentez le document.
  2. Expliquez l'idée 2 à l'aide d'un exemple de bilan chiffré.
  3. Pourquoi, selon le document, les banques ne prêtent-elles pas simplement l'épargne de leurs clients ?
  4. Quel rôle le document attribue-t-il à la banque centrale ? Reliez-le à la notion de diviseur de crédit.
  5. Relevez les limites de la création monétaire et classez-les.
Voir la réponse rédigée

1. Ce document est la synthèse d'un article publié en 2014 par trois économistes de la Banque d'Angleterre, Michael McLeay, Amar Radia et Ryland Thomas, dans le bulletin trimestriel de cette banque centrale. Écrit par des praticiens de la politique monétaire, il décrit la création monétaire telle qu'elle fonctionne réellement et corrige des présentations jugées trompeuses.

2. Selon l'idée 2, quand une banque accorde un prêt, elle « crédite en même temps le compte de l'emprunteur d'un dépôt du même montant ». Par exemple, si la banque A prête 15 000 € à un ménage pour acheter une voiture, elle inscrit à son actif une créance de 15 000 € sur ce ménage et à son passif un dépôt à vue de 15 000 € au nom du même ménage. Aucune somme n'a été prélevée ailleurs : la masse monétaire augmente de 15 000 €. La monnaie est créée par un simple jeu d'écritures ; on résume cela par « les crédits font les dépôts ».

3. L'idée 3 affirme que « le prêt vient d'abord ; le dépôt en résulte ». Si la banque prêtait l'épargne de ses clients, le crédit ferait seulement passer de la monnaie d'un compte à un autre, sans en créer. Or le bilan montre que le dépôt de l'emprunteur apparaît au moment même du crédit, sans qu'aucun autre dépôt diminue. Les dépôts ne sont donc pas la condition préalable du crédit : ils en sont la conséquence.

4. Selon l'idée 4, la banque centrale ne fixe pas la quantité de monnaie mais son prix : son taux directeur. Elle fournit ensuite la monnaie centrale dont les banques ont besoin pour les retraits de billets, les règlements entre banques et les réserves obligatoires. C'est la logique du diviseur de crédit : les crédits sont accordés d'abord, et le besoin de monnaie centrale en découle, alors que le multiplicateur suppose l'inverse. La banque centrale influence donc la création monétaire en rendant le refinancement plus ou moins cher.

5. L'idée 5 cite plusieurs limites, que l'on peut classer en trois groupes. Des limites liées aux banques : la concurrence et la rentabilité (une banque qui prête trop ou mal perd de l'argent), ainsi que la réglementation prudentielle, comme l'exigence de fonds propres des accords de Bâle. Des limites liées aux agents non bancaires : il faut des emprunteurs solvables et, lorsqu'ils remboursent, ils détruisent de la monnaie. Enfin, une limite liée à la banque centrale : la politique monétaire, par le niveau des taux directeurs.

Ce que cette analyse apprend — Passer d'un texte à un bilan chiffré : c'est ainsi que l'on prouve, dans une copie, que le crédit crée la monnaie.

Document 3 — Le billet de 20 euros de la série « Europa »

Moyen

Document iconographique : billet de banque (description) · Banque centrale européenne, billet de 20 euros de la deuxième série (« Europa »), mis en circulation le 25 novembre 2015 (description d'après la présentation officielle de la BCE).

Le billet de 20 € est la plus diffusée des coupures en euros ; la deuxième série remplace progressivement, à partir de 2013, les billets de 2002. Les billets sont émis par les banques centrales de l'Eurosystème, avec l'autorisation de la BCE.

Description du billet. Le billet mesure 133 × 72 mm et est de couleur dominante bleue. Au recto, il représente un portail et des fenêtres de style gothique ; sont inscrits la valeur « 20 », le mot « EURO » en alphabets latin, grec et cyrillique, le sigle de la BCE décliné dans les langues de l'Union, le drapeau de l'Union européenne et la signature du président de la BCE en fonction lors de l'impression. Au verso figurent un pont de style gothique et une carte de l'Europe.

Signes de sécurité. En transparence apparaît un filigrane reproduisant le portrait d'Europe, figure de la mythologie grecque qui a donné son nom au continent. Une bande hologramme argentée comporte une « fenêtre portrait » qui devient transparente à contre-jour et laisse voir ce même portrait ; le chiffre « 20 » en couleur émeraude change de teinte quand on incline le billet ; certaines impressions sont en relief au toucher.

Remarque. Les architectures représentées sont stylisées et n'appartiennent à aucun pays : chaque valeur de la série illustre une époque (classique pour 5 €, romane pour 10 €, gothique pour 20 €, Renaissance pour 50 €, etc.).

À l'aide du document et de vos connaissances, vous montrerez que ce billet illustre à la fois une forme de la monnaie et son fondement : la confiance.

  1. Identifiez la forme de monnaie représentée et l'institution qui l'émet.
  2. Pourquoi ce billet porte-t-il autant de signes de sécurité ?
  3. En quoi les symboles du billet relèvent-ils de la confiance hiérarchique et de la confiance éthique ?
  4. Le billet est-il la forme principale de la monnaie aujourd'hui ? Justifiez.
Voir la réponse rédigée

1. Le document représente un billet de 20 euros : c'est de la monnaie fiduciaire, dont la valeur faciale (20 €) est sans rapport avec la valeur du papier. Il est émis par les banques centrales de l'Eurosystème avec l'autorisation de la Banque centrale européenne, dont le sigle et la signature du président figurent au recto. C'est donc de la monnaie banque centrale, à la différence des dépôts créés par les banques commerciales.

2. Puisque le billet n'a presque aucune valeur matérielle, sa valeur dépend entièrement de la certitude qu'il est authentique. Le filigrane, la « fenêtre portrait » de l'hologramme, le chiffre émeraude qui change de teinte et les impressions en relief rendent la contrefaçon difficile et permettent à chacun de vérifier un billet d'un coup d'œil. Des faux billets en nombre feraient douter de tous les billets : protéger le support revient à protéger la confiance.

3. Le sigle de la BCE et la signature de son président relèvent de la confiance hiérarchique : une autorité reconnue garantit la valeur du billet et s'engage à préserver son pouvoir d'achat. Le drapeau européen, la carte de l'Europe, le portrait d'Europe et les styles architecturaux communs au continent relèvent de la confiance éthique : ils présentent l'euro comme le symbole d'une histoire et d'une communauté partagées. Le choix d'architectures stylisées, qui n'appartiennent à aucun pays, évite de privilégier un État membre.

4. Non. Malgré sa visibilité, le billet n'est qu'une petite part de la monnaie : dans la zone euro, les billets et pièces représentent, en ordre de grandeur, un septième de M1 et environ un dixième de M3 au milieu des années 2020. L'essentiel est de la monnaie scripturale, créée par les banques commerciales lorsqu'elles accordent des crédits, et qui circule par virement, carte ou chèque. Le billet reste néanmoins utile : il est la seule forme de monnaie que les particuliers détiennent directement auprès de la banque centrale.

Ce que cette analyse apprend — Décrire un document iconographique avant de l'interpréter, et relier chaque détail visible à une notion du cours.

Document 4 — Taux directeur de la BCE et inflation dans la zone euro (2019-2024)

Difficile

Tableau statistique · D'après BCE (taux de la facilité de dépôt, fin d'année) et Eurostat (indice des prix à la consommation harmonisé, moyenne annuelle), données 2019-2024 ; taux de juin 2025 d'après la BCE.

Après une décennie de taux très bas, la zone euro connaît en 2021-2022 une forte poussée d'inflation, liée à la reprise post-Covid puis à la flambée des prix de l'énergie après l'invasion de l'Ukraine par la Russie (24 février 2022). La BCE relève ses taux à partir de juillet 2022.

AnnéeTaux de la facilité de dépôt de la BCE en fin d'année (%)Inflation dans la zone euro, moyenne annuelle (%)
2019-0,501,2
2020-0,500,3
2021-0,502,6
20222,008,4
20234,005,4
20243,002,4

Note : la facilité de dépôt rémunère la monnaie centrale que les banques laissent en dépôt à la BCE ; c'est le taux directeur qui guide le plus les taux du marché monétaire depuis le milieu des années 2010. En juin 2025, il est ramené à 2,00 %. La cible d'inflation de la BCE est de 2 % à moyen terme.

À l'aide du document, vous montrerez comment la banque centrale cherche à agir sur la création monétaire et l'inflation, et vous en montrerez les limites.

  1. Faites une phrase donnant la signification des deux données de 2023.
  2. Calculez le taux réel approché (taux directeur - inflation) en 2021, 2022 et 2024. Que constatez-vous ?
  3. Expliquez le mécanisme par lequel la hausse des taux de 2022-2023 devait réduire l'inflation.
  4. Le document permet-il d'affirmer que la BCE est la seule responsable du reflux de l'inflation en 2024 ?
Voir la réponse rédigée

1. D'après la BCE et Eurostat, fin 2023, la BCE rémunère au taux de 4 % par an la monnaie centrale que les banques déposent auprès d'elle, et les prix à la consommation dans la zone euro ont augmenté en moyenne de 5,4 % en 2023 par rapport à 2022.

2. En 2021 : -0,50 - 2,6 = -3,1 points. En 2022 : 2,00 - 8,4 = -6,4 points. En 2024 : 3,00 - 2,4 = +0,6 point. Le taux réel, c'est-à-dire le coût de l'argent une fois l'inflation déduite, est très négatif en 2021 et 2022 : emprunter coûte moins que la hausse des prix, ce qui encourage le crédit. Il redevient positif en 2024. Le calcul reste approché, car il rapproche un taux de fin d'année et une inflation moyenne ; il montre cependant que la BCE a réagi avec retard à l'inflation de 2022, puis a fortement durci sa politique.

3. En relevant ses taux directeurs de -0,50 % à 4 % entre juillet 2022 et septembre 2023, la BCE rend plus coûteuse la monnaie centrale dont les banques ont besoin. Les banques répercutent cette hausse sur les taux des crédits accordés aux ménages (crédits immobiliers) et aux entreprises. La demande de crédit recule, donc la création monétaire ralentit : la croissance de la masse monétaire de la zone euro devient même brièvement négative en 2023. Moins de crédit signifie moins de dépenses d'investissement et de consommation ; la demande de biens ralentit, ce qui freine la hausse des prix. Le mécanisme passe donc par le crédit et la création monétaire avant d'atteindre l'inflation.

4. Non. L'inflation recule nettement, de 8,4 % en 2022 à 2,4 % en 2024, pendant que les taux sont élevés : la corrélation est compatible avec l'efficacité de la politique monétaire. Mais une corrélation n'est pas une causalité. L'inflation de 2022 venait en grande partie d'un choc sur les prix de l'énergie, que la BCE ne contrôle pas ; le reflux de ces prix à partir de 2023 a aussi fait baisser l'inflation. De plus, la politique monétaire agit avec plusieurs trimestres de retard, si bien que la baisse de 2023 ne peut pas être imputée entièrement à des hausses de taux décidées quelques mois plus tôt. Le document montre donc une action de la BCE cohérente avec la baisse de l'inflation, sans permettre de mesurer sa part exacte.

Ce que cette analyse apprend — Lire un tableau en faisant des phrases, calculer un indicateur dérivé, puis distinguer corrélation et causalité.

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