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1ʳᵉ · Français · Pluie et vent sur Télumée Miracle

La nature n’est-elle, dans Pluie et vent sur Télumée Miracle, qu’un décor ?

Sujet de dissertation — Pluie et vent sur Télumée Miracle, 1ère

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Analyse des termes

Le roman est saturé de plantes, de pluies, de terres et d’animaux, au point qu’on pourrait y voir une toile de fond pittoresque. Or le parcours invite à demander ce que la nature fait, et non ce qu’elle montre.

Problématique

La nature est-elle dans le roman l’arrière-plan d’une histoire humaine, ou l’un des termes par lesquels le monde devient habitable ?

Le plan en trois parties

I

La nature est d’abord le milieu où l’on vit et travaille

  1. Les courses des deux enfants dans la campagne et leurs conversations sur l’avenir ont la campagne pour matière même : leurs promesses se disent en termes de terre.Deuxième partie, l’enfance et les promesses partagées avec Elie
  2. La case et le jardin cultivé organisent la vie commune : la nature n’est pas contemplée, elle est mise en culture et compte les journées.Deuxième partie, l’installation avec Elie, la case et le jardin
  3. La canne, le soleil et la répétition des gestes font de la nature un employeur : elle donne le travail, la douleur et la paye.Deuxième partie, les journées de coupe de la canne
TransitionCe milieu de travail est aussi un objet de connaissance, transmis de génération en génération comme un patrimoine.
II

Elle est un savoir et une parenté, non un paysage

  1. Reconnaître les plantes et leurs usages est un apprentissage précis, transmis par une vieille femme : la nature se lit comme un texte.Deuxième partie, les visites à Man Cia et l’apprentissage des plantes
  2. La métamorphose de Man Cia abolit la frontière entre l’humain et l’animal : la nature est un monde continu où l’on peut passer.Deuxième partie, la dernière rencontre avec Man Cia et sa métamorphose
  3. Le temps qu’il fait fournit au récit ses comparaisons pour dire les états intérieurs : la nature est la langue même de la narratrice.Le titre et le réseau d’images de pluie, de vent et de saisons
TransitionSavoir lire la nature conduit à la question décisive du parcours, celle de la place que l’on peut y tenir.
III

Elle est enfin la mesure de l’habitation

  1. L’ouverture évalue le pays à la manière de l’habiter : la terre n’a d’étendue que rapportée à celui qui la parcourt.Première partie, les pages liminaires sur le pays et la manière de l’habiter
  2. Choisir La Folie, y bâtir et y planter, c’est faire d’un lieu réputé ingrat une demeure : habiter consiste à négocier avec la terre.Deuxième partie, l’installation à La Folie
  3. La dernière image, celle d’une vieille femme occupée de son jardin, fait du travail de la terre la forme achevée d’une vie réussie.Deuxième partie, les dernières pages, la narratrice à son jardin
Ouverture

Un roman du paysage peut-il éviter de faire de la terre un symbole ?

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