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1ʳᵉ · Français · Pluie et vent sur Télumée Miracle

Dans le roman de Simone Schwarz-Bart, le nom fait-il le destin ?

Sujet de dissertation — Pluie et vent sur Télumée Miracle, 1ère

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Analyse des termes

Le roman est traversé de noms donnés, reçus, changés : celui de l’aïeule, le surnom de la grand-mère, celui de la narratrice. Se demander si le nom fait le destin, c’est demander si nommer consacre un état ou le produit.

Problématique

Les noms et surnoms du roman enregistrent-ils une manière d’être déjà acquise, ou fabriquent-ils la personne qu’ils désignent ?

Le plan en trois parties

I

Nommer, c’est consacrer

  1. La décision collective de rebaptiser Toussine après son relèvement montre qu’un nom scelle une reconnaissance : le village entérine ce qu’il a vu.Première partie, l’attribution du surnom de Reine Sans Nom
  2. Le surnom donné à la narratrice enregistre qu’elle a survécu à tout et qu’elle se tient debout : il vient après, comme un procès-verbal.Deuxième partie, le surnom donné par le village
  3. Le nom de l’aïeule, hérité du vocabulaire des maîtres, rappelle que les premiers noms furent imposés : la nomination est d’abord un fait de pouvoir.Première partie, Minerve affranchie après l’abolition
TransitionCette puissance du nom trouve sa limite chez ceux que le village ne nomme pas, ou nomme mal.
II

Mais bien des destins échappent au nom ou en manquent

  1. Le père de la narratrice, silencieux et sans ambition, meurt sans que rien le fixe : il n’a pas de surnom, et son histoire tient en quelques pages.Première partie, le portrait d’Angebert et sa mort brutale
  2. L’agonisant que le village abandonne est enfermé dans sa réputation : le nom peut condamner autant qu’il consacre.Deuxième partie, l’agonie de Médard et l’abandon du village
  3. En quittant la forme humaine, Man Cia se soustrait à toute nomination : le roman imagine une sortie hors du nom comme une liberté.Deuxième partie, la métamorphose de Man Cia
TransitionIl faut donc cesser de voir dans le nom une essence pour y lire un lien, révocable et négocié.
III

Le nom est moins un destin qu’un contrat avec les autres

  1. Ce que Man Cia rapporte du temps des maîtres rappelle que la propriété nommait les êtres : reprendre son nom, c’est reprendre son appartenance à soi.Deuxième partie, l’évocation du temps des maîtres par Man Cia
  2. Dans la vie commune avec Amboise, la reconnaissance réciproque vaut mieux qu’un titre : on est nommé par l’attention que l’on reçoit.Deuxième partie, les années de vie commune avec Amboise
  3. Le titre du roman accole au nom propre la pluie et le vent : le nom n’a de sens que dans le récit des épreuves qu’il a traversées.Le titre du roman, nom propre et images météorologiques
Ouverture

Donner un nom à quelqu’un, est-ce lui rendre justice ou prendre sur lui un pouvoir ?

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