06 29 33 79 32 Je réserve ici
EMC 1ʳᵉ

Ressources · 1ʳᵉ · EMC

Égalité, discriminations et société inclusive

Égalité femmes-hommes, discriminations, handicap et société inclusive, racisme, antisémitisme, antitsiganisme, haine anti-LGBT (EMC de 1re)

À propos de cette page
Ce lexique sur « Égalité, discriminations et société inclusive » en première donne les définitions précises dont on a besoin au bac : chaque terme avec ses synonymes, ses antonymes et les distinctions à ne pas manquer. Au programme : L'égalité, principe républicain : de l'égalité en droit à l'égalité réelle, Égalité femmes-hommes : la conquête des droits (1791-2024), Égalité femmes-hommes : des inégalités qui persistent, Les discriminations : définir, prouver, sanctionner. Le sens de chaque mot est repris selon l'époque et selon le point de vue, parce qu'une définition bien posée ouvre une partie de devoir. Les repères d'analyse sont expliqués avec l'usage qu'on en fait dans une copie. Lexique gratuit rédigé par un professeur particulier à Marseille pour les élèves de première.

Égalité en droit

Principe selon lequel la loi reconnaît à tous les mêmes droits et s'applique à tous de la même manière.

À ne pas confondre

  • Égalité réelle — L'égalité en droit est proclamée par les textes ; l'égalité réelle est constatée (ou non) dans les faits.

Selon l'époque et le point de vue — Affirmée par l'article 1er de la Déclaration du 26 août 1789 contre les privilèges d'Ancien Régime, reprise par le préambule de 1946 et l'article 1er de la Constitution de 1958.

Ce que le mot permet d'écrire — Point de départ de toute copie sur l'égalité. Faute à éviter : croire qu'en 1789 elle vaut pour tous, alors que les femmes restent exclues de la citoyenneté politique.

Égalité réelle

Effectivité des droits dans la vie concrète : accès à l'emploi, au salaire, au logement, au pouvoir, à l'éducation.

À ne pas confondre

  • Égalitarisme — L'égalité réelle vise l'égalité des droits effectifs et des chances ; l'égalitarisme réclame une égalité des conditions (revenus identiques).

Selon l'époque et le point de vue — L'expression entre dans la loi avec la loi du 4 août 2014 « pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes » et la loi du 28 février 2017 sur l'égalité réelle outre-mer.

Ce que le mot permet d'écrire — Sert à montrer l'écart entre les principes et les faits. Faute : lui donner le sens d'une égalité de résultats imposée.

Parité

Égalité numérique entre les femmes et les hommes dans une instance (50/50), en particulier dans les assemblées élues.

À ne pas confondre

  • Quota — Le quota fixe une proportion minimale (40 % dans les conseils d'administration) ; la parité vise l'égalité stricte.

Selon l'époque et le point de vue — Revendiquée au début des années 1990 (manifeste des 577 pour une démocratie paritaire, Le Monde, 10 novembre 1993), inscrite dans la Constitution le 8 juillet 1999 et appliquée par la loi du 6 juin 2000.

Ce que le mot permet d'écrire — Indispensable sur la représentation politique. Faute : affirmer que la parité est atteinte à l'Assemblée nationale (environ 36 % de femmes en 2024).

Discrimination

Distinction opérée entre des personnes sur le fondement d'un critère interdit par la loi (origine, sexe, handicap, orientation sexuelle…), qui se traduit par un traitement défavorable.

À ne pas confondre

  • Inégalité — Une inégalité est un écart constaté ; une discrimination suppose un traitement fondé sur un critère prohibé.

Selon l'époque et le point de vue — Le délit de discrimination apparaît avec la loi Pleven du 1er juillet 1972 ; la liste des critères de l'article 225-1 du Code pénal s'est allongée jusqu'à dépasser vingt.

Ce que le mot permet d'écrire — Notion centrale du chapitre. Faute : parler de discrimination pour toute différence de traitement, même justifiée (aménagement d'examen).

Discrimination indirecte

Règle ou pratique neutre en apparence qui désavantage en fait un groupe protégé, sans justification légitime et proportionnée.

À ne pas confondre

  • Discrimination directe — La directe vise explicitement un critère (« pas de femmes ») ; l'indirecte passe par une règle neutre (taille minimale).

Selon l'époque et le point de vue — Notion issue du droit européen, définie en droit français par la loi du 27 mai 2008.

