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Comment les agents économiques se financent-ils ?

Épargne, capacité et besoin de financement, financement interne et externe, taux d'intérêt, déficit et dette publics (spécialité SES de 1re)

À propos de cette page
Ce cours d' en première sur « Comment les agents économiques se financent-ils ? » suit le programme officiel d' de première. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Épargne et investissement : capacité ou besoin de financement, Le financement interne : l'autofinancement, Le financement externe direct : actions et obligations, Le financement externe indirect : l'intermédiation bancaire. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de première à réussir en .
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Les repères à connaître

15 repères. Chacun porte ce qu'il permet de dater ou d'expliquer : c'est ce qui fait la différence entre réciter et argumenter.

  1. 1776Adam Smith publie les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (Londres)Le livre II distingue le prêt employé comme capital, qui permet de payer l'intérêt, du prêt dissipé en consommation.
  2. 26 août 1789Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, articles 13 et 14Fonde la « contribution commune » et le consentement des citoyens à l'impôt, première recette publique.
  3. Octobre 1789L'Assemblée constituante autorise le prêt à intérêtRompt avec la condamnation religieuse de l'usure : l'intérêt devient un prix licite.
  4. 1804Code civil, articles 1905 et 1907Permet de « stipuler des intérêts » et distingue intérêt légal et intérêt conventionnel.
  5. 3 septembre 1807Loi plafonnant l'intérêt conventionnel à 5 % (civil) et 6 % (commerce)Premier encadrement du prix du crédit, ancêtre du taux d'usure.
  6. 24 juillet 1867Loi sur les sociétés : la société anonyme se crée sans autorisation de l'ÉtatOuvre largement le financement des entreprises par émission d'actions.
  7. 1958Constitution de la Ve République, article 34Les lois de finances votées par le Parlement fixent chaque année ressources et charges de l'État.
  8. 28 décembre 1966Loi relative à l'usureFixe le cadre moderne du taux d'usure, plafond légal du taux des crédits.
  9. 1974Dernier budget de l'État voté en équilibreDepuis, l'État finance chaque année un déficit par l'emprunt.
  10. 1983-1986Second marché (1983), loi bancaire (24 janvier 1984), MATIF (1986)Réformes qui accompagnent la désintermédiation : essor du financement direct sur les marchés.
  11. 7 février 1992Traité de MaastrichtValeurs de référence : déficit public de 3 % et dette publique de 60 % du PIB.
  12. 2001Création de l'Agence France Trésor (février) et vote de la LOLF (1er août)L'AFT émet et gère la dette de l'État ; la LOLF réforme la présentation du budget.
  13. 2 mars 2012Signature du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG)Instaure une « règle d'or » limitant le déficit structurel à 0,5 % du PIB.
  14. 2020Crise sanitaire du Covid-19Déficit public d'environ 9 % du PIB et dette proche de 115 % du PIB en France.
  15. 2024Dette publique française de 3 305 milliards d'eurosSoit 113 % du PIB, avec un déficit de 5,8 % du PIB (INSEE, mars 2025).
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Épargne et investissement : capacité ou besoin de financement

Tout agent économique (ménage, entreprise, administration publique) perçoit des ressources et engage des dépenses. Le revenu disponible d'un ménage se partage entre consommation et épargne : S = RD − C. Le taux d'épargne rapporte cette épargne au revenu disponible. En France, selon l'INSEE, il se situe autour de 15 % à la fin des années 2010 et avoisine 18 % en 2024 (ordre de grandeur).

Capacité et besoin de financement. On compare l'épargne (S) à l'investissement (I), c'est-à-dire la formation brute de capital fixe : machines, bâtiments, logiciels pour une entreprise, logement neuf pour un ménage. Si S > I, l'agent dégage une capacité de financement : il peut prêter ou placer. Si S < I, il a un besoin de financement : il doit emprunter ou lever des fonds.

Les grands secteurs présentent des régularités. Les ménages sont globalement en capacité : ils épargnent davantage qu'ils n'achètent de logements neufs. Les sociétés non financières sont le plus souvent en besoin, car leurs investissements dépassent leurs profits conservés. Les administrations publiques françaises sont en besoin de façon continue depuis le milieu des années 1970.

Exemple. Un ménage dispose de 36 000 € de revenu disponible par an et consomme 30 600 € : il épargne 5 400 €, soit un taux d'épargne de 15 %. S'il n'investit pas cette année-là, il a une capacité de financement de 5 400 €. Un autre ménage, qui épargne autant mais achète un logement neuf de 250 000 €, a un besoin de financement de 244 600 €, couvert par un crédit immobilier.

Le financement de l'économie consiste donc à faire circuler les fonds des agents à capacité vers les agents à besoin. Au niveau d'un pays, les capacités et les besoins se compensent en partie ; le solde est financé par le reste du monde, ou lui prête. Deux questions en découlent : par quels canaux circulent les fonds (sections 2 à 4), et à quel prix (section 5) ?

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Le financement interne : l'autofinancement

Le premier réflexe d'une entreprise qui veut investir est d'utiliser ses propres ressources. Son épargne brute est ce qui lui reste de sa valeur ajoutée après avoir payé les salaires, les impôts, les intérêts et les dividendes : ce sont les profits qu'elle conserve, augmentés des sommes mises de côté pour renouveler son capital usé (amortissement).

Autofinancement. Financement de l'investissement par l'épargne brute de l'agent lui-même, sans recours à d'autres agents. Le taux d'autofinancement se calcule ainsi : épargne brute / FBCF × 100.
Exemple. Une entreprise dégage une épargne brute de 3 millions d'euros et investit 4 millions. Son taux d'autofinancement est de 3 / 4 × 100 = 75 % : les trois quarts de l'investissement sont couverts par ses propres ressources ; il lui reste un besoin de financement de 1 million. Un taux supérieur à 100 % signifie au contraire que l'épargne dépasse l'investissement : l'entreprise est en capacité de financement.

Pourquoi les entreprises l'apprécient. L'autofinancement préserve leur indépendance : aucun créancier à rembourser, aucun nouvel actionnaire qui viendrait partager le pouvoir. Il n'entraîne ni charge d'intérêts ni échéance de remboursement, et il ne dépend pas de l'accord d'une banque.

Ses limites. Il dépend des profits passés : une jeune entreprise, qui n'en fait pas encore, ne peut presque pas s'autofinancer. Il plafonne la croissance, car les grands projets (usine, réseau, recherche) dépassent souvent l'épargne disponible. Il n'est pas gratuit : l'argent réinvesti aurait pu être placé et rapporter un intérêt, c'est le coût d'opportunité. Enfin, les profits conservés sont autant de dividendes non versés aux actionnaires.

Pour les ménages et l'État. Un ménage s'autofinance lorsqu'il paie un achat avec son épargne accumulée, par exemple l'apport personnel d'un achat immobilier. L'État, en revanche, dont les dépenses dépassent les recettes, ne peut s'autofinancer : il doit emprunter (section 6).
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Le financement externe direct : actions et obligations

Lorsque l'épargne propre ne suffit pas, l'agent à besoin fait appel aux autres. Dans le financement direct (ou désintermédié), il émet des titres que les agents à capacité achètent : l'épargnant finance lui-même l'emprunteur, sur le marché financier, marché des capitaux à long terme.

Marché primaire et marché secondaire. Le marché primaire est celui des titres neufs : c'est là que l'entreprise ou l'État lève des fonds. Le marché secondaire (la Bourse) est le « marché de l'occasion » : les titres déjà émis y changent de mains, sans apporter de ressources nouvelles à l'émetteur, mais il permet à l'épargnant de revendre et rend donc les titres plus faciles à placer.
ActionObligation
NatureTitre de propriété : une part du capitalTitre de créance : une part d'un emprunt
RevenuDividende, variable et non garantiIntérêt (coupon), prévu à l'émission
RemboursementJamais : on revend l'actionÀ l'échéance fixée
PouvoirDroit de vote à l'assemblée généraleAucun droit de vote
RisquePlus élevé : l'actionnaire est payé en dernierPlus faible : le créancier passe avant l'actionnaire

Émettre des actions (augmentation de capital) procure des fonds propres qui ne seront jamais remboursés, mais dilue le pouvoir des actionnaires existants et engage à partager les bénéfices futurs. Émettre des obligations préserve le contrôle, mais crée une dette et une charge d'intérêts, dues même si l'entreprise perd de l'argent.

Ce financement s'est développé avec la société anonyme, dont la loi du 24 juillet 1867 libère la création en France. Il reste réservé aux agents assez grands et connus pour intéresser les épargnants : les grandes entreprises cotées et l'État, qui émet des obligations appelées OAT. Les PME y recourent rarement.

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Le financement externe indirect : l'intermédiation bancaire

Dans le financement intermédié (ou indirect), un intermédiaire financier, le plus souvent une banque, s'interpose entre prêteurs et emprunteurs. L'entreprise ou le ménage n'émet pas de titres : il obtient un crédit, qu'il rembourse avec intérêts selon un échéancier.

Intermédiation bancaire. Activité par laquelle une banque accorde des crédits et collecte des dépôts, en prenant à sa charge le risque que l'emprunteur ne rembourse pas. Le taux d'intermédiation mesure la part des financements accordés par les intermédiaires financiers dans le total des financements externes.

Pourquoi passer par une banque ? Parce qu'elle réduit les obstacles qui empêcheraient un épargnant isolé de prêter directement. Elle sélectionne les emprunteurs en étudiant leurs comptes, ce qui réduit l'asymétrie d'information vue au chapitre précédent. Elle mutualise le risque en prêtant à des milliers d'agents. Elle transforme les échéances : elle accorde des crédits de vingt ans alors que ses déposants veulent pouvoir retirer leur argent à tout moment. Pour une PME ou un ménage, c'est souvent le seul financement externe accessible.

D'une économie d'endettement à une économie de marchés financiers. Les économistes reprennent une distinction proposée par le Britannique John Hicks en 1974. En France, des années 1950 aux années 1970, le financement passe surtout par le crédit bancaire, encadré par l'État : c'est une économie d'endettement. À partir des années 1980, la création du second marché (1983), la loi bancaire du 24 janvier 1984 et le MATIF (1986) ouvrent les marchés : c'est la désintermédiation. L'économiste Henri Bourguinat la résume par les « 3 D » : désintermédiation, déréglementation, décloisonnement.

Nuance. La désintermédiation n'a pas fait disparaître les banques : elles achètent elles-mêmes des titres sur les marchés, et le crédit reste central pour les ménages et les PME. La manière dont un crédit bancaire crée de la monnaie est l'objet du chapitre suivant.
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Le taux d'intérêt, prix du crédit

Emprunter a un prix. Le taux d'intérêt est le rapport, pour une année, entre l'intérêt versé et la somme prêtée : un prêt de 10 000 € à 4 % coûte 400 € d'intérêts par an.

Le marché des fonds prêtables. Sur ce marché se rencontrent une offre de fonds, venue des agents à capacité de financement, et une demande, venue des agents à besoin. Le taux d'intérêt en est le prix. Pour l'analyse classique, un taux plus élevé encourage l'épargne (l'offre augmente) et décourage l'investissement (la demande baisse) : le taux d'équilibre égalise épargne et investissement. En 1936, John Maynard Keynes conteste cette vision dans sa Théorie générale.

Le taux d'intérêt a une double face : c'est un coût pour l'emprunteur et une rémunération pour le prêteur, qui renonce à disposer de son argent et accepte un risque. Il dépend de trois éléments principaux : la durée du prêt (plus elle est longue, plus le prêteur est exposé) ; le risque de défaut de l'emprunteur, qui ajoute une prime de risque (une start-up paie plus cher que l'État français) ; l'inflation anticipée, qui ronge la valeur de la somme remboursée.

Taux nominal et taux réel. Le taux réel est approximativement égal au taux nominal diminué du taux d'inflation. Un prêt à 4 % avec 1 % d'inflation rapporte environ 3 % réels ; avec 5 % d'inflation, le taux réel est d'environ −1 % : l'emprunteur rembourse une somme dont le pouvoir d'achat a baissé.

Effet sur l'investissement. Une entreprise n'investit en empruntant que si la rentabilité attendue du projet dépasse le taux d'intérêt. Un projet rapportant 6 % par an est rentable avec un crédit à 3 %, plus avec un crédit à 7 %. La hausse des taux freine donc l'investissement financé par l'emprunt.

Un prix encadré. Le Code civil de 1804 permet de « stipuler des intérêts » ; la loi du 3 septembre 1807 les plafonne à 5 % en matière civile et 6 % en matière commerciale. Aujourd'hui, le taux d'usure, issu de la loi du 28 décembre 1966, fixe le taux maximal d'un crédit.

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Les administrations publiques : solde budgétaire, déficit et dette

Les administrations publiques (APU) regroupent l'État, les collectivités territoriales et les administrations de sécurité sociale. Leurs recettes sont surtout des recettes fiscales et des cotisations sociales (TVA, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, CSG) ; l'État perçoit aussi des recettes non fiscales : dividendes de ses participations, redevances, amendes.

Solde budgétaire. Différence entre les recettes et les dépenses de l'État sur une année. Négatif, c'est un déficit ; positif, un excédent. Pour l'ensemble des APU, on parle de solde public. Le solde primaire est le solde hors charge d'intérêts de la dette.

En France, aucun budget de l'État n'a été voté en équilibre depuis 1974. Un déficit est un besoin de financement : comme l'État ne peut s'autofinancer, il emprunte. Depuis 2001, l'Agence France Trésor émet pour lui des titres sur les marchés financiers : des OAT (obligations assimilables du Trésor, à moyen et long terme) et des BTF (bons du Trésor, à moins d'un an). Les acheteurs sont des agents à capacité : assureurs, fonds de placement, banques, investisseurs étrangers.

Dette publique. Montant total des emprunts des APU non encore remboursés à une date donnée. C'est un stock, alors que le déficit est un flux mesuré sur une année. En simplifiant : dette de fin d'année = dette de début d'année + déficit de l'année.
France (INSEE)Solde publicDette publique
2020environ −9 % du PIBenviron 115 % du PIB
2024−5,8 % du PIB113,0 % du PIB (3 305 Md€)

La dette crée une charge d'intérêts, qui s'ajoute aux dépenses et peut entretenir le déficit : c'est l'effet boule de neige, lorsque le taux d'intérêt payé dépasse la croissance du PIB. Le traité de Maastricht (1992) fixe des valeurs de référence de 3 % du PIB pour le déficit et 60 % pour la dette ; le TSCG (2012) y ajoute une limite de déficit structurel.

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Débats : l'endettement est-il un problème ?

S'endetter n'est pas une faute en soi : c'est le moyen normal de financer un projet dont les revenus viendront plus tard. Le débat porte sur l'usage et le niveau de l'endettement. Sur ces questions, les économistes sont partagés ; l'épreuve attend que l'on expose les arguments, pas que l'on tranche.

L'usage des fonds. Dès 1776, Adam Smith distingue le prêt employé « comme un capital », qui permet de rembourser et de payer l'intérêt, du prêt consacré à la consommation immédiate, qui oblige à entamer d'autres revenus. Le raisonnement vaut encore : un investissement (réseau, recherche, formation) peut accroître la production future, alors qu'un emprunt finançant des dépenses courantes reporte la charge sur l'avenir. La « règle d'or » des finances publiques en découle : n'emprunter que pour investir.

