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1ʳᵉ · Français · Pluie et vent sur Télumée Miracle

« Habiter le monde » : suffit-il, dans le roman de Simone Schwarz-Bart, d’avoir une case et un jardin ?

Sujet de dissertation — Pluie et vent sur Télumée Miracle, 1ère

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Analyse des termes

Le parcours associe le tissage des mémoires à l’habitation, et le roman multiplie les descriptions de cases et de jardins. Mais habiter peut désigner une installation matérielle ou une manière d’être au monde.

Problématique

L’habitation se réduit-elle dans le roman à la possession d’un lieu, ou suppose-t-elle un lien qui déborde les limites de la parcelle ?

Le plan en trois parties

I

Habiter commence par un lieu que l’on fait de ses mains

  1. La case et le jardin de la vie commune donnent au couple une adresse et un rythme : on existe socialement par ce que l’on cultive.Deuxième partie, l’installation avec Elie, la case et le jardin
  2. Refaire une case à La Folie après tout ce qui a été perdu prouve que l’habitation se reconstruit toujours par le même geste élémentaire.Deuxième partie, l’installation à La Folie
  3. L’ouverture pose que le pays se mesure à la manière de l’habiter : dès la première page, le lieu est affaire de rapport, non de superficie.Première partie, les pages liminaires sur le pays
TransitionLa case ne suffit pourtant pas, puisque le roman montre des lieux vidés dès que ceux qui les faisaient tenir s’en vont.
II

Mais un lieu ne vaut que par ceux qui y entrent

  1. L’enfant conduite chez sa grand-mère franchit un pont : on n’habite pas un village, on y est introduite par quelqu’un.Première partie, la marche vers Fond-Zombi et le franchissement du pont
  2. Les projets d’enfance de vivre ensemble montrent que le lieu rêvé est toujours peuplé : habiter se conjugue au pluriel.Deuxième partie, l’enfance et les promesses partagées avec Elie
  3. Celui qui revient de métropole a eu un toit sans avoir habité : son désabusement dit qu’on peut vivre quelque part sans y avoir de place.Deuxième partie, l’arrivée d’Amboise et son récit de la France
TransitionDe l’hospitalité reçue à l’hospitalité donnée, le roman achève son parcours en faisant de l’héroïne un lieu.
III

Habiter, c’est finalement être un lieu pour les autres

  1. Accueillir une enfant et lui transmettre gestes et paroles transforme la case en foyer, c’est-à-dire en point de départ pour quelqu’un d’autre.Deuxième partie, l’éducation de la petite Sonore
  2. Les malades soignés et les femmes venues parler font de sa maison une adresse pour le village entier.Deuxième partie, la vieillesse de Télumée et les visites du village
  3. La dernière image, celle d’une femme à son jardin qui accepte sa mort, montre une habitation si complète qu’elle inclut sa propre fin.Deuxième partie, les dernières pages, la narratrice à son jardin
Ouverture

Peut-on habiter un pays dont on ne possède pas la terre ?

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