Ce que le mot permet d'écrire — Utile pour montrer que la discrimination peut être structurelle et non intentionnelle. Faute : la confondre avec une discrimination « moins grave ».

Stéréotype

Représentation simplifiée et figée attribuée à un groupe (« les filles sont moins douées en maths »).

À ne pas confondre

  • Préjugé — Le stéréotype est une croyance sur un groupe ; le préjugé est un jugement, souvent négatif, porté à partir d'elle.

Selon l'époque et le point de vue — Mot venu de l'imprimerie (cliché), appliqué aux représentations sociales par le journaliste américain Walter Lippmann en 1922.

Ce que le mot permet d'écrire — Explique l'orientation scolaire genrée et les discriminations à l'embauche. Faute : croire qu'un stéréotype « positif » est sans effet.

Plafond de verre

Ensemble d'obstacles invisibles qui freinent l'accès des femmes (ou d'autres groupes) aux postes les plus élevés.

À ne pas confondre

  • Plancher collant — Le plancher collant maintient dans les emplois peu qualifiés ; le plafond de verre bloque au sommet.

Selon l'époque et le point de vue — Expression apparue aux États-Unis dans les années 1980, reprise en France dans les débats qui aboutissent aux lois de 2011 et 2021.

Ce que le mot permet d'écrire — À mobiliser avec les lois Copé-Zimmermann et Rixain. Faute : la présenter comme une règle écrite.

Sexisme

Attitude ou discours qui infériorise une personne en raison de son sexe ; le terme vise surtout les femmes.

À ne pas confondre

  • Misogynie — La misogynie est une hostilité envers les femmes ; le sexisme englobe aussi les stéréotypes et les normes sociales.

Selon l'époque et le point de vue — Mot forgé aux États-Unis dans les années 1960 sur le modèle de « racisme », diffusé en France par le mouvement féministe des années 1970 ; l'outrage sexiste entre dans la loi le 3 août 2018.

Ce que le mot permet d'écrire — Utile sur les violences et le harcèlement. Faute : le réduire aux actes violents.

Handicap

Selon la loi du 11 février 2005, limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement, en raison d'une altération durable d'une ou plusieurs fonctions.

À ne pas confondre

  • Maladie — La maladie est un état de santé ; le handicap résulte de la rencontre entre une altération et un environnement inadapté.

Selon l'époque et le point de vue — Mot anglais des courses hippiques, appliqué aux personnes en France à partir des années 1950 (loi du 23 novembre 1957 sur les travailleurs handicapés).

Ce que le mot permet d'écrire — La définition « environnementale » de 2005 est à citer. Faute : présenter le handicap comme uniquement moteur (il est aussi sensoriel, mental, cognitif, psychique).

Société inclusive

Société qui adapte ses institutions pour que chacun y participe pleinement tel qu'il est.

À ne pas confondre

  • Intégration — L'intégration demande à la personne de s'adapter à l'institution ; l'inclusion demande à l'institution de s'adapter.

Selon l'époque et le point de vue — Notion diffusée par la Convention de l'ONU de 2006 ; la loi du 8 juillet 2013 inscrit l'inclusion scolaire dans le Code de l'éducation.

Ce que le mot permet d'écrire — Sert de fil conducteur à une conclusion. Faute : la réserver au seul handicap alors qu'elle vaut pour toutes les formes d'exclusion.

Racisme

Idéologie qui divise l'humanité en prétendues races hiérarchisées, et comportements qui en découlent.

À ne pas confondre

  • Xénophobie — Le racisme vise une prétendue race, y compris chez des nationaux ; la xénophobie vise l'étranger en tant qu'étranger.

Selon l'époque et le point de vue — Le mot se diffuse dans les années 1920-1930, notamment pour dénoncer le nazisme ; la loi Pleven de 1972 en fait un objet pénal.

Ce que le mot permet d'écrire — Rappeler que les races humaines n'existent pas biologiquement. Faute : écrire « les races » sans guillemets ni distance.

Antisémitisme

Hostilité, préjugés ou violences envers les Juifs en tant que Juifs.

À ne pas confondre

  • Antijudaïsme — L'antijudaïsme est une hostilité religieuse ancienne ; l'antisémitisme moderne (XIXe siècle) se veut racial et politique.

Selon l'époque et le point de vue — Mot popularisé en Allemagne en 1879 ; en France, l'affaire Dreyfus (1894-1906) puis Vichy et la Shoah en marquent l'histoire.