Les arguments de la prudence. Une dette élevée alourdit la charge d'intérêts, surtout quand les taux remontent : ceux des OAT à 10 ans, légèrement négatifs en 2020, sont revenus autour de 3 % en 2023-2024. Elle réduit la marge de manœuvre en cas de crise et pose la question de la charge laissée aux générations futures. Elle rend enfin l'État dépendant de la confiance de ses prêteurs.

Les arguments de la relativisation. Un État ne rembourse pas sa dette comme un ménage : il la « fait rouler » en réempruntant à l'échéance. Ce qui compte est le ratio dette / PIB, qui peut se stabiliser si la croissance nominale est suffisante. En 2009 et en 2020, les déficits ont amorti des récessions ; les réduire trop vite aurait pu aggraver la baisse de l'activité.

Ne pas oublier la dette privée. Ménages et entreprises s'endettent aussi. Leur capacité à rembourser dépend de leurs revenus futurs et du taux d'intérêt : un endettement jugé soutenable à 1 % peut devenir lourd à 4 %.
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Les pièges du chapitre

Pièges à éviter.
• Confondre épargne et placement. L'épargne est la part du revenu non consommée ; le placement est l'usage qu'on en fait (livret, action, logement).
• Compter l'achat d'une voiture comme investissement. Pour un ménage, une voiture est une consommation de bien durable ; seul le logement neuf (et les gros travaux) est un investissement.
• Inverser action et obligation. L'action est un titre de propriété (dividende, droit de vote, jamais remboursée) ; l'obligation un titre de créance (intérêt, remboursement, pas de vote).
• Croire que le marché secondaire finance l'entreprise. Quand une action change de mains en Bourse, l'argent va au vendeur, pas à l'entreprise.
• Croire que l'autofinancement est gratuit. Il a un coût d'opportunité : le rendement d'un placement auquel on renonce.
• Confondre déficit et dette. Le déficit est un flux annuel, la dette un stock. Un déficit qui diminue continue de faire augmenter la dette.
• Confondre État et administrations publiques. Le solde budgétaire concerne l'État ; le solde public et la dette « au sens de Maastricht » concernent l'ensemble des APU.
• Oublier l'inflation. Un taux nominal élevé peut cacher un taux réel faible, voire négatif.
• Parler de création monétaire. Ici, on étudie la circulation des fonds entre agents ; la création de monnaie par le crédit relève du chapitre suivant.

Dans une copie, chaque notion s'accompagne d'une définition précise, d'un mécanisme expliqué pas à pas et d'un exemple chiffré : c'est ce trio qui fait la différence dans la mobilisation des connaissances comme dans le raisonnement.

En bref
  • Chaque agent compare son épargne à son investissement : capacité de financement si S > I, besoin si S < I. Ménages globalement en capacité, entreprises et administrations publiques le plus souvent en besoin.
  • Financement interne : l'autofinancement (taux = épargne brute / FBCF × 100), qui préserve l'indépendance mais reste limité et a un coût d'opportunité.
  • Financement externe direct : émission d'actions (titres de propriété) ou d'obligations (titres de créance) sur le marché financier primaire.
  • Financement externe intermédié : le crédit bancaire ; la banque sélectionne, mutualise le risque et transforme les échéances. Désintermédiation depuis les années 1980.
  • Le taux d'intérêt est le prix du crédit sur le marché des fonds prêtables : coût pour l'emprunteur, rémunération pour le prêteur ; il dépend de la durée, du risque et de l'inflation. Taux réel ≈ taux nominal − inflation.
  • Solde budgétaire = recettes − dépenses. Le déficit (flux) est financé par l'emprunt et accroît la dette (stock) : 5,8 % et 113 % du PIB en France en 2024.
Bloqué sur ce chapitre ?

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