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Comment l'assurance et la protection sociale contribuent-elles à la gestion des risques dans les sociétés développées ?

Risques sociaux, mutualisation, aléa moral et sélection adverse, assurance et protection sociale (spécialité SES de 1re)

À propos de cette page
Ce cours d' en première sur « Comment l'assurance et la protection sociale contribuent-elles à la gestion des risques dans les sociétés développées ? » suit le programme officiel d' de première. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Des risques multiples qui menacent les revenus et le bien-être, Face au risque : aversion, prévention, épargne et solidarités, L'assurance : mutualiser les risques grâce à la loi des grands nombres, Les limites de l'assurance : aléa moral et sélection adverse. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de première à réussir en .
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Les repères à connaître

16 repères. Chacun porte ce qu'il permet de dater ou d'expliquer : c'est ce qui fait la différence entre réciter et argumenter.

  1. 1883-1889Lois sociales de Bismarck en Allemagne (maladie 1883, accidents du travail 1884, invalidité-vieillesse 1889)Premières assurances sociales obligatoires financées par des cotisations : le modèle « bismarckien ».
  2. 1898Charte de la mutualité (1er avril) et loi sur les accidents du travail (9 avril) en FranceReconnaissance des mutuelles et invention du « risque professionnel » à la charge de l'employeur, sans recherche de faute.
  3. 1921Frank Knight, Risk, Uncertainty and ProfitDistinction entre risque (probabilisable, donc assurable) et incertitude (non probabilisable).
  4. 1928-1930Lois sur les assurances sociales en FranceAssurance maladie, maternité, invalidité et vieillesse obligatoire pour les salariés modestes de l'industrie et du commerce.
  5. 1942Rapport Beveridge au Royaume-UniProjet d'une protection universelle, unifiée, à prestations uniformes : le modèle « beveridgien ».
  6. 1945Ordonnances des 4 et 19 octobre créant la Sécurité socialeOrganisation d'ensemble visant à garantir les travailleurs contre les risques réduisant leur capacité de gain.
  7. 1946Préambule de la Constitution du 27 octobreDroit constitutionnel à la protection de la santé et à des moyens convenables d'existence.
  8. 1958Assurance automobile obligatoire (loi du 27 février) et création de l'Unédic (31 décembre)L'obligation d'assurance et l'assurance chômage gérée par les partenaires sociaux.
  9. 1963Article de Kenneth Arrow sur l'économie de l'assurance maladieAnalyse de l'aléa moral ; complétée en 1976 par Rothschild et Stiglitz sur la sélection adverse.
  10. 1982Loi du 13 juillet sur l'indemnisation des catastrophes naturellesPartenariat assureurs-État pour des risques corrélés que le marché seul couvre mal.
  11. 1988Création du revenu minimum d'insertion (RMI)Minimum social pour les personnes que la logique d'assurance ne couvre pas.
  12. 1991Création de la contribution sociale généralisée (CSG)Impôt affecté à la protection sociale, prélevé sur tous les revenus : début de la « fiscalisation ».
  13. 1999Loi du 27 juillet créant la couverture maladie universelle (CMU)Accès à l'assurance maladie sur critère de résidence, et non plus d'emploi.
  14. 2009Le revenu de solidarité active (RSA) remplace le RMI (1er juin)Logique d'assistance sous condition de ressources, financée par l'impôt.
  15. 2016Protection universelle maladie (PUMa) et généralisation de la complémentaire santé d'entreprise (1er janvier)Universalisation de la couverture et contrats collectifs qui limitent la sélection adverse.
  16. 2020Loi du 7 août créant la branche autonomie de la Sécurité socialeLa perte d'autonomie liée à l'âge ou au handicap devient un risque social à part entière.
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Des risques multiples qui menacent les revenus et le bien-être

Un risque est un événement futur et incertain qui causerait un dommage, et dont on peut estimer la probabilité. L'économiste américain Frank Knight le distingue en 1921 (Risk, Uncertainty and Profit) de l'incertitude, situation où aucune probabilité ne peut être calculée. La distinction est décisive : seul ce qui est probabilisable peut être assuré.

Les individus font face à trois grandes familles de risques. Les risques de dommages aux biens : incendie, vol, accident de voiture, inondation. Les risques pesant sur les personnes : maladie, accident, invalidité, décès. Les risques de perte de revenu : chômage, vieillesse, qui met fin au revenu d'activité, ou charges de famille, qui augmentent les besoins. On appelle risques sociaux ceux qui réduisent les ressources d'un ménage ou accroissent ses dépenses. L'ordonnance du 4 octobre 1945 qui organise la Sécurité sociale vise ainsi les risques « susceptibles de réduire ou de supprimer » la capacité de gain des travailleurs.

Vulnérabilité : fragilité d'un individu ou d'un ménage face à la réalisation d'un risque. Elle dépend de ses revenus, de son patrimoine et de ses soutiens : une même maladie n'a pas les mêmes conséquences pour un cadre bien couvert et pour un salarié précaire.

L'exposition aux risques est inégale. Les ouvriers subissent davantage d'accidents du travail que les cadres ; selon l'INSEE, l'espérance de vie à 35 ans d'un homme cadre dépasse de plusieurs années celle d'un ouvrier ; les salariés en contrat court sont plus exposés au chômage. La réalisation d'un risque peut en déclencher d'autres : la maladie fait perdre l'emploi, la perte d'emploi fait perdre le logement.

Enfin, le sociologue allemand Ulrich Beck montre dans La Société du risque (1986, l'année de la catastrophe de Tchernobyl) que les sociétés développées fabriquent elles-mêmes de nouveaux risques, industriels, technologiques ou environnementaux, souvent collectifs et difficiles à calculer. Gérer les risques devient un enjeu central de ces sociétés.

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Face au risque : aversion, prévention, épargne et solidarités

La plupart des individus ont de l'aversion pour le risque : ils préfèrent une perte certaine et modérée à une perte incertaine de même espérance mathématique. Supposons une chance sur cent de perdre 10 000 € dans l'année : la perte moyenne attendue est de 100 € (0,01 × 10 000). Un individu averse au risque préfère payer 100 € à coup sûr, et même un peu plus, plutôt que de courir le risque de perdre 10 000 €. C'est ce consentement à payer qui rend l'assurance possible.

Avant même de s'assurer, l'individu dispose de plusieurs moyens :

  • la prévention, qui réduit la probabilité ou la gravité du dommage : port de la ceinture de sécurité à l'avant, obligatoire hors agglomération depuis le 1er juillet 1973 ; détecteur de fumée, obligatoire dans tous les logements depuis le 8 mars 2015 ; vaccination ;
  • l'épargne de précaution (ou auto-assurance) : mettre de côté pour faire face à un coup dur. Elle suppose des revenus suffisants et ne couvre pas un sinistre très coûteux ;
  • la diversification : répartir son patrimoine entre plusieurs placements, ou ses revenus entre plusieurs activités, pour qu'un seul choc ne ruine pas tout.

Il existe aussi des solidarités de proximité. Avant l'État social, la famille, les communautés religieuses et les sociétés de secours mutuel prennent en charge les malades, les veuves ou les vieillards. En France, la Charte de la mutualité du 1er avril 1898 donne un cadre juridique à ces mutuelles, fondées sur l'entraide entre adhérents.

Ces protections individuelles ou familiales restent limitées et inégales : l'épargne et le soutien familial dépendent des ressources de chacun. Pour se protéger contre des pertes rares mais très lourdes, il faut mettre les risques en commun : c'est le principe de l'assurance.
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L'assurance : mutualiser les risques grâce à la loi des grands nombres

Assurance : contrat par lequel l'assuré verse une prime (ou cotisation) à un assureur, qui s'engage à l'indemniser si un sinistre survient. L'assuré échange une perte incertaine et lourde contre un coût certain et modéré.

L'assurance repose sur la mutualisation des risques : les primes de tous les assurés forment un fonds commun qui paie les sinistres de quelques-uns. Elle fonctionne grâce à la loi des grands nombres : quand beaucoup de risques indépendants sont réunis, la fréquence observée des sinistres se rapproche de leur probabilité. L'assureur ne sait pas qui subira un sinistre, mais il peut prévoir combien il y en aura.

Exemple (chiffres fictifs)Calcul
10 000 maisons assurées, probabilité d'incendie de 0,1 % par an10 000 × 0,001 = 10 sinistres attendus
Coût moyen d'un sinistre : 150 000 €Coût total attendu : 1,5 million d'euros
Prime pure par maison0,001 × 150 000 = 150 €

La prime pure couvre le coût moyen du risque ; la prime réellement payée y ajoute des chargements (frais de gestion, réserves, rémunération de l'assureur). Une franchise laisse une partie du dommage à la charge de l'assuré.

Un risque est assurable s'il est aléatoire, mesurable, fréquent dans la population et indépendant d'un assuré à l'autre. Les risques corrélés, qui frappent beaucoup d'assurés en même temps (tempête, inondation, pandémie), défient la loi des grands nombres. Les assureurs se couvrent alors auprès de réassureurs, et l'État intervient : la loi du 13 juillet 1982 crée le régime des catastrophes naturelles, financé par une surprime sur les contrats et garanti par l'État.

Les acteurs sont divers : sociétés d'assurance (code des assurances), mutuelles à but non lucratif (code de la mutualité), institutions de prévoyance gérées par les partenaires sociaux. Certaines assurances sont obligatoires : l'assurance automobile depuis la loi du 27 février 1958, l'assurance habitation pour les locataires depuis la loi du 6 juillet 1989.

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Les limites de l'assurance : aléa moral et sélection adverse

L'assurance fonctionne mal quand assureur et assuré ne disposent pas de la même information. Le chapitre sur les défaillances du marché présente ces asymétries en général ; on les étudie ici appliquées à l'assurance.

Aléa moral : une fois assuré, l'individu modifie son comportement, devient moins prudent ou consomme davantage, parce qu'il ne supporte plus tout le coût du sinistre. L'assureur ne peut pas observer ce comportement.

Kenneth Arrow l'analyse en 1963 à propos de l'assurance maladie : des soins intégralement remboursés sont davantage consommés. Les réponses consistent à laisser une partie du coût à l'assuré ou à récompenser la prudence : franchise, ticket modérateur de l'assurance maladie, participation forfaitaire (instaurée en 2005), franchises médicales sur les boîtes de médicaments (depuis 2008), coefficient bonus-malus en assurance automobile.

Sélection adverse : avant le contrat, l'assureur ignore le niveau de risque de chaque client. S'il fixe une prime unique fondée sur le risque moyen, les bas risques la trouvent trop chère et partent, les hauts risques restent.

La prime doit alors monter, ce qui fait fuir de nouveaux bons risques : le marché peut se réduire aux seuls hauts risques, voire disparaître. Michael Rothschild et Joseph Stiglitz montrent en 1976 que les assureurs proposent alors des menus de contrats : une couverture complète et chère, choisie par les hauts risques, et une couverture partielle à forte franchise et bon marché, choisie par les bas risques, qui restent mal couverts. Autres réponses : le questionnaire médical, les contrats collectifs (la complémentaire santé d'entreprise, généralisée au 1er janvier 2016) et surtout l'obligation d'assurance.

Plus l'assureur tarifie finement selon le risque de chacun (segmentation), moins il mutualise : les hauts risques paient très cher ou sont exclus. D'où l'encadrement de l'assurance des emprunteurs malades : convention AERAS signée en 2006, puis loi Lemoine du 28 février 2022, qui supprime le questionnaire médical pour certains prêts immobiliers.
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La protection sociale : une gestion collective des risques sociaux

Protection sociale : ensemble des mécanismes collectifs de prévoyance qui permettent aux individus de faire face financièrement aux risques sociaux : santé, vieillesse-survie, famille, emploi, logement, pauvreté-exclusion.

Ses acteurs sont nombreux : la Sécurité sociale et ses branches (maladie, accidents du travail et maladies professionnelles, vieillesse, famille, et autonomie depuis la loi du 7 août 2020), l'Unédic pour l'assurance chômage, créée le 31 décembre 1958, l'État et les départements, qui versent le RSA, et les organismes complémentaires (mutuelles, assureurs, institutions de prévoyance).

Deux modèles historiques structurent les systèmes européens :

Modèle bismarckienModèle beveridgien
OrigineAllemagne, lois de 1883, 1884 et 1889Royaume-Uni, rapport Beveridge de 1942
Qui est couvert ?Les travailleurs et leurs famillesToute la population
FinancementCotisations sur les salairesImpôt
PrestationsProportionnelles au revenu antérieurUniformes, forfaitaires
GestionPartenaires sociaux (paritarisme)État (le National Health Service naît en 1948)

Le système français de 1945, conçu par Pierre Laroque, est un compromis : l'ambition est beveridgienne (généraliser la couverture), les techniques sont bismarckiennes (cotisations, caisses gérées par les représentants des assurés). Le sociologue danois Gøsta Esping-Andersen, dans Les Trois Mondes de l'État-providence (1990), classe la France dans le régime conservateur-corporatiste, fondé sur l'emploi, à côté des régimes libéral (États-Unis) et social-démocrate (Suède).

La protection sociale dépasse les limites de l'assurance privée. L'affiliation obligatoire empêche la fuite des bons risques, donc la sélection adverse. La cotisation dépend du revenu, non du risque : un malade chronique paie comme un bien-portant de même salaire. Elle couvre des risques corrélés que le marché assure mal, comme le chômage de masse en période de crise.

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Assurance, assistance, protection universelle : le système français aujourd'hui

La protection sociale française combine trois logiques :

LogiqueCondition d'accèsFinancement dominantExemples
Assurance (contributive)Avoir cotiséCotisations socialesPension de retraite, indemnités journalières maladie, allocation d'aide au retour à l'emploi
AssistanceRessources inférieures à un plafondImpôtRSA (depuis 2009), allocation de solidarité aux personnes âgées, complémentaire santé solidaire (2019)
Protection universelleRésidence en France, ou situation familialeImpôts et taxes affectésPrise en charge des soins par la PUMa (2016), allocations familiales

Depuis les années 1990, le système s'universalise et se fiscalise. La CSG, créée en 1991, prélève sur tous les revenus et non plus sur les seuls salaires ; la CMU (1999), puis la PUMa (1er janvier 2016), rattachent l'assurance maladie à la résidence. Les cotisations restent toutefois un peu plus de la moitié des ressources, le reste venant surtout d'impôts et de taxes affectés.

Le poids de l'ensemble est considérable : selon la DREES, les dépenses de protection sociale dépassent 800 milliards d'euros, soit environ un tiers du PIB, et les risques vieillesse-survie et santé représentent plus de 80 % des prestations. Grâce à l'assurance maladie obligatoire et aux complémentaires, le reste à charge des ménages en santé, de l'ordre de 7 % de la consommation de soins, est parmi les plus faibles de l'OCDE.

Exemple de gestion mixte : une consultation médicale est remboursée en partie par l'assurance maladie obligatoire ; le ticket modérateur est pris en charge par la complémentaire ; la participation forfaitaire reste à la charge du patient, pour limiter l'aléa moral.

Le système fait débat : coût et financement, aléa moral, mais aussi non-recours : la DREES estimait en 2022 qu'environ un tiers des foyers éligibles ne demandaient pas le RSA. La question de la justice sociale et de la redistribution sera approfondie en Terminale.

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Pièges et confusions à éviter

Les erreurs qui coûtent des points :
  • Confondre risque et incertitude. Le risque est probabilisable, l'incertitude ne l'est pas (Knight, 1921). Seul le risque est assurable au sens strict.
  • Inverser aléa moral et sélection adverse. La sélection adverse porte sur une caractéristique cachée avant le contrat (l'état de santé) ; l'aléa moral sur un comportement caché après le contrat (l'imprudence). Repère simple : avant ou après la signature ?
  • Croire que la mutualisation rembourse chacun de ce qu'il a versé. Au contraire : les primes de ceux qui n'ont pas de sinistre paient les sinistres des autres. Payer une prime sans jamais être indemnisé n'est pas une « perte » : on a acheté de la sécurité.
  • Juger irrationnel de payer plus que la perte moyenne. C'est l'aversion pour le risque qui explique qu'on accepte une prime supérieure à l'espérance de perte.
  • Assimiler cotisation sociale et prime privée. La prime privée dépend du risque de l'assuré ; la cotisation sociale dépend de son revenu.
  • Réduire la protection sociale à la Sécurité sociale. L'Unédic, l'État, les départements et les complémentaires en font aussi partie.
  • Classer le modèle bismarckien du côté de l'assistance. C'est un modèle d'assurance : on a des droits parce qu'on a cotisé.
  • Réciter le cours sur les défaillances du marché. Le sujet porte sur l'assurance : il faut appliquer les asymétries d'information aux contrats d'assurance, avec des exemples précis (franchise, bonus-malus, obligation d'assurance).
En bref
  • Les individus sont exposés à des risques (probabilisables) qui menacent leurs biens, leur santé et leurs revenus ; l'exposition et la vulnérabilité sont inégales.
  • Par aversion pour le risque, ils cherchent à se protéger : prévention, épargne de précaution, diversification, solidarités familiales.
  • L'assurance mutualise les risques : grâce à la loi des grands nombres, les primes de tous paient les sinistres de quelques-uns.
  • Elle bute sur l'aléa moral (comportement après contrat : franchise, bonus-malus) et la sélection adverse (risque caché avant contrat : obligation, contrats collectifs), ainsi que sur les risques corrélés.
  • La protection sociale couvre collectivement les risques sociaux ; elle combine assurance (cotisations, Bismarck 1883), assistance (condition de ressources, RSA 2009) et protection universelle (Beveridge 1942, PUMa 2016).
  • En France, elle représente environ un tiers du PIB ; vieillesse et santé en sont les deux premiers postes.
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