Ce que le mot permet d'écrire — À mobiliser avec le discours de Jacques Chirac du 16 juillet 1995. Faute : le réduire à la période 1940-1945.

Antitsiganisme

Hostilité et discriminations visant les Roms, Manouches, Gitans, Sintés et les personnes désignées comme « gens du voyage ».

À ne pas confondre

  • Gens du voyage — « Gens du voyage » est une catégorie administrative française ; l'antitsiganisme vise des personnes, quel que soit leur statut.

Selon l'époque et le point de vue — Terme employé par le Conseil de l'Europe, notamment dans une recommandation de sa commission contre le racisme (ECRI) en 2011.

Ce que le mot permet d'écrire — Illustré par la loi de 1912, l'internement de 1940-1946 et la reconnaissance de 2016. Faute : croire qu'il s'agit d'étrangers.

Xénophobie

Peur ou rejet de l'étranger, de ce qui est perçu comme venu d'ailleurs.

À ne pas confondre

  • Racisme — La xénophobie repose sur la nationalité ou l'origine perçue ; le racisme sur une prétendue hiérarchie de races.

Selon l'époque et le point de vue — Mot formé du grec (xenos, l'étranger ; phobos, la peur) au tournant du XXe siècle ; le massacre d'Aigues-Mortes (17 août 1893) en est un exemple précoce.

Ce que le mot permet d'écrire — Utile pour les vagues d'immigration successives. Faute : l'employer comme synonyme exact de racisme.

Haine anti-LGBT

Hostilité, discriminations ou violences visant des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre (homophobie, lesbophobie, biphobie, transphobie).

À ne pas confondre

  • Désaccord d'opinion — Débattre d'une loi (mariage de 2013) relève de la liberté d'expression ; injurier ou discriminer une personne est un délit.

Selon l'époque et le point de vue — Le mot « homophobie » est popularisé par le psychologue américain George Weinberg au début des années 1970 ; le mobile homophobe est une circonstance aggravante en France depuis le 18 mars 2003.

Ce que le mot permet d'écrire — Chronologie à connaître : 1982, 1999, 2003, 2013, 2022. Faute : oublier la transphobie (critère de l'identité de genre).

Les repères du programme

Ces couples de mots sont les outils qui font les plans : savoir les employer vaut mieux que connaître un auteur de plus.

Égalité en droit / égalité réelle

L'écart entre les principes proclamés et les situations vécues.

Ce qu'il débloque — Structure naturelle d'un plan : proclamer, constater, corriger.

Exemple — Sur le sujet « L'égalité femmes-hommes est-elle acquise ? », il permet d'opposer les lois (1944-2024) aux écarts de salaire et de pouvoir.

Universalisme / mesures ciblées

Une loi identique pour tous, ou des dispositifs spécifiques pour corriger des désavantages.

Ce qu'il débloque — Permet d'exposer un débat sans trancher.

Exemple — Sur le sujet « Faut-il des quotas pour l'égalité ? », il permet de confronter la parité (2000) au refus des quotas selon l'origine.

Discrimination directe / indirecte

Un critère visé explicitement, ou une règle neutre aux effets inégaux.

Ce qu'il débloque — Affine l'analyse d'un cas pratique.

Exemple — Sur une étude de cas d'embauche, il permet de qualifier une exigence de taille ou de disponibilité le samedi.

Intégration / inclusion

La personne s'adapte à l'institution, ou l'institution s'adapte à la personne.

Ce qu'il débloque — Montre le changement de regard sur le handicap entre 1975 et 2005.

Exemple — Sur le sujet « L'école est-elle inclusive ? », il permet de passer des établissements spécialisés aux ULIS et AESH.

Reconnaissance / réparation

Nommer une injustice passée, ou en compenser les effets.

Ce qu'il débloque — Utile pour les politiques mémorielles.

Exemple — Sur le sujet « La République face à son passé discriminatoire », il permet d'articuler le discours du Vél d'Hiv (1995) et celui de Montreuil-Bellay (2016).

Liberté d'expression / répression des discours de haine

Deux principes à concilier : on peut tout débattre, on ne peut pas inciter à la haine.

Ce qu'il débloque — Indispensable sur les lois Pleven et Gayssot.

Exemple — Sur le sujet « Peut-on tout dire en démocratie ? », il permet de montrer les limites fixées par la loi de 1881 modifiée en 1972.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Soutien scolaire à